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Sécurité civile

Après le drame de Dignes-les-Bains, le point sur la formation des pompiers volontaires mineurs

Publié le 05/11/2012 • Par avec l'AFP Hugo Soutra • dans : Actu prévention sécurité

Le décès d’un pompier volontaire de 16 ans lors d’un incendie samedi 3 novembre 2012 à Dignes-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) a choqué le corps des pompiers, volontaires comme professionnels, la classe politique ainsi que la société française. Ce dramatique accident ne doit pas faire oublier pour autant le long cheminement à suivre avant d’avoir la lourde responsabilité d'être réquisitionné pour combattre le feu.

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L’émotion est palpable après le décès de deux pompiers volontaires, lors d’une intervention sur un feu de poêle à bois, samedi soir à Dignes-les-bains. Elle est d’autant plus palpable qu’une des deux victimes, Yann Simeoni, 16 ans, était encore au lycée et ne participait là qu’à l’une de ses premières missions.

Brevet de jeune sapeur-pompier – «Il avait été « jeune pompier volontaire », une formation dispensée pendant trois ans qu’il avait achevée au printemps 2012», a affirmé Thierry Carret, directeur adjoint du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) des Alpes-de-Haute-Provence. Déjà formé, le lycéen avait également l’âge requis de 16 ans, et avait ainsi pu intégrer « le recrutement des pompiers volontaires à l’automne », a ajouté l’officier. Cela faisait un mois qu’il était habilité à partir en intervention.

A l’instar des pompiers volontaires majeurs, les mineurs bénéficient d’une formation physique et théorique de plusieurs années, avant de pouvoir s’engager sur le terrain pour lutter contre les incendies.

Deux formations différentes – Outre le respect de quelques conditions nécessaires – être âgé d’au moins 16 ans, mesurer plus de 1,60 mètre, avoir une bonne acuité visuelle, jouir de ses droits civiques, n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation – donc, la formation des pompiers volontaires, dispensée au sein des services départementaux d’incendie et de secours peut prendre deux formes :

  1. Le brevet de jeune sapeur-pompier, qu’avait obtenu Yann Simeoni.
    Il s’obtient après trois à quatre années de formation, et permet de participer à des interventions après une formation complémentaire et opérationnelle de deux à quatre semaines supplémentaires. Le jeune volontaire devient alors un pompier comme un autre, mais est toutefois accompagné d’un tuteur.
    C’est le sous-officier Michaël Baghioni, « un professionnel de 35 ans, particulièrement expérimenté », également mort lors de l’opération, qui devait veiller sur le jeune pompier mineur décédé samedi 3 novembre.
  2. La formation complète des sapeurs-pompiers volontaires.
    Accessible à toutes personnes âgées de 16 ans et plus, ce cursus comprend « un enseignement théorique, des exercices sportifs et de secourisme, des entraînements aux interventions, une sensibilisation aux valeurs d’altruisme et de civisme » détaille Patrick Heyraud, secrétaire général de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).
    Au fil des trois années de formation, l’apprenti pompier peut s’engager progressivement sur le terrain.

M. Heyraud rappelle qu’être pompier est un « métier à risque, mais toute la formation que nous donnons, c’est justement pour éviter ce risque, quel que soit l’âge ». Sur les 197 000 sapeurs-pompiers volontaires que compte la France, les jeunes de moins de 18 ans représentent toutefois « une minorité » selon Patrick Heyraud, qui ne disposait pas de chiffres précis sur les effectifs.

Sept pompiers morts en service, en 2012

Le décès de Yann Simeoni et de Michaël Baghioni, dans la soirée du samedi 3 novembre 2012, porte à sept le nombre de pompiers morts en service depuis janvier 2012.

  • 15 mars 2012: un pompier volontaire est tué pendant un important feu de forêt dans les Cévennes près de Sablières dans le sud de l’Ardèche, quand le camion d’intervention bascule et chute de plusieurs centaines de mètres dans un ravin.
  • 27 mars 2012: un pompier volontaire meurt au cours d’une intervention sur un incendie de forêt au Burzet (Ardèche), vraisemblablement victime d’une chute en intervenant dans ce massif escarpé.
  • 3 mai 2012: une femme pompier décède trois jours après avoir perdu connaissance lors d’une intervention dans une usine spécialisée dans le stockage de produits phytosanitaires et classée Seveso II près de Nancy (Meurthe-et-Moselle).
  • 26 mai 2012: un pompier volontaire meurt noyé à Aubusson (Creuse) lors d’une intervention consécutive à de violents orages. L’homme a été entraîné par les eaux en franchissant un ruisseau qui débordait.
  • 25 septembre 2012: un pompier est mortellement blessé lors d’une intervention sur un feu d’entrepôt près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) après avoir été touché par la chute d’une poutre en béton.

5 décès en 2 ans pour le SDIS-04 –  Composé de 1516 pompiers dont plus de 95% de volontaires, le SDIS des Alpes-de Haute-Provence est endeuillé pour la troisième fois en un peu plus de deux ans.
Deux pompiers volontaires étaient morts électrocutés alors qu’ils intervenaient dans une ferme d’Annot en juillet 2011, après qu’un autre pompier volontaire ait également péri suite à des émanations de monoxyde de carbone lors d’une intervention dans une cave inondée à Oraison, en juillet 2010.

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