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Energie

Transition énergétique : pas encore lancé, un débat déjà avorté ?

Publié le 13/11/2012 • Par Olivier Schneid • dans : France

Greenpeace a annoncé lundi 12 novembre 2012 son absence du prochain débat sur la transition énergétique « tel que proposé par le gouvernement ». L’ONG met en particulier en cause la qualité de deux des membres du comité de pilotage, ainsi que la présidence par la ministre Delphine Batho de ce processus qui doit débuter le 20 novembre.

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Ce devait être l’occasion de « porter un nouveau modèle de développement », avait, en ouvrant la Conférence environnementale, lancé le président François Hollande, le 14 novembre 2012, à Paris, devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il s’agissait de retrouver l’« ambition initiale » du Grenelle de l’Environnement, qui a été « perdue au fil du temps », de ne pas opposer économie et écologie, de se montrer « à la hauteur » des objectifs annoncés, de trouver « le meilleur chemin pour conduire à l’excellence environnementale ».

Couac – Mais, avant même son démarrage, prévu le 20 novembre, le « grand débat national sur la transition énergétique » a, lundi 12 novembre, connu son premier couac sérieux avec la décision de Greenpeace de ne pas y participer . L’ONG conteste la présence au sein du comité de pilotage de « deux éminents représentants des intérêts de l’industrie nucléaire » (Anne Lauvergeon et Pascal Colombani, ndlr(1)) alors qu’« aucune place (n’est réservée à) des industriels qui représenteraient les filières des renouvelables, de l’efficacité énergétique ou encore des PME ». Elle dénonce aussi une présidence assurée par la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, par définition partie prenante : un choix portant atteinte à l’indépendance du débat, tranche-t-elle.

La goutte d’eau – C’est le « mauvais coup de trop », assène Greenpeace, qui a opté pour la politique de la chaise vide après avoir rencontré Delphine Batho et constaté que, « comme lors des semaines passées, aucune de (ses) demandes (n’était) satisfaite ». L’ONG se retire car elle n’entend pas « servir de caution verte à un débat et un processus dont on craint que les conclusions seraient déjà décidées par d’autres ». « Nous n’avons plus confiance dans la volonté du gouvernement d’un débat réellement ouvert et d’une réelle volonté de changement », poursuit-elle. La sentence est d’autant sévère qu’en parallèle, elle souligne avoir participé au Grenelle et à la Conférence environnementale ainsi qu’à « divers organes de concertation avec les industriels notamment sur l’énergie nucléaire »…

Une défection qui en annonce d’autres ? – La question se pose maintenant de l’attitude qu’adopteront les autres ONG jusqu’ici tout aussi critiques sur l’organisation et l’esprit de ce « grand débat national sur la transition énergétique ». « Pour le moment, on reste, car on a souhaité ce débat, il est fondamental, a, le 13 novembre, commenté la Fondation Nicolas Hulot (FNH), mais le gouvernement doit rapidement prendre des décisions pour qu’on y croie : on veut un rééquilibrage du comité de pilotage et un spécialiste du débat public. » Quelques heures avant l’annonce de Greenpeace, la FNH avait jugé « regrettable que le gouvernement semble ne pas prendre la mesure du profond malaise qui entache le débat, avant même son commencement ». « La situation actuelle n’offre pas les conditions d’un débat apaisé et constructif, alors même que le sujet est extrêmement délicat : transparence, pluralisme, représentativité et indépendance doivent être appliqués sans attendre, avait-elle détaillé. La FNH attend du gouvernement qu’il ramène la sérénité nécessaire au bon déroulement des discussions, sous peine d’un échec dramatique pour le pays. »

« Si tout est verrouillé, ce sera sans nous » – France Nature Environnement (FNE) a, elle, « conditionné sa participation à l’ouverture du comité de pilotage à des spécialistes des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Sinon, si tout est verrouillé, cela ne servira à rien et ce sera sans nous. » Tandis que Les Amis de la Terre ont qualifié leur absence de « fort probable ». Avec d’autres encore, ces ONG avaient déjà non seulement mis en cause l’approche gouvernementale mais aussi la « méthode ». Par exemple, c’est dans la presse qu’elles ont découvert les noms des membres du comité de pilotage alors que le Premier ministre leur avait « donné l’assurance que l’organisation du débat ne serait pas validée sans consultation des parties prenantes ». « La Conférence environnementale devait pourtant acter le changement de méthode voulu par le gouvernement, plaçant la concertation au centre des décisions », avaient-elles rappelé.

Indifférence ministérielle ? – La ministre Delphine Batho n’a pas encore réagi. Mais, quelques heures avant l’annonce de Greenpeace et alors que les ONG avaient déjà abondamment manifesté leur mécontentement, elle n’avait pas semblé outre mesure gênée par un risque pourtant évident de défection. « Chacun est libre de participer à ce débat », avait-elle ainsi déclaré le 12 novembre, en précisant que « tous les points de vue sont respectables et doivent pouvoir s’exprimer ». Elle avait « assumé » ses choix concernant le comité de pilotage et s’était « engagée » à ce qu’ait lieu « un débat contradictoire, pluraliste et respectueux de la diversité des points de vue ». Si la révolte des ONG devait encore s’amplifier, il n’est toutefois pas impossible que Matignon ou l’Elysée ne soient contraints de plus ou moins rectifier le tir…

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Note 01 Anne Lauvergeon et Pascal Colombani ont, notamment, respectivement dirigé Areva et le CEA Retour au texte

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