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LUTTE CONTRE L'EXCLUSION

Crise du logement en France : plus de 3,6 millions de personnes très mal logées

Publié le 21/03/2012 • Par laredaction • dans : Dossier Santé Social

Avec la crise économique, des milliers de ménages jusqu'à présent épargnés sont désormais confrontés à des difficultés pour se loger décemment, un problème qui concerne aussi les propriétaires, selon le 16e rapport de la Fondation Abbé Pierre publié le 1er février 2011.

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«Les plus fragiles sont renvoyés vers des solutions de logement toujours plus indignes et plus fragiles, et ceux sur le fil ont commencé à basculer», résume Christophe Robert, directeur des études de la Fondation. Selon son rapport, fin 2010, plus de 3,6 millions de personnes étaient très mal logées (cabanes, familles nombreuses en chambres d’hôtel…) voire sans abri (33.000).

Pour résoudre le problème, «Il faudrait produire environ 500.000 logements par an pendant plusieurs années», estime-t-il. Mais le nombre de mises en chantier ne cesse de diminuer depuis 2007 (environ 350.000 en 2010 contre 435.000 en 2007).

«Zone grise» du logement

Dans ces conditions la crise s’aggrave, les services d’hébergement d’urgence sont «sous pression», les plus démunis, s’enfoncent un peu plus : ils se réfugient dans des cabanes, des caves, des parkings, alimentant une «zone grise» du logement, ou se rassemblent sur «des territoires d’exclusion», générant une «tiers-mondisation» du parc de logements.
Solutions «indolores pour les politiques publiques, ce qui n’incite pas la société civile à se mobiliser», dénonce Christophe Robert.

Parallèlement, de plus en plus de ménages sur le fil avant la crise basculent à l’occasion d’un licenciement, d’une rupture familiale.

Parmi eux, des salariés aux rémunérations «faibles ou même moyennes», des chômeurs, «mais aussi des retraités, des commerçants, des intermittents du spectacle, des auto-entrepreneurs» qui ne peuvent plus répondre à l’explosion des prix de l’immobilier.
«C’est le monde des (…) 15 millions de personnes dont les fins de mois se jouent à quelques dizaines d’euros près, selon le Médiateur de la République», précise le rapport.

Forte hausse des expulsions

Les expulsions n’ont jamais été aussi nombreuses depuis plus de 10 ans. Témoin de la dégradation, l’Union sociale pour l’habitat (USH) estime que «les impayés de plus de trois mois ont augmenté de plus de 13% entre fin 2008 et fin 2009?.
«Les décisions de justice prononçant l’expulsion n’ont jamais été aussi nombreuses depuis dix ans (106.938 en 2009)», note aussi la Fondation Abbé Pierre.
Dans un deuxième volet, elle critique la politique d’une «France de propriétaires» défendue par Nicolas Sarkozy, «une aspiration partagée mais un processus inégalitaire».
Les ménages modestes, qui gagnent entre 1,5 et 3 fois le Smic, sont en effet de moins en moins nombreux à devenir propriétaires: «ils représentaient 45% des acquéreurs de résidences principales en 2003, à peine plus de 30% cinq ans plus tard».
Accéder à la propriété peut aussi être «un piège», en particulier lorsque l’endettement, «banalisé», devient trop important.

Nécessité d’une «maîtrise des prix»

Le mal logement n’est pas l’»apanage des locataires» – Lorsque les ressources viennent à manquer, certains propriétaires ne peuvent plus entretenir leur résidence ou payer les échéances, et peuvent même finir expulsés, souligne le rapport.

Outre la nécessité de «produire massivement sans délai», la Fondation Abbé Pierre plaide pour une «maîtrise des prix» notamment en «encadrant les loyers de relocation», un renforcement de la loi SRU qui impose un quota de 20% de logements sociaux aux communes de plus de 3.500 habitants ou encore un programme quinquennal de résorption des 600.000 logements indignes.

A 16 mois des élections présidentielles, elle veut inciter les futurs candidats à faire du logement «un des trois ou quatre thèmes majeurs de leurs programmes».

Article de Marwan Chahine

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