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EMPLOI
Chômeurs et précaires pour « un statut de vie sociale et professionnelle »
La Rédaction | France | Publié le 12/03/2007

Un collectif d’associations de chômeurs et de précaires réclame « un statut de vie sociale et professionnelle » avec une garantie de revenus et une continuité de droits pour tous, dans une plateforme commune qui va être envoyée aux principaux candidats à la présidentielle.
« Nous demandons l’accès des chômeurs et précaires à un statut garantissant le maintien d’un revenu individuel décent ayant comme référence minimum le Smic revalorisé et des droits sociaux afférents (formation, etc.) pour éviter des vies en dents de scie », a expliqué le 12 mars Jean-Pierre Guenanten, délégué national du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP).
La plateforme revendicative a été signée jusqu’alors par AC!, Act-Up, Apeis, le Collectif national pour les droits des femmes, la Confédération Paysanne, la Coordination des intermittents et précaires, Génération Précaire, le MNCP, Stop Précarité, Union Syndicale Solidaires.
Le nouveau statut proposé, qui sera l’objet d’un forum le 17 mars à Paris, comporterait aussi la possibilité pour tous les salariés à temps partiel imposé de passer à temps plein à leur demande.
En revanche, tout retour contraint à un emploi ou toute obligation d’accepter une formation est rejeté par la plateforme.
Le nouveau statut serait financé par « un fonds national, interprofessionnel et mutualisé », qui serait « abondé par une nouvelle forme de prélèvement social (majoré pour les entreprises qui «précarisent») et par des versements de l’Etat (en partie alimentés par le redéploiement des fonds dédiés aux minima sociaux et aux aides aux entreprises) », selon le « document de travail ».
Car « le système d’assurance chômage, qui indemnise de moins en moins de chômeurs et de moins en moins longtemps, n’est plus adapté au marché du travail actuel, marqué notamment par le développement de la précarité », a déclaré Evelyne Perrin, membre de Stop Précarité.