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[opinion] politique de la ville

Non, les banlieues ne sont toujours pas à vendre !

Publié le 29/10/2012 • Par La Rédaction • dans : France, Opinions

Gilles Leproust

Gilles Leproust

Maire (PCF) d’Allonnes, conseiller général de la Sarthe et vice-président de l’association Ville et banlieue

La décision du gouvernement d’entériner le projet du Qatar d’investir en banlieue, et même d’y participer par le biais d’un fonds franco-qatari, me semble inadaptée et inacceptable !

Alors que les habitants des villes et des quartiers populaires ont donné les meilleurs scores en faveur de l’élection de François Hollande, renvoyer au Qatar les solutions à leur apporter est une aberration.

Je le dis haut et fort : « Non, les banlieues ne sont pas à vendre ! » Ce que déclarait Claude Dilain, sénateur et ancien maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) – « c’est le signe de la coupure entre la société française et les banlieues » – est toujours aussi pertinent.

La nouvelle majorité gouvernementale ne peut déléguer à d’autres les réponses aux attentes des habitants. La lutte contre les inégalités sociales et territoriales doit être au cœur des priorités de l’action publique en s’appuyant, notamment, sur les 120 propositions formulées par l’association Ville et banlieue dans la campagne présidentielle.

PLF 2013 : baisses de 7,6 et 6 % – La situation dans les villes et quartiers populaires exige un renforcement des politiques de droit commun et impose que la loi de finances pour 2013 apporte, de manière significative, les financements attendus pour répondre aux urgences sociales.
Malheureusement, le budget du ministère de l’Egalité des territoires est annoncé en baisse de 7,6 %, celui de la jeunesse de 6 % !

Le président de la République et son gouvernement doivent se ressaisir et refuser « l’offre promotionnelle » du Qatar faite sur le dos des habitants des quartiers. Afin de trouver des moyens financiers pour financer les projets des quartiers, il n’y a qu’à annuler la disposition législative qui permet aux Qataris d’être exonérés de tout impôt sur leurs plus-values immobilières dans l’hexagone.
Ce « cadeau » fiscal doit être abrogé.

J’appelle les habitants des villes et quartiers populaires, les élus et les acteurs associatifs à se mobiliser afin de refuser cette « fausse bonne solution » financière et à exiger que l’Etat investisse dans nos territoires pour éradiquer les inégalités territoriales, sociales et les discriminations.
C’est ainsi que les habitants reprendront confiance dans l’action publique et politique, et que nous nous donnerons les moyens de faire reculer ce véritable cancer de notre démocratie que représente l’abstention massive dans les villes populaires.

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Commentaires

Non, les banlieues ne sont toujours pas à vendre !

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Géro

30/10/2012 05h49

Tout à fait d’accord avec cette opinion. J’ajouterais qu’il y a également le risque de voir les banlieues se couper un peu plus de la société française et de renforcer le confessionnalisme puisque celle-ci fait appel à des fonds étrangers en l’occurence un état de l’arabie. S’il y a bien un lieu ou l’ETAT doit reprendre la main, c’est bien dans les banlieues sinon quelle légitimité.

Abdel

03/11/2012 03h36

Il aurait fallu préciser que les investissements (Public/Privé de 100 Millions d’€) se feront uniquement pour soutenir les PME et la création d’activité en banlieue et dans des zones rurales. Il ne s’agit pas de se substituer aux services publics de l’Etat en ouvrant des hôpitaux, des crèches ou des bureaux de postes… Il faudrait bien plus que 100 millions d’€ pour sortir les banlieues et les zones rurales de la situation difficile dans laquelle elles se trouvent.

Nous savons tous que dans les banlieues françaises, bouillonne une créativité et un dynamisme extraordinaire sur des territoires démographiquement jeune. Depuis les années 80, les gouvernements se sont succédés, multipliant les dispositifs, sans pour autant trouver une solution juste afin de réduire le chômage dans les banlieues et lutter contre les discriminations.

Là ou les banlieusards se voyaient refuser de l’argent par certaines banques en France pour concrétiser leur projet de création ou développement d’entreprise, l’arrivée d’investisseurs du Qatar, complété et abondé par l’Etat et le privé, aura pour objectif d’injecter de l’argent dans ses projets économiques.

Lionel JOSPIN disait il y a quelques années : « L’Etat ne peut pas tout ». C’est encore plus vrai aujourd’hui en cette période de crise.

Il ne s’agit absolument pas que des Arabes (originaires du Moyen Orient) aident des Arabes (originaires du Maghreb). Il s’agit de stratégies économiques.

Depuis des années, les Etats Unis mettent en placent un programme en France de « diversity management ». L’ambassade américaine à Paris repère et forme les jeunes français prometteurs issus des quartiers populaires via son programme de « visiteurs internationaux ». Je n’ai entendu personnes de l’association des élus de banlieues s’élever contre ça ?

La vraie question est peut être ailleurs. Aurions-nous observé les mêmes oppositions si les investisseurs étaient originaires des Etats-Unis ou du Japon ? C’est une question que je pose.

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