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ETUDE FEHAP

Etudes sur les nouvelles fracture territoriales : un questionnement au service des personnes

Publié le 01/04/2010 • Par laredaction • dans : Dossier Santé Social

Le premier apport de ces études est de souligner combien la France a changé et combien il est nécessaire de faire évoluer des situations héritées qui ne correspondent plus aux données d'aujourd'hui.

Ayant longtemps travaillé pour la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar), le Pr. Emmanuel Vigneron souligne que quatre grandes mutations sont à l’œuvre. Elles ne sont pas achevées. Elles se renforcent encore sous nos yeux :

  • La littoralisation des hommes et des activités : elle entraîne la croissance des littoraux atlantique et méditerranéen, pas de ceux de la Manche. Corrélativement, elle entraîne la perte de vitesse des grandes zones de peuplement de la révolution industrielle au Nord et à l’Est du pays ;
  • La métropolisation : elle fait émerger un réseau de grandes villes périphériques. Lille, Metz-Nancy, Strasbourg, Lyon, Marseille, Toulon, Nice, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes et au centre du pays Clermont-Ferrand.
    Elle rejette dans l’ombre tout un chapelet de villes qui passent aujourd’hui pour des villes moyennes ou petites. Beaucaire ou Provins, célèbres au Moyen-Âge pour leurs Foires comptent aujourd’hui 15.000 et 13.000 habitants et sont de toutes petites villes. Mais aussi, par exemple en Languedoc des préfectures comme Mende, Carcassonne ou des villes comme Béziers, Alès, Lodève… Et que dire de préfectures comme Foix ou Privas ;
  • La péri-urbanisation : elle crée, à la périphérie des centres-villes, de vastes aires urbaines qui mangent la campagne et les terres agricoles. Des aires où la voiture est reine. Des aires où les équipements ont du mal à suivre ;
  • La différenciation socio-spatiale. Le modèle d’habitat où les classes sociales se côtoyaient a fait place à un modèle où les classes sociales s’excluent. Quelle que soit l’échelle considérée, la différenciation socio-spatiale, longtemps limitée à Paris, est devenue la règle. Partout, beaux quartiers et cités, lotissements des classes moyennes et des classes aisées ne sont pas aux mêmes endroits.

Intégrer davantage de paramètres

La France assez peu mais continûment peuplée a fait place à une France beaucoup plus peuplée mais de façon très inégale. Il en résulte qu’aujourd’hui les besoins d’ici ne sont plus les besoins de là-bas parce qu’ici et là ne vivent plus les mêmes gens. La notion de besoins standard, ceux que la résolution d’une équation linéaire permettait de satisfaire dans le cadre de la planification centralisée, n’a plus de sens. Hier l’équation semblait de la forme y = ax, nombre de lits ou d’équipements nécessaires à la carte sanitaire = taux cible multiplié par population de la zone. Aujourd’hui, il faut désormais intégrer plus de paramètres. Ces paramètres sont à estimer par l’observation.

Au-delà des causes individuelles de santé, d’âge, de handicap ou de difficulté, les besoins de santé au sein d’une population résultent de plusieurs catégories de déterminants collectifs :

  • Des caractéristiques démographiques telles que l’âge et le sexe : les besoins d’une population âgée ne sont pas ceux d’une population jeune ;
  • Des caractéristiques sociales et économiques : l’état de santé, la consommation de soins, la perception de la santé varient d’une catégorie socio-professionnelle à l’autre et cela ne concerne pas que les personnes en situation précaire ;
  • Des caractéristiques environnementales au sens écologiques du terme : ils sont encore peu connus ou passés sous silence ;
  • Des caractéristiques plus purement géographiques où la distance joue un grand rôle : l’accessibilité aux soins conditionne leur usage [Emmanuel Vigneron a abordé cette question dans « Distance et santé la question de la proximité des soins », Paris PUF (septembre 2001)].

Article : Sandrine Haas et Emmanuel Vigneron

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