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éducation

Rythmes scolaires : les premières annonces appellent des précisions sur les moyens

Publié le 26/10/2012 • Par Stéphanie Marseille • dans : Dossiers d'actualité, France

Yves Fournel, président du Réseau des villes éducatrices de France (RFVE) et Anne-Sophie Benoit, présidente de l'Association nationale des directeurs de l'éducation des villes de France (Andev), réagissent aux annonces du ministre de l'Education, Vincent Peillon, sur les rythmes scolaires et l'aide aux devoirs.

Cet article fait partie du dossier

Rythmes scolaires : les communes à l'heure des choix

Le comité de pilotage de la concertation estivale sur la refondation de l’école a remis son rapport au ministre de l’Education le 9 octobre 2012.
Et dès le 11 octobre, Vincent Peillon commençait à énoncer ses premières mesures. Etes-vous satisfait de la démarche ?

Yves Fournel, président du Réseau des villes éducatrices de France (RFVE) : La concertation a instauré un nouveau climat. C’était la première fois que je voyais un tel débat sur l’éducation, même si nous en avons pris l’habitude, avec l’appel de Bobigny.
Nous avons retrouvé tous les acteurs, avec leurs divergences, et pu avoir de véritables échanges de fond.

Ensuite, nous avons retrouvé beaucoup de nos souhaits dans la déclaration de François Hollande : la scolarisation des 2/3 ans, la reconnaissance de l’école maternelle, la volonté d’avoir plus de maîtres que de classes en élémentaire, la liaison CM2/ 6ème, le rétablissement d’une formation pour les enseignants, la reconnaissance du projet éducatif local (PEL) dans la loi.
On va aussi dans le bon sens sur les rythmes scolaires, même si l’histoire n’est pas finie.

Sur le principe, nous sommes heureux de voir le retour à une semaine de 4,5 jours et une journée de 5 heures de classe. Nous regrettons juste le gel de l’année scolaire à 36 semaines et le fait que la réforme ne concerne pas le collège.

Anne-Sophie Benoit, présidente de l’Association nationale des directeurs de l’éducation des villes de France (Andev) : Les annonces défilent, sur la non-réduction des vacances d’été, sur le nombre d’heures de cours par jour et sur le temps éducatif partagé…
Mais ce sont des décisions dissociées les unes des autres, des décisions partielles. Nous avons le sentiment qu’il manque une vision globale, cohérente. Nous aimerions plus de précisions.

Le 16 octobre dernier, Vincent Peillon a évoqué devant les syndicats enseignants l’organisation d’une demi-heure dévolue à l’aide aux devoirs, après les cours, sous l’égide des enseignants.
Pensez-vous que cela soit une bonne idée ?

Y. F : Faire faire les devoirs à l’école pour diminuer les inégalités entre familles, c’est une idée intéressante. Mais sur quel temps l’effectuer ? On parle d’un temps éducatif partagé, pris en charge pour moitié par les enseignants et pour moitié par les collectivités, après 16 h.

Deux heures hebdomadaires dans le service des enseignants seraient ainsi dévolues à cette aide aux devoirs. Mais je comprends que les enseignants rechignent à troquer du travail en petits groupe réalisés jusqu’ici dans le cadre de l’aide personnalisée, pour un travail en classe entière.

Par ailleurs, trente minutes supplémentaires à la charge des collectivités, cela n’a pas de sens en soi et le périscolaire ne sert pas à faire « l’école après l’école ».
Il faut, au contraire, envisager le périscolaire à compter de 16 h et intégrer les enseignants au sein d’un projet éducatif local fondé sur des activités permettant aux enfants de s’épanouir.

Nous savons accompagner les enseignants dans de telles activités, pour qu’ils ne se retrouvent pas seuls devant leur classe entière. Certaines villes ont ainsi déployé des activités sportives au moment du périscolaire, encadrées par des enseignants, rémunérés par la commune, qui travaillent différemment qu’ils ne le font pendant le temps scolaire.

A.S. B. : Quand Vincent Peillon avait proposé un temps éducatif partagé avec les collectivités, nous y avons vu une chance de collaborer avec l’Education nationale, sur un temps inscrit dans un projet éducatif local.
Et ce d’autant plus, que, localement, certains enseignants travaillent déjà avec les villes dans le cadre d’ateliers périscolaires qui mélangent des études surveillées et des activités culturelles et artistiques (au sein des CLAS, contrat local d’accompagnement à la scolarité, notamment).
Mais pour qu’on arrive à une vraie plus-value, il faut tabler sur une heure, pas une demi-heure.

Il règne une grande confusion en ce moment. Selon ces annonces, chaque semaine, 2 h sont prises en charge par les enseignants et 2 h par les collectivités, soit 30 mn pour chacun, chaque jour, après les cours.
Mais nous comptons que les enfants ont 23 h de cours et les enseignants, un service de 25 h. Et on ne parle plus de l’aide personnalisée : où est-elle ? Que devient-elle ? Se fait-elle pendant ces 30 mn à la charge des enseignants ?

Demeure-t-il des obstacles à la réforme des rythmes scolaires ?

Y. F : Cette réforme exige des taux d’encadrement en périscolaire calqués sur les accueils de loisirs, ce qui suppose d’embaucher des animateurs. Or, il faut du temps pour les trouver et les former, et des moyens – à terme, environ 600 millions d’euros en année pleine.

Aujourd’hui, il manque l’accord avec la Cnaf et le ministère de la Jeunesse et des sports sur les normes d’encadrement. Il faut nouer un accord contractualisé sur 5 ans.

Dernière chose : on n’entend plus parler du fonds de péréquation, mais il devra être vertical et non horizontal. C’est l’Etat qui engage une réforme des rythmes scolaires, il doit donc en assumer le coût et la solidarité avec les villes qui disposent de peu de moyens.
Si cet écueil n’est pas surmonté, la réforme ne pourra pas s’appliquer ou s’appliquera de façon dégradée, avec des taux d’encadrement inadéquats.

A.S. B. : Aujourd’hui, toutes les communes n’ont pas les moyens de mettre en place des activités périscolaires, toutes les villes n’ont pas de projet éducatif local.
Que va-t-il advenir des enfants de ces communes, une fois les cours finis ? Nous nous interrogeons aussi sur les maternelles, qui font encore la sieste : faut-il dissocier les rythmes des élémentaires et des maternelles ?

Cet article fait partie du Dossier

Rythmes scolaires : les communes à l'heure des choix

Sommaire du dossier

  1. Temps périscolaires : les communes peu convaincues par le « Plan mercredi »
  2. Un nouvel outil pour accompagner le plan Mercredi
  3. Une rentrée scolaire sous le signe assumé du pragmatisme
  4. Rythmes scolaires: le retour en force de la semaine de quatre jours d’école
  5. Les conséquences du retour de la semaine de quatre jours d’école
  6. Retour à la semaine de 4 jours : vraiment une source d’économie pour les communes ?
  7. Rythmes scolaires : le décret d’assouplissement publié, malgré les oppositions
  8. Rythmes scolaires : entre remise en cause et stabilité
  9. Assouplie, la réforme des rythmes scolaires reste obligatoire
  10. Rythmes scolaires : une réforme génératrice d’inégalités ?
  11. Rythmes scolaires : clichés et contre-vérités passés au crible
  12. Les animateurs, grands oubliés de la réforme des rythmes scolaires ?
  13. Financement des rythmes scolaires : les mauvaises manières du gouvernement
  14. Rythmes scolaires : élus et techniciens mécontents de voir le fonds de soutien lié au PEDT
  15. Rythmes scolaires : le virage à 180 degrés du ministère de l’Education nationale
  16. Rythmes scolaires : sur le terrain, ce que vivent les équipes municipales, à quelques jours des vacances
  17. Bal tragique des rythmes scolaires : un enterrement
  18. Réforme des rythmes scolaires : un maire peut-il refuser de l’appliquer ?
  19. [Exclusif] Rythmes scolaires : « Je mesure la difficulté de la mise en œuvre de cette réforme pour de nombreux élus » – Vincent Peillon, ministre de l’Education
  20. Un assouplissement de la réforme des rythmes scolaires : oui, mais lequel ?
  21. Rythmes scolaires : selon leur taille, les collectivités n’ont pas les mêmes urgences
  22. Réforme des rythmes scolaires : le CNFPT enrichit son offre de formation
  23. Réforme des rythmes : les enseignements du colloque de la Gazette du 14 novembre
  24. Rythmes scolaires : combien va coûter la réforme aux collectivités locales?
  25. Réforme des rythmes : les ressources documentaires du colloque de la Gazette du 14 novembre
  26. Surcoût de 10 à 30% pour les communes qui ont appliqué la réforme des rythmes scolaires
  27. Transports scolaires, « le maillon oublié » de la réforme des rythmes scolaires
  28. Rythmes scolaires : les désillusions des animateurs périscolaires
  29. Réforme des rythmes : entre enseignants et animateurs, le fossé se creuse – interview croisée
  30. [Exclusif] Rythmes scolaires : le projet de décret détaille les critères d’attribution du fonds d’amorçage
  31. Projet de loi sur la refondation de l’école : l’Andev sur la réserve, le RFVE moins
  32. Rythmes scolaires : les premières annonces appellent des précisions sur les moyens
  33. Ressources documentaires
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