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Plan hivernal : les associations alertent, déjà, sur le « Et après ? »

Publié le 07/11/2012 • Par Sophie Le Gall • dans : France

Alors que le gouvernement a lancé, le 1er novembre 2012, le plan hivernal 2012, soit la mobilisation de 19 000 places supplémentaires pour les personnes sans-abri, les associations alertent sur l’augmentation de la demande et expriment leur inquiétude quant aux conditions de sortie de ce dispositif d’urgence.

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La Croix-Rouge signale que des départements hier épargnés, comme les Hautes-Pyrénées, la Marne et le Loiret, se retrouvent cette année sous-tension. « Nos structures voient arriver, en nombre, des demandeurs d’asile ou des familles, d’origines bulgares ou roumaines, qui ont été expulsées de leur campement. Des populations que l’on pense, à tort, concentrées sur la région parisienne », décrit Didier Piard, directeur de l’action sociale à la Croix-Rouge française. Même constat de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) : « Nous ressentons une pression, inédite, sur des territoires ruraux qui ne disposent pas de structures adaptées. Dans le Gers, une de nos structures adhérentes a dû bricoler des logements en utilisant des caravanes », explique Florent Gueguen, directeur général. « Pour sortie de la gestion au thermomètre, que nous dénonçons depuis des années, le curseur ne doit pas être la baisse des températures mais la pression sur le 115 », ajoute-t-il.

Afflux des demandes et tensions grandissantes – À la veille de l’ouverture du plan hivernal, la Croix-Rouge, gestionnaire ou co-gestionnaire du 115 dans 11 départements, dévoilait un bilan qu’elle jugeait « catastrophique » : au cours de la semaine du 8 au 14 octobre 2012, ses services avaient enregistré plus de 4 830 personnes en demande d’hébergement.
Un quart de ces personnes était resté à la rue, dont 200 enfants. « Le 115 ne peut plus jouer son rôle de régulation. Les personnes – hommes, femmes, enfants – se rendent désormais spontanément aux portes des structures d’hébergement. Les professionnels ne peuvent plus faire face à l’afflux des demandes et à la tension grandissante que ces refus engendrent », expliquait l’association. « Nous sommes tout particulièrement inquiets pour les familles », souligne le directeur de la Fnars, « aujourd’hui, elles représentent 50 % des demandes que nous essayons de traiter, contre 30 % il y a seulement un an. Par manque de places d’accueil adaptées dans les centres d’hébergement, nous n’avons pas d’autre solution que de les orienter vers des hôtels. Ce qui limite la scolarisation des enfants et l’accompagnement social ».

Quid du principe de continuité ? – Analysant la circulaire qui fixe les modalités du plan hivernal 2012, Florent Gueguen remarque que, « sur la sortie de l’hiver, le texte ne dit rien du principe de continuité, qui devrait notamment se traduire par une non remise à la rue. « Les places ouvertes cet hiver ne sont pas des places durables. Que proposera-t-on à ces personnes au printemps ? », ajoute Didier Piard. Florent Gueguen remarque que la Loi de finances 2013 ne comporte aucune ligne supplémentaire qui permettrait la création de nouvelles places ». La Fnars a calculé que le maintient des 19 000 places hivernales pendant les six autres mois de l’année coûterait 100 millions d’euros. Pour développer ce logement durable, le directeur de la Fnars appelle à une mobilisation des acteurs du foncier public, bailleurs sociaux, APHP SCNF, et collectivités, sans omettre la solution de la « réquisition dans le privé ».

 La Fnars, comme la Croix-Rouge, déclare être dans l’attente des décisions qui seront prises lors de la future Conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale qui se tiendra les 10 et 11 décembre prochains. « À cette occasion, nous rappellerons à l’Etat que nous nous positions comme son partenaire dans la lutte contre l’exclusion », annonce Florent Gueguen.

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Commentaires

Plan hivernal : les associations alertent, déjà, sur le « Et après ? »

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LEO

12/11/2012 05h06

Les socialistes, jadis grands donneurs de leçon, ne font pas mieux que le précédent gouvernement. Les grands discours de Madame Duflot passés, on peut que constater que rien ne change…

Rien ne se change et rien ne se changera. Car, malgré que le PS ait nié durant toute la campagne présidentielle les difficultés financières de la France, les socialistes, désormais à la tête de l’Etat, se retrouvent confrontés à la réalité.

Le changement, ça n’est PAS maintenant, car il n’y a pas d’argent.
(Désolé pour ceux qui ont cédé au petit air de pipo joué par monsieur Hollande…)

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