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Education

Refondation de l’école : «Les régions peuvent aussi porter les valeurs du service public» – Interview de François Bonneau

Publié le 24/10/2012 • Par Michèle Foin • dans : France

Les nouvelles prérogatives des régions en matière d’orientation et de définition des cartes de formation inquiètent fortement les syndicats qui craignent une inégalité de traitement selon les territoires. François Bonneau, vice-président de l’Association des régions de France (ARF) en charge de l’éducation, entend les rassurer sur les garanties d’un service public au moins équivalent à celui de l’Etat.

Quel rôle joueront les régions dans le nouveau « service public territorialisé de l’orientation » ?

La France souffre actuellement d’un chômage important, alors que beaucoup de secteurs manquent de personnel qualifié. Dans ce contexte, l’orientation se doit plus que jamais d’être visionnaire et de collaborer avec les branches professionnelles pour définir les métiers de demain. Or les structures actuelles sont nombreuses, dispersées et surtout, ne sont pas organisées en réseau. Elles répondent mal au besoin accru d’accompagnement et d’orientation des usagers qui ne savent pas toujours à quelle porte frapper, augmentant le recours aux offres privées. Il s’agit pour les régions de coordonner ces services d’orientation, de les animer, de les professionnaliser si nécessaire. Nous souhaitons engager cette mise en réseau, en complémentarité avec l’Etat et les branches professionnelles.

Quelle sera la place des conseillers d’orientation dans ce nouveau dispositif ?

Nous ne remettons pas en cause l’orientation des élèves au sein des établissements, qui continuera à être assurée par l’Education nationale. Les conseillers d’orientation-psychologues, dans leur majorité, ne veulent d’ailleurs absolument pas être décentralisés. Ils resteront donc sous la responsabilité de l’Etat. En revanche, l’accueil de tous les publics à l’intérieur des Centres d’information et d’orientation (CIO) faisait partie de leurs missions. Or l’Etat n’entend pas conserver de responsabilités sur l’orientation tout public. La participation des conseillers d’orientation dans le service public d’orientation territorialisé reste donc à définir.

Les régions vont se voir confier la définition de la carte des formations. Comment cela va-t-il concrètement se passer ?

Cela fait déjà deux ans que les régions animent le Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDFP) (1)). Quasiment toutes les régions ont mené ce travail avec l’Etat, les branches professionnelles et les partenaires sociaux, et cela s’est globalement bien passé. Il est aujourd’hui logique qu’elles déclinent ce plan à travers la carte des formations en lycée professionnel comme en apprentissage. Pour ce faire, chaque région conduira chaque année un travail prospectif à moyen et long terme, en dialogue avec l’Etat, et les branches professionnelles d’où émaneront des propositions d’ouvertures, ou de fermeture, de bacs professionnels, de CAP et de BTS, classées par ordre de priorité. J’insiste sur le caractère régional et mais aussi national des critères pris en compte, car il serait aberrant que notre vision se limite aux frontières de la région. Si cela s’avérait nécessaire, nous pourrions tout à fait envisager une régulation nationale dans le cadre d’une commission.

Une fois cette liste classée en ouvertures et fermetures élaborée, le dialogue avec l’Etat s’engagera pour la mise en application. Les ouvertures proposées seront ensuite prises en compte en fonction des moyens d’enseignement dont dispose le recteur. Les formations non ouvertes une année, se retrouveront prioritaires l’année suivante.

Enfin, je tiens à préciser que les régions n’interviendront pas dans l’affectation des élèves qui reste du ressort de l’Education nationale.

Certains syndicats s’inquiètent d’un possible déséquilibre en faveur de l’apprentissage, qui selon eux, coûte moins cher que les lycées professionnels. Que leur répondez-vous ?

L’apprentissage peut coûter plus cher aux régions, qui vont jusqu’à financer 80% du fonctionnement des CFA inter-professionnels qui récoltent peu de taxe d’apprentissage. Or elles prennent en charge le coût des équipements, mais aussi le temps des formateurs, ce qui n’est pas le cas pour les lycées professionnels, dont les professeurs sont payés par l’Education nationale.

Les régions s’engagent à ne pas opposer apprentissage et lycées professionnels. Il s’agit de conserver l’équilibre, ce qui n’a pas été le cas par le passé, puisque sur les lycées professionnels ont été étranglés par l’Etat. Pour certains secteurs, comme les métiers de bouche, la demande est mieux prise en compte par les lycées professionnels. Pour d’autres, comme le bâtiment, ou l’industrie, les choses se partagent. Tout cela sera pris en compte dans la définition de la carte des formations.

Comment expliquer vous les réticences des syndicats face aux nouvelles prérogatives des régions ?

On a longtemps considéré que les valeurs du secteur public ne pouvaient être portées que par l’Etat. Il faut aujourd’hui admettre que les services publics sous responsabilité des collectivités territoriales ont une égale valeur, mais aussi d’égales obligations en terme d’égalité d’accès, de professionnalisme… De leur côté, les régions s’engagent à fournir des garanties au moins égales à celles de l’Etat.

Notes

Note 01 La loi relative à l'orientation et à la formation tout au long de la vie (OFTLV) du 24 novembre 2009 fait évoluer le cadre institutionnel de la coordination des politiques en matière de formation et donne un caractère contractuel au Plan régional de développement des formations professionnelles (PRDFP Retour au texte

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