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Développement économique

EADS: Les régions veulent acquérir un vrai pouvoir économique

Publié le 06/03/2007 • Par La Rédaction • dans : A la une, France

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La proposition de Ségolène Royal d’une entrée de huit régions françaises au capital d’EADS apparaît comme un acte destiné à affirmer la volonté des régions d’acquérir un vrai pouvoir dans le développement économique, à l’instar des régions allemandes ou espagnoles. Dans les faits, sa mise en oeuvre n’apparaît pas évidente, dans le cadre restrictif des lois de décentralisation. Et les moyens limités des régions françaises ne leur autoriseraient qu’une participation modeste, ne pouvant constituer à elle seule une solution aux problèmes du groupe.
Si le développement économique est le domaine d’intervention principal des régions, notamment à travers les aides qu’elles apportent aux entreprises, directement ou par le biais de la formation par exemple, elles se vont vu refuser en 2004 le rôle de « chef de file » de l’action économique qu’elles réclamaient.
Aujourd’hui, la loi empêche les collectivités locales d’entrer au capital d’une entreprise privée. Elles ne peuvent y être autorisées que par un décret en Conseil d’Etat, procédure lourde que Ségolène Royal et le PS veulent voir le Premier ministre enclencher. D’autres solutions existent comme la constitution d’une Société d’économie mixte ou d’une société de gestion, mais là encore, cela nécessite l’accord de l’Etat.
Ces deux dispositifs auraient toutefois l’avantage de permettre aux régions de lever des fonds qui augmenteraient leur participation, dans le cas d’une entrée au capital d’EADS.
La somme avancée par plusieurs présidents de région – 150 millions d’euros – reste en effet très modeste, en regard des 20 milliards de capitalisation boursière d’EADS (1,5% du capital). Mais elle est aussi à l’image de la capacité des régions françaises dont le budget total ne dépasse guère les 15 milliards d’euros.
« La vocation de ces 150 millions n’est pas de régler le problème de financement d’EADS », reconnaît le président de la région Centre, Michel Sapin. « Mais il est choquant d’avoir le sentiment d’être tenu à l’écart. D’être là pour réparer, mettre en place les plans sociaux, et pas pour agir. C’est très frustrant pour les régions », ajoute-t-il.
A l’unisson, les huit présidents de région socialistes concernés par les retombées des 4.300 suppressions d’emplois chez Airbus et ses sous-traitants affirment que leur proposition vise à être présents, informés, et à peser dans la marche de l’entreprise.
Et de citer l’exemple des régions allemandes (Länder) qui, au sein d’un consortium d’investisseurs, sont déjà entrées au capital d’EADS. « Un pouvoir des régions existe en Allemagne et en Espagne, pas en France » regrette le président de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, soulignant que les Länder « ont reçu eux le soutien logique de leur gouvernement central », alors que l’initiative des régions françaises a été accueillie de façon hostile par plusieurs membres du gouvernement.
Alain Rousset, le président d’Aquitaine et de l’association des régions de France, y voit la preuve du « fossé » existant entre le discours du gouvernement et « la réalité vécue tous les jours dans les régions » sur le terrain du développement économique et industriel.
Pour autant, pour pouvoir « peser » sur les décisions d’EADS, il faudrait que le pacte d’actionnaires soit changé. Actuellement, seuls les partenaires industriels – Lagardère et DaimlerChrysler – détiennent les droits de vote, et l’Etat français, comme les régions allemandes, sont théoriquement cantonnés à un rôle de « partenaire dormant ».
Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités locales, a quant à lui qualifié le 6 mars de « proposition bâclée » la suggestion de Ségolène Royal de faire entrer les régions dans le capital d’EADS, la maison mère d’Airbus. « C’est l’exemple même d’une proposition totalement inefficace et inutilement coûteuse pour les contribuables », a-t-il dit sur LCI.

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