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ETUDE FEHAP

Etudes sur les nouvelles fractures territoriales : les résultats révèlent des territoires singulièrement différents

Publié le 01/04/2010 • Par laredaction • dans : Dossier Santé Social

Ce titre exprime le premier et le plus essentiel des résultats. Par rapport à toutes les connaissances que nous pouvons avoir des différences démographiques, sociales et économiques dans un passé relativement proche ou a fortiori lointain, jamais la France n'est apparue aussi différenciée.

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Il existe quelques grands types socio-spatiaux qui ne sont pas répartis aléatoirement dans l’espace mais qui, au contraire, constituent de vastes agrégats et dessinent incontestablement plusieurs France.

Compte tenu du traitement différencié qu’appellent les différents problèmes en fonction des déterminants auxquels ils sont liés, l’analyse a porté d’abord sur les indicateurs de déterminants démographiques puis sur les indicateurs de contexte socio-économique.

D’un point de vue démographique, la population française n’existe pas. Il existe des populations de la France.
Sur la base des indicateurs pris en compte dans nos analyses en ce qu’ils sont déterminants de la santé et du besoin de santé, six grands types de territoires se distinguent du point de vue démographique. De vieilles distinctions datant des 30 glorieuses comme Paris et le désert français ou le Nord et le Sud ne s’observent plus. Sous l’effet des mutations décrites plus haut, elles s’effacent devant d’autres.

La toute première de ces oppositions est celle qui distingue deux France :

  • Une France jeune, en croissance, qui attire des populations nouvelles ;
  • Une France vieille, en déclin ou peu dynamique et qui n’attire guère que des retraités.

Cette opposition ne se réduit pas à la traditionnelle opposition ville-campagne mais correspond à celle qui existe entre milieu urbain et milieu rural, ce dernier incluant de nombreuses villes petites et même moyennes qui présentent désormais les mêmes caractéristiques que leurs campagnes environnantes.

Par sa netteté et sa profondeur, cette partition du territoire est nouvelle dans sa géographie. Elle s’accentue par rapport aux décennies précédentes. Elle est lourde de menaces sur la solidarité intergénérationnelle car vieux et jeunes ne vivent plus aux mêmes endroits et ne se connaissant plus peut-être demain ne s’accepteront plus. Il faut sans doute y remédier tout en répondant maintenant de manière différenciée à des besoins de plus en plus spécifiques.

Cette partition fondamentale de la France d’aujourd’hui est d’autant plus importante, y compris pour la cohésion nationale, que ces deux grands types de territoire partagent la France en deux :

  1. La France jeune, dynamique, en croissance, occupe les frontières orientales et septentrionales du pays de Rhône-Alpes à la Normandie, l’île de France, le Val de Loire, les Pays de la Loire et les bassins urbains de quelques grandes villes comme Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, ainsi que ceux de villes plus centrales comme Poitiers ou Clermont-Ferrand. Au total, elle regroupe 54 % des cantons et sur moins de la moitié de la superficie nationale, plus de 6 habitants sur 10.
  2. La France vieille, en déclin démographique souvent, occupe la plus grande part de la France intérieure, du Morvan aux Pyrénées en s’étalant largement sur et autour du Massif Central. Elle se retrouve dans l’intérieur de la Bretagne et de la Normandie, dans le Sud-Alpin, et comme le montre très bien l’observation de la France du Nord, aux marges des départements et des régions, en limite de la Picardie et du Nord Pas-de-Calais, en limite de la Champagne-Ardennes et de la Lorraine. Elle regroupe 46 % des cantons, presque 4 Français sur 10, qui vivent sur plus de 56 % de la superficie du territoire national.

Typologie démographique des cantons français

Source : INSEE RP 2006 (2009) NTF – 02-2010

À un niveau plus fin que celui de cette différenciation première du territoire national, on distingue six catégories majeures de territoire, trois pour chacun des deux grands types précédemment décrits, selon leur plus ou moins grande propension à attirer des flux migratoires ou à entretenir une forte natalité.

Classe 1A – La France rurale du grand âge. Elle contient 17 % des cantons totalisant le quart de la superficie du territoire mais ne regroupant que 6 % de la population. Elle se caractérise par sa faible densité de population, par la grande faiblesse de sa natalité, la part des personnes âgées de plus de 60 ans dans la population et corrélativement la faiblesse de la part des jeunes ainsi que par sa faible capacité à attirer des populations nouvelles, qu’elles soient jeunes ou retraitées.

Classe 1B – Cette France n’est pas dans une situation bien meilleure que la précédente. Elle regroupe pourtant plus du quart de la population française. Les jeunes y sont peu nombreux, son solde migratoire est négatif. Souvent située à moyenne distance des grandes aires urbaines elle semble toutefois capable d’attirer des populations adultes jeunes qui y trouvent sans doute des coûts fonciers acceptables.

Classe 1C – Situés souvent au contact des espaces métropolitains, les cantons de cette classe, assez peu nombreux du reste, constituent ce que l’on peut appeler les fronts de reconquête urbaine du rural vieillissant. Si ces cantons sont en effet caractérisés par une faible natalité et par la faiblesse de la proportion des jeunes adultes, ils sont cependant marqués par leur capacité à attirer ces mêmes jeunes adultes, mais aussi des retraités jeunes et, bizarrement, des personnes âgées de plus de 80 ans.

La Provence, le littoral atlantique mais aussi de façon très spectaculaire la frange des cantons situés au contact de l’Ile de France appartiennent à ce type. En île de France, sans doute faut-il y voir les effets de la planification agricole qui vise à préserver ce qui reste de terres arables et donc à repousser au-delà d’une ceinture verte la croissance de l’agglomération parisienne, les adultes jeunes faisant ici encore office de pionniers.

Classe 2A –
44 cantons seulement, soit 1 % d’entre eux, regroupant 5 % de la population sur moins de 1 % du territoire font partie de ce type qui se caractérise par une densité très élevée, une structure par âge où les enfants et les personnes âgées sont relativement peu nombreux. Les plus âgés quittent ces cantons, les adultes jeunes s’y succèdent si bien que le vieillissement ne s’y exprime pas. On est ici dans les cœurs urbains des plus grandes métropoles qui se différencient fortement du reste des grandes villes : Marseille, Lyon, Paris et les Hauts-de-Seine ou le Val-de-Marne.

Classe 2B – Deuxième classe la plus nombreuse, elle regroupe 1 canton sur 5, 27 % de la population, concentrés sur 14 % du territoire national. La jeunesse de la population, responsable d’une natalité soutenue, tire vers le haut la croissance en dépit d’un faible taux migratoire. La faible mobilité y est remarquable. Peu de jeunes ou de retraités viennent s’y installer et les personnes âgées y demeurent.

Classe 2C – Classe la plus nombreuse, à la fois en terme de nombre de cantons concernés, de part de la population et de superficie du pays, cette classe est véritablement à l’image de la France d’aujourd’hui. Elle forme les aires métropolitaines en croissance. La croissance démographique du pays s’y concentre, le taux de natalité y est élevé et s’y renforce encore, les arrivées y sont nombreuses, souvent au détriment des campagnes ou petites villes périphériques.
Ce processus de métropolisation s’il s’accompagne d’un spectaculaire étalement péri-urbain, achève cependant de stériliser le rural plus lointain. Toulouse, en Midi-Pyrénées en est l’un des exemples les plus parfaits. Ce processus est par ailleurs si marqué qu’il dépasse désormais bien souvent les limites des aires urbaines pour créer de vastes régions urbaines.
Dans la plaine du Rhin de Mulhouse à Haguenau, dans la Bresse entre Dijon et Besançon, en Rhône Alpes de manière assez généralisée et pas seulement sur le tripode Lyon, Saint-Etienne, Grenoble. De Toulon à Cavaillon et plus seulement autour d’Aix-Marseille, de Nîmes à Sète en incluant Alès. Autour de Toulouse, de Bordeaux, par extension d’un système urbain polycentrique préexistant, dans la vaste région des Pays de Loire, dans la basse vallée de la Seine, de Lille vers le littoral et pas vers l’intérieur, et naturellement dans toute l’île de France

Voir la carte des fragilités et des dynamismes démographiques

D’un point de vue socio-économique, la fracture spatiale est profonde.

  • D’un côté on a « une France qui va bien » qui regroupe 40 % des cantons, rassemble 38 % de la population répartie sur 40 % de la superficie du territoire national. Cette appellation de « France qui va bien » vaut évidemment en moyenne et elle ne signifie pas que tout le monde y « aille bien » ;
  • De l’autre côté, on a « une France qui va moins bien » et souvent « beaucoup moins bien ». Elle totalise tout de même 60 % des cantons, 61 % de la population et 60 % de la superficie du pays. Par symétrie, ici aussi cela ne signifie pas que tout le monde y « aille moins bien » même si ce sont des caractéristiques d’ensemble solidement marquées dans les réalités.

Typologie socio-économique des cantons français

Source : INSEE RP 2006 (2009) NTF – 02-201

Cinq types de territoires méritent d’être distingués, deux au sein de la France qui va bien, trois parmi la France qui va moins bien :

Classe 1A – Très concentrée géographiquement, cette classe qui ne regroupe que 8 % des cantons rassemble cependant 16 % de la population de la France. Elle est celle des cantons privilégiés, où les niveaux de revenus sont nettement supérieurs à la moyenne, les personnes hautement diplômées y représentant le quart de la population active. Le niveau d’activité y est soutenu avec peu de chômage, y compris des jeunes, et peu d’emploi à temps partiel ou précaire.

On notera que ces cantons sont aussi marqués par une forte inégalité avec les écarts de revenus les plus marqués et une part un peu plus importante qu’en moyenne de logements sans bain ni douche. En dehors de Paris qui à l’exception des 19e et 20e arrondissements fait toute entière partie de cette classe, le plus souvent ces cantons sont situés en périphérie urbaine mais dans une portion toujours limitée de cette périphérie : au sud et à l’Ouest de Paris, dans la Vallée de la Marne, au sud de Reims, au nord-ouest de Strasbourg, au sud de Mulhouse, au nord-ouest de Dijon et de Lyon, au nord de Montpellier, à l’Est et à l’Ouest de Toulouse, d’Aix en Provence ou de Marseille, au nord de Nantes ou de Tours et au Sud-Ouest de Clermont-Ferrand. Si l’on observe de plus près ces cantons on se rend compte qu’ils sont le plus souvent situés sur des hauteurs, des coteaux ou des collines qui jouxtent les centres villes.

Classe 1B – Cette classe regroupe presque le tiers des cantons, et presque 40 % de la superficie mais seulement 22 % de la population totale. Elle se caractérise par la faiblesse des taux de chômage et le fort taux d’activité de sa population adulte. Elle est celle des familles de niveau de vie moyen avec des écarts de revenus entre ménages assez resserrés. Il y a moins qu’ailleurs de familles monoparentales et de personnes seules, le parc HLM y est moins développé, le recours aux établissements pour personnes âgées dépendantes y est important. La géographie de cette classe est très marquée : L’ouest atlantique, l’Est.

Classe 2A – Elle est l’envers de la précédente, elle regroupe 23 % des cantons mais seulement 7 % de la population dispersée sur presque le 1/3 du territoire national. Au vu de ses caractéristiques, cette zone pourra être désignée comme la plus fragile économiquement. En effet, elle est caractérisée par l’importance de l’activité non salariée, les emplois précaires ou à temps partiel, la faiblesse du niveau de diplôme, un taux de chômage sans doute limité mais un taux d’activité qui l’est aussi, un taux élevé de ménages non imposés avec presque 6 ménages sur 10.
Les personnes âgées vivant seules sont proportionnellement moins nombreuses qu’en moyenne nationale, les logements sont souvent vétustes et peu confortables, il y a peu de logements sociaux. Cette France là, va des Pyrénées au Morvan et au-delà en Champagne-Ardenne et Lorraine, prenant en écharpe le Massif Central. Elle se retrouve sur le littoral picard, dans l’intérieur de la Normandie et de la Bretagne.

Classe 2B – Petite par son nombre de cantons et plus encore par ses 2 % de superficie du territoire national cette classe concentre presque le quart de la population de la France. Elle est caractérisée d’abord par la détérioration de la situation de l’emploi avec un faible taux d’activité et un fort taux de chômage, la rareté des activités non salariées.
Elle se distingue ensuite par la situation difficile des jeunes avec un fort taux de chômage des jeunes et l’importance de ceux qui ne sont pas scolarisés au-delà de 16 ans. Les structures familiales y sont très hétérogènes où se côtoient bien plus qu’ailleurs des familles nombreuses, des familles monoparentales et des personnes seules.

C’est aussi la classe où le logement social prédomine représentant plus du quart des résidences principales. On soulignera que paradoxalement, ces quartiers sont aussi marqués par une part de diplômés supérieure à celle de la plupart des autres classes avec 12,5 % contre 9 % en moyenne et 7 % dans la classe précédente. Les cantons de cette classe sont ceux qui correspondent aux 19e et 20e arrondissements de Paris, aux « Quartiers Nord » de Marseille, aux 9e et 8e lyonnais. Ce sont aussi ceux de la banlieue nord de Paris, mais aussi des parties de Nîmes, Arles, Toulouse, Caen, Auxerre, Saint-Dizier, Le Mans, Aix, Bordeaux… Cette énumération désordonnée suggérant que le problème est généralisé à toutes les villes ou presque et pas seulement aux plus grandes.

Classe 2C – Elle regroupe 28 % des cantons et 30 % de la population vivant sur un peu plus du quart du territoire national. Elle représente, quasiment à tous points de vue, le profil moyen de la France d’aujourd’hui. Elle est située un peu partout en France, au sein des grandes aires urbaines mais aussi un peu partout dans tous les types d’espaces urbains et péri-urbains.

Voir la carte des fragilités et des dynamismes socio-économiques

Combinées, ces caractéristiques du contexte populationnel et ces caractéristiques du contexte socio-économique permettent de dessiner la France des fragilités et des dynamismes contemporains.
Cinq grands types de territoires apparaissent : deux types ruraux et trois types urbains. Ils résultent de la combinaison de plusieurs jeux de variables où les plus discriminantes sont d’abord la composition par âge, puis les formes du marché du travail et les qualifications puis les migrations internes de jeunes ou de retraités.

Le premier grand type est rural. Il réunit les cantons qui comptent une part importante de personnes âgées, une croissance naturelle faible ou négative et un grand nombre de personnes peu diplômées. Ces cantons sont aussi marqués par la faible densité de population. Ils couvrent les 2/3 de la superficie du pays mais abritent moins du 1/3 de sa population. Ce type est assez homogène et la distinction que l’on peut opérer en deux sous-classes ne doit pas masquer cette unité de condition d’ensemble qui est celle du monde rural au sens strict, c’est-à-dire sans le périurbain qui apparaît ici clairement comme faisant partie des milieux urbains.

Typologie de synthèse démographique et socio-économique des cantons français

Source : INSEE RP 2006 (2009) NTF – 02-20

Classe 1A – Cette classe est la plus rurale, la plus déclinante, la plus pauvre et la plus vieillie, le taux de vieillissement n’y est même plus élevé comme s’il y avait déjà atteint son sommet. 11 % des cantons, 2 % de la population, 16 % de la superficie : on a là une population dispersée, peu dense, mais aussi présentant des besoins importants. On retrouve ici ces zones où la desserte est difficile et dont l’énoncé des noms est une évocation des difficultés auxquelles se heurte l’aménagement des territoires : le Morvan et le Plateau de Langres, l’Argonne, les collines de Normandie et du Maine, Les Monts d’Arée, la Montagne Noire et les Landes du Mené en Bretagne, la Champagne Berrichonne, Boischaut, les Terres Chaudes, le Confolentais et la Marche, le Plateau de Millevaches, le Ségala et le Rouergue, la Gascogne, le Plateau de Lannemezan, les Pyrénées Ariégeoises, le Capcir et les Corbières, la Montagne Noire du Languedoc et les Cévennes, dans les Alpes, le Diois

Classe 1B – Elle présente les mêmes caractéristiques que la classe précédente mais de manière plus atténuée. La géographie de cette classe contiguë de la précédente s’étend toutefois largement sur une grande part de la France. Elle constitue à l’échelle départementale une couronne rurale autour des grandes villes-centres, des préfectures souvent.
L’autre moitié des cantons français, les trois quarts de la population mais le tiers seulement du territoire national sont classés dans un deuxième groupe de nature plus disparate mais qui se regroupent autour d’un dynamisme démographique important. On est ici dans l’orbite urbaine allant des villes-centres aux zones péri-urbaines lointaines.

La Classe 2A
est celle qui concentre les problèmes urbains : part importante du logement social (24 %), ampleur du chômage (15 %) qui touche particulièrement les jeunes (25 %) malgré un taux d’activité élevé. L’attractivité de ces territoires est faible avec un solde migratoire négatif qui limite le taux de croissance de la population en dépit d’un taux de natalité soutenu mais en régression au cours de la dernière décennie.
Les niveaux de pauvreté y sont comparables à ceux de la classe rurale et les structures familiales y sont variées faisant coexister familles nombreuses et monoparentales ou personnes seules, jeunes ou âgées. Ce type de territoire concerne presque toutes les villes moyennes du pays et une grande partie de la France septentrionale, dans le Nord Pas-de-Calais, l’Aisne, les Ardennes et la MoselleLa Classe 2B présente de forts contrastes avec la précédente. Elle regroupe 6 % des cantons, 15 % de la population et est très concentrée géographiquement. Elle partage avec les cantons de la classe précédente la part importante qu’y occupent les jeunes, un taux de natalité et un taux de croissance soutenus mais elle s’en différencie par ses caractéristiques socio-économiques : le niveau de revenus y est élevé, les ménages non imposés y sont rares, le taux d’activité y est élevé et le chômage limité, y compris pour les jeunes, le niveau de formation y est élevé. Cette classe représente les « banlieues chics » situées intramuros à Lyon et à Paris et autour des grandes agglomérations du pays mais seulement de celles-ci : Rennes, Nantes, Angers, Orléans, Bordeaux, Grenoble, Clermont-Ferrand, Montpellier, Toulouse, Lille, Dijon, Strasbourg ou Marseille

La Classe 2C rassemble plus d’un millier de cantons et regroupe le quart de la population. Cette France est celle qui connaît les plus forts taux de croissance. Non seulement le taux de natalité y est soutenu mais encore le taux de croissance migratoire y est élevé alimentant une croissance spectaculaire de la population de 18 % entre 1990 et 2006, date de référence du dernier recensement.

C’est dans cette classe que le taux de croissance est le plus faible et que l’emploi y est le plus stable pour une population ayant un niveau de formation moyen. Ce sont aussi des cantons où la structure familiale demeure traditionnelle avec peu de familles monoparentales et peu de personnes seules. Ce sont enfin des cantons où le taux de recours des personnes âgées aux établissements d’hébergement est plus important qu’ailleurs ce qui va de pair avec leur mobilité infra-départementale. Cette France « douce », largement périurbaine s’étend largement sur le Bassin Parisien, dans les Pays de la Loire autour de son système urbain polycentrique, dans la plaine d’Alsace, en Champagne, en Rhône Alpes et partout autour des grandes villes du pays.

Voir la carte de synthèse des fragilités et des dynamismes et cartes des différents types de territoires.

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