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Eau

L’agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse dit stop à la gabegie dans les bassins du Rhône et de Corse

Publié le 25/10/2012 • Par Laurence Madoui • dans : Régions

Le dixième programme d’action (2013-21018) de l’agence Rhône Méditerranée et Corse multiplie par plus de deux et demi les soutiens aux économies d’eau.

Economiser chaque année 20 millions de mètres cubes (1) supplémentaires : c’est la cible fixée par l’agence de l’eau Rhône, Méditerranée et Corse dans le nouveau programme d’action qu’elle vient d’adopter pour la période 2013-2018. « La chasse au gaspillage est lancée », proclame Martin Guespereau. Le directeur de l’établissement public, qui couvre un quart de l’Hexagone et abrite 14 millions d’habitants, alerte sur la situation « alarmante » du Sud Est, où « 40 % du territoire est en situation de pénurie chronique, qu’accentuent la pression démographique et le changement climatique ». La région méditerranéenne sera la plus touchée de France par le dérèglement du climat, avec une chute de 60 % des précipitations prévue d’ici 2080. Des six agences de l’eau, Rhône Méditerranée et Corse est la seule à préparer, pour 2013, un plan d’adaptation au changement climatique.

Gisements gigantesques – L’enveloppe allouée aux économies d’eau passe de 100 millions d’euros (sur la période 2007-2012) à 266 millions d’euros (2013-2018). Les gisements sont « gigantesques », affirme Martin Guespereau : « Il n’est pas rare que 50 % de l’eau prélevée se perde dans des réseaux fuyards. » L’agence met en avant l’exemple de Nîmes Métropole qui, après avoir rénové pour 3,2 millions d’euros (soutenus à 50 % par l’agence) son réseau d’eau potable, économise 278 00 m3/an.
Sur le nouveau programme, une partie de ses subventions pourra être transformée, à hauteur de 120 millions d’euros, en prêt à taux zéro accordés sur dix ans. « Nous nous substituons en quelque sorte aux banquiers, qui renâclent à accorder des crédits », commente Martin Guespereau. Les économies concerneront aussi l’agriculture, où « le passage de l’irrigation gravitaire au goutte à goutte peut diviser par dix la consommation ».

Epuration : maîtriser les eaux pluviales – L’assainissement reste une préoccupation majeure, mobilisant 1,3 milliard d’euros, soit 36 % des 3,65 milliards que l’agence engagera sur six ans. Fin 2013, toutes les villes de plus de 15 000 habitants seront aux normes, assure l’agence. Les retards se concentrent sur les petites stations d’épuration (2 000 à 15 000 équivalents habitants), pour lesquelles sont prévus 600 millions d’euros d’aides sur la durée du programme (en hausse de 50 % par rapport aux six années écoulées).
Autre cible des efforts : la gestion des ouvrages et réseaux d’assainissement par temps de pluie, qui passe notamment par la construction de bassins d’orage. Si les investissements « considérables » engagés ces vingt dernières années ont significativement amélioré les performances des systèmes d’assainissement, « un gros orage peut faire déborder une station d’épuration, occasionnant ponctuellement des dégâts sur les milieux récepteurs annulant les bienfaits observés les 364 autres jours de l’année », souligne Martin Guespereau.

Préserver la ressource plutôt que la dépolluer – En matière de qualité de l’eau, 196 millions d’euros seront consacrés à la lutte contre les pollutions agricoles, en vue de préserver les captages des pesticides et des nitrates (214 captages jugés prioritaires par l’agence, au-delà des 100 initialement identifiés sur son territoire par le Grenelle). Ces contaminations « engendrent un gâchis insupportable », dénonce Martin Guespereau.
Dans le quart Sud Est, la dépollution s’impose pour l’eau issue de 40 % des captages. Or, il coûte 2,5 fois plus cher de traiter les pesticides et les nitrates pour produire de l’eau potable que de compenser les pertes économiques enregistrée par l’agriculture quand elle met en œuvre des méthodes moins polluantes, calculait la Cour des comptes en 2010.

Des rivières en bonne santé – La préservation des milieux aquatiques, qui se voit alloués 414 millions d’euros de 2013 à 2018 (deux fois plus que de 2007 à 2012), introduit « une douce révolution dans le secteur, qui commence à s’intéresser à la santé des cours d’eau », observe Martin Guespereau. Si les rivières se trouvent « soulagées côté assainissement, elles ont toutefois été bétonnées, déformées et leur fonctionnement général est à repenser », poursuit le directeur. Ce sujet émergent est largement propulsé par la directive cadre sur l’eau de décembre 2000, qui vise le « bon état écologique » des masses d’eau pour 2015. Sur les six prochaines années, l’agence vise la reconstitution de 100 000 hectares de zones humides, le rétablissement de la continuité écologique sur 600 ouvrages (barrages, seuils) et la restauration morphologique de cours d’eau sur 100 km.

Un programme « créateur de valeur »

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse accordera 3,65 milliards d’euros de soutiens aux collectivités, agriculteurs et industriels de 2013 à 2018, un montant en légère baisse par rapport au précédent programme (2007-2012) si l’on tient compte de l’inflation. Ces financements auront un effet levier qui permettra au total de mobiliser quelque 10 mds € sur la période. A ces investissements, correspondront 14 000 emplois directs, dont 10 000 pour les travaux publics et 2 500 pour la restauration morphologique des rivières.

L’établissement public met en avant un programme « créateur de valeur » : de la qualité de l’eau dépendent les activités de l’aquaculture et de la conchyliculture (3 000 emplois) ainsi que de la pêche (4 000 emplois). Sans compter son impact sur le tourisme, qui pèse 5 milliards de chiffre d’affaires sur le territoire. « Le département de l’Ardèche vit de l’image de l’eau pure, rappelle Martin Guespereau. Une image bien réelle : l’Ardèche contribue à dépolluer le Rhône. »

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