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Déchets

Tri du papier : l’apport volontaire, ce n’était pas si mal…

Publié le 12/11/2012 • Par Laurence Madoui • dans : A la une, France

Poivert
Ecofolio
Début 2013 doit être renouvelé par l’Etat l’agrément d’Ecofolio, structure fédérant depuis 2007 les producteurs de papiers contribuant au financement de leur fin de vie. Sa directrice générale, Géraldine Poivert, présente, dans les grandes lignes, les futures missions de l’éco-organisme. Et penche ouvertement en faveur de l’isolation du flux des papiers, aujourd’hui majoritairement mélangés aux emballages collectés en porte-à-porte.

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Quelles seront les principales nouveautés introduites par l’agrément 2013-2016 ?

Un objectif de 60 % de recyclage est assigné par les pouvoirs publics pour 2018, partant de 47 % en 2012. Et les soutiens aux collectivités augmentent de 25 %, passant de 65 à 80 euros la tonne.

Parallèlement, la contribution de nos adhérents progresse de 39 à 48 euros/t, en pleine crise. Celle-ci s’est traduite par une contraction du gisement des déchets papier de 6 % entre 2007 et 2012, et de 24 % pour les seules ramettes.

 

Les collectivités retiennent surtout qu’à compter de 2013, Ecofolio couvrira 20 % du coût de la gestion des papiers usagés, 80 % restant à leur charge…

En fait, la prise en charge par les metteurs en marché est plus ou moins importante selon le schéma de collecte mis en place par la collectivité. Un soutien de 80 euros/t n’est pas négligeable quand on récupère les papiers dans des bornes d’apport volontaire dédiées à ce matériau, pour un coût de 100 euros/t.

Elle pèse certes moins quand les papiers sont mélangés aux emballages dans le cadre d’une collecte en porte-à-porte, qui se chiffre entre 450 et 500 euros/t.

Des collectivités performantes gagnent de l’argent grâce au tri du papier, en combinant un coût maîtrisé, le soutien d’Ecofolio et les recettes de vente du matériau (environ 50 euros/t).

Ce n’est pas le cas de celles pratiquant la collecte à domicile en bi-flux, qui concerne les deux tiers de la population.

Est-ce à dire que vous plaidez pour un retour à l’apport volontaire, par lequel fut initiée la récupération des papiers usagés dans les années 1980 ?

Les papiers et emballages ont été regroupés, dans les années 1990 – à une époque où Ecofolio n’existait pas –, dans un souci de simplification du geste de l’usager et de gain de place dans les habitations et les locaux propreté, avec un bac pour deux flux de déchets.

Avec le recul, cette pratique ne s’avère pas vraiment concluante : elle est plus coûteuse pour une performance qualitative moindre. Les erreurs de tri ne sont en effet que de 3 % sur un flux dédié en apport volontaire, contre 20 % quand un même bac collecté en porte-à-porte recueille emballage et papiers.

Or, les industriels ont besoin de ces papiers usagés, qu’ils doivent aujourd’hui massivement importer. Par rapport à la matière vierge, la matière première secondaire divise par trois fois la consommation d’eau et d’énergie du process et abaisse de 30 % les rejets de CO2.

Ecofolio va donc encourager l’apport volontaire ?

Nous allons à tout le moins consacrer 5 millions d’euros par an à l’identification des meilleures pratiques, qu’il s’agira ensuite de diffuser, dans le cadre de l’agrément qui courra à partir de 2017.

L’éco-organisme dispose de la connaissance « macro », les collectivités ont celle du terrain. Ensemble, nous devons inventer – ou réinventer – une mosaïque de solutions, en fonction notamment des typologies urbaines.

Dans les grandes villes, il y a intérêt à développer un réseau de points d’apport volontaire en fonction des lieux de consommation (transports publics, entre autres).

La réflexion portera aussi sur le tri, aujourd’hui coûteux car il faut « démélanger » papiers et emballages (les seconds risquant de souiller les premiers et d’augmenter les refus de tri).

Faut-il dédier des centres de tri aux matières fibreuses ? Envisager des solutions inspirées de la filière verre, matériau lui aussi bien identifié par les trieurs, propre quand il fait l’objet d’un flux dédié, pondéreux et facile à stocker ?
C’est le type de question qui se posera dans le cadre de la rénovation des centres de tri, qui deviennent vétustes et s’apprêtent, vraisemblablement, à recevoir des quantités accrues de plastiques, combinant différentes résines(1).

En matière de collecte, il conviendra de rappeler que tous les types de papiers – et non plus les seuls journaux magazines – sont recyclables et donc à trier.
Cela vaut depuis 2007 mais le message a été insuffisamment relayé au plan local.

Notes

Note 01 Eco-Emballages mène une expérimentation sur la collecte de tous les emballages plastiques (et non plus les seuls bouteilles et flacons), qui pourrait déboucher, en 2015, sur une extension généralisée des consignes de tri de ce matériau. Retour au texte

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Tri du papier : l’apport volontaire, ce n’était pas si mal…

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ugottale

13/11/2012 11h16

L’apport volontaire du verre, c’est toujours bien. Depuis que j’ai mis en place, en 1980, la 1ère collecte d’une ville de 80000 habitants, avec le plus fort tonnage des 47 villes d’un département neuf et le plus fort grammage par habitant et par mois !
Auparavant, j’avais créé la 1 ère déchetterie en FRANCE en 1978, 10 ans avant que l’Etat, pourtant favorable à mon initiative, n’ajoute enfin la déchetterie à la liste des établissements classés !
J’ai mis à la décharge les annuaires PTT, trempés d’eau, mes gars, qui doublaient leur paye en vendant des pneus, de la ferraille, du bois, des tableaux de maître et des frigos avec les glaçons, n’ont pratiquement jamais pu vendre, ni cartons, ni encre de quotidiens !
J’ai aussi visité l’usine de la Chapelle d’Harblay, du moins la moitié encore en vie en 1982 et j’ai compris que tout ce cirque était politique et non industriel, surtout après avoir vu des hommes et des femmes le nez sur des déchets à trier sur bande transporteuse, toute la journée ! dire que pour certains écologistes, ces emplois seront occupés un jour par les savant du nucléaire ! ils ne sont pas tous enfermés, les écolos, c’est une honte !
Aujourd’hui, retiré dans un village, fusionné depuis 1969, avec la sous-préfecture du coin, j’ai l’honneur de payer autant d’impôts que les habitants du centre-ville (sic) mais il faut aller au centre technique
municipal pour obtenir les sacs transparents le jour où l’employé n’est pas trop mal luné ! ces sacs sont inadaptés à la collecte des cartons, résultats quand ils sont collectés par temps de pluie, ils sont mis en décharge ! Aucun bilan n’est jamais présenté par les maires ! en ont-ils un, d’ailleurs !
En région parisienne , ma fille habite un village de nantis, collecté par l’université du compost, du recyclage, du broyage des branchages. Ma fille à 4 bacs de 240l, de fonction différentes, mais en plus elle est invitée à aller à la déchetterie pour les branches de plus de 20cm de diamètre en payant !!! La communication ne manque pas, mais les utopistes qui la font ne se rendent pas compte que les habitants ne sont pas tous docteurs en collectes sélectives !
Trop, c’est trop ! Quand on rentre du boulot, on a autre chose à faire que de comparer tous les types d’emballages !
nb : pour en revenir à la seule collecte obligatoire et séparée des tournées d’OM, les seuls gagnants sont les verriers, c’est ce que j’avais compris après ma visite de la verrerie de OIRY, en 1982 !
Trop de lois tue les lois !

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