Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Aménagement du territoire

Notre-Dame-des-Landes, un projet porté par Ayrault qui devient un boulet

Publié le 31/10/2012 • Par Virginie Fauvel • dans : Régions

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, projet phare de Jean-Marc Ayrault lorsqu'il était député-maire de Nantes, au point de susciter le surnom d'"Ayraultport", est en passe de devenir une "épine dans le pied" du Premier ministre, tant il suscite une opposition grandissante.

Les opposants à ce qu’ils ont rebaptisé « Ayraultport » se battent depuis des mois contre ce projet devant les juridictions administratives et sur le terrain. Ces dernières semaines, le débat est également entré au Parlement.

A chaque déplacement dans la région nantaise, le Premier ministre n’y coupe pas, un comité d’accueil des opposants à l’aéroport l’attend. Lors de son interview mercredi dernier sur France Inter, plusieurs d’entre eux ont investi les studios de France Culture pour lire un communiqué pendant qu’un auditeur interrogeait le Premier ministre sur…l’aéroport de Nantes.

Jean-Marc Ayrault maintient que l’aéroport se fera.

« J’avoue ne pas comprendre cette obstination sur un projet anti-écologique et anti-économique », confie à l’AFP Jean-Philippe Magnen, porte-parole national d’Europe-Ecologie-Les Verts. Ce Nantais connaît bien Jean-Marc Ayrault après « dix de coopération politique sur le terrain » en tant qu’élu régional.

La verrue dans le pied – « C’est la verrue dans le pied » du Premier ministre, ajoute M. Magnen, soulignant toutefois que les écologistes n’ont « pas envie d’en faire une lutte contre la personne du Premier ministre mais une lutte contre le projet ».

« C’est plus qu’une épine dans le pied », estime François de Rugy, co-président du groupe EELV à l’Assemblée. Cet autre Nantais y voit « une forme d’entêtement difficilement justifiable aux yeux des élus et de l’opinion ».

« Il n’est pas concevable que ce projet ne soit pas revisité », dit-il, d’autant qu' »il s’agirait du seul projet à survivre à la rigueur budgétaire ».

« C’est un projet pour faire plaisir à Vinci et à l’ego de Jean-Marc Ayrault », raille auprès de l’AFP Christine Poupin, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

Mardi, l’intervention des forces de l’ordre pour déloger les opposants a provoqué de nouvelles réactions plus ou moins courroucées.

« Il y a un désaccord sur ce projet, ancien et acté, rien de nouveau sous le soleil », a relevé mercredi sur RTL la ministre EELV Cécile Duflot, en ajoutant ne « pas croire que sur des sujets aussi compliqués, la répression et le manque de dialogue – ce qui est le cas – soient la bonne méthode ».

 « Nouveau Larzac » – Si François de Rugy estime que « cette opération policière n’a pas d’autre objet que de faire une démonstration de force aux yeux de l’opinion publique pour montrer que le projet se fera coûte que coûte », Patrick Warin, ancien camarade de promotion de François Hollande à l’Ena, y voit un autre message.

Cet ancien directeur de la Caisse des dépôts et consignation, a écrit mardi une lettre ouverte au président de la République.

« La manière dont le pouvoir que vous incarnez gère le projet Notre-Dame-des-Landes va totalement bouleverser les positions politiques chèrement acquises (en Loire-Atlantique, ndrl) (…) la technostructure du Parti socialiste et des grand élus régionaux est en train de s’isoler », prévient-il.

 « Vous êtes face à un nouveau Larzac ! », ajoute M. Warin.

Onze organisations, dont Greenpeace, la Confédération paysanne ou encore Attac, ont interpellé Jean-Marc Ayrault le 25 octobre au sujet du projet et dénoncé la « brutalité » des expulsions en cours.

« Si le Premier ministre cherche à prouver qu’il sait être ferme et autoritaire, il a bien mal choisi son sujet et son moment. A la veille du débat sur l’énergie, cela augure mal des discussions à venir », a déclaré mardi Greenpeace.

Partenariat public-privé, avec le groupe Vinci en maître d’oeuvre, le projet d’aéroport Grand Ouest est situé à 30 km au nord de Nantes. Il est destiné à remplacer en 2017 l’actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l’agglomération.

Thèmes abordés

Régions

5 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Notre-Dame-des-Landes, un projet porté par Ayrault qui devient un boulet

Votre e-mail ne sera pas publié

Octave Lostie

01/11/2012 09h37

On écrit n’importe quoi sur le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Vinci n’est pas du tout à l’origine de ce projet. Cela fait plus de 30 ans que les militants régionalistes bretons, don je fais partie (et membre du Modem) se battent de manière constructive pour la création de cet aéroport alors que la Bretagne était délaissée par l’Etat. Cela a demandé beaucoup d’énergie et il a fallu convaincre le maire de nantes qui n’y était alors pas favorable. C’est donc un mauvais procès qui lui est fait. « Ayraultport » est une faute. L’argument écologique ne tient absolument pas ou alors il fait fermer tous les aéroports. L’actuel, qui devrait l’être comme d’autres dans la région, est en outre un risque permanent pour l’agglo et j’en sais qqchose par expérience, mais ce n’est pas l’argument premier. Ceux qui ont acheté des terrains à bas prix et pour cause, connaissaient ce projet. Ils n’ont pas voix au chapitre. Les agriculteurs concernés, peu nombreux, doivent être bien indemnisés, ce qui est la cas.

le Lorrain

05/11/2012 04h46

Le fait d’indemniser (bien) les exploitants n’est pas un argument. Que ferez-vous quand les terres agricoles seront tellement rares ou épuisées par une agriculture intensive ? Comment alimenterez-vous la population ?
Il y a là un vrai problème. Le développement économique qui existait il y a 30 ans n’est plus au rendez-vous. Pour qui développer l’aéroport ? L’Espagne a construit de grans aéroports dont plusieurs sont sous employés. Là aussi il y avait une embellie économique qui est retombée. Il est temps de vivre plus modestement et ne pas doubler tout ce que nous avons, routes, lignes ferroviaires, aéroports. Entretenons, sécurisons ce que nous avons. Ce sera déjà bien.

Olivier

06/11/2012 07h07

L’opposition n’est pas grandissante, elle est radicalisée, ce n’est pas la même chose.
C’est pas à vous que je vais apprendre le processus de mise en oeuvre d’un projet : quand il y a eu enquête publique, déclaration d’utilité publique, recours, jugement, il y a un moment où la République doit passer.
En ce moment, des bandes armées sillonnent le territoire pour empêcher que la décision qui s’est faite de façon démocratique (le débat public, c’est 2002, l’enquête publique c’est 2006, les recours viennent de s’éteindre, sauf des recours techniques sur les modalités) ne puisse être exécutée. Aucun élu républicain ne peut se satisfaire d’une telle zone de non-droit.
Autrement, donner la parole aux seuls opposants, ça revient à rédiger un tract, pas un article journalistique.

Jeff__

07/12/2012 10h03

L’opposition dépace les quelques squatteurs. D’ailleurs si les gendarmes n’arrivent pas à les dégager c’est bien parce que l’opposition est plus forte et soutenu par un partie de la population locale (Plus de 1000 gendarmeset CRS déployés pour un résultat très très moyen). De plus des associations de contribuables sont contre ce projet, et d’autre parti politique autre que les écolos. Ensuite concernant la loi il est prévu de ne plus faire d’aéroport en France depuis le grenelle de l’environnement. Alors à Nantes on parle de transfert alors que tout le monde sait que l’actuel aéroport de Nantes devra rester ouvert pour Airbus, c’est donc une création et c’est contraire à la loi.

Jeff__

07/12/2012 09h37

Cet aéroport n’a aucune rentabilité de prouvée. Des arguements style développement économique et cie… ne tiennent pas. La France est sur-équipée en aéroprot (plus d’aéroprot en France qu’en Allemagne et au Royaume Uni ensemble). Si ce projet piétienne c’est tout simplement qu’il ne tient pas la route. L’Ouest est déjà bien équipé en aéroport et Ayrault n’est pas le meilleur premier ministre (vu Florange sa donne une idée). L’actuel aéroport de nantes peut être modernisé. C’est la solution la plus rentable pour les contribuables.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement