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LOGEMENT
Ile-de-France. Le « village de l’espoir » ouvre ses portes à Ivry-sur-Seine
La Rédaction | Régions | Publié le 28/03/2007

Les premiers locataires des bungalows installés à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour des sans-abri ont dit le 27 mars leur émotion de « retrouver un chez-soi », après une première nuit passée au « village de l’espoir », comme l’ont baptisé ses promoteurs.
Le village compte trente bungalows mis en place en l’espace d’un mois sur un terrain de l’hôpital Charles-Foix (AP-HP) à Ivry-sur-Seine. A terme 58 personnes en voie de réinsertion, la plupart ayant transité par le campement du canal Saint-Martin à Paris, devraient y être accueilllies.
Ceux-ci vont arriver au fur et à mesure, « cinq par cinq », pour s’intégrer plus facilement au village, a expliqué Danièle Huèges, de l’association Coeur des Haltes, cogestionnaire du projet avec Adoma (ex-Sonacotra).
Entourée de Jacques Deroo, le directeur de « village de l’espoir », un projet qu’il portait « depuis 18 ans », et d’Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, Danièle Huèges a tenu à souligner qu’il s’agissait d’un « projet expérimental construit pour une période d’un an », ayant vocation à être transporté ensuite « dans un autre lieu » où il serait installé définitivement.
Ce village « n’a de portée que s’il est étendu à l’ensemble des départements », a estimé Augustin Legrand, qui, tout en regrettant « la lenteur de l’administration (…) à lancer ce plan Marshall pour les sans-abri », a assuré avoir « la promesse du (ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis) Borloo qu’il serait étendu aux 100 départements de France ».
Ce village provisoire, « où les chiens sont autorisés et où l’alcool n’est pas interdit », sera un « sas pour les personnes qui ont connu la rue, l’hébergement d’urgence, pour aller vers l’autonomie, vers le logement », ont expliqué ses promoteurs.
Les locataires seront accompagnés par des animateurs socio-culturels et deux conseillères en économie sociale et familiale pour réapprendre à gérer un budget, faire la cuisine, entretenir leur « maisonnette », a détaillé Jacques Deroo.
« Ici, on paie un loyer. On va installer une machine à laver avec des jetons. On expliquera combien coûtent l’électricité et l’eau » du village. « Je veux que rien ne soit gratuit », parce que dans la vie « rien n’est gratuit », a ajouté Jacques Deroo.