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Transports

LGV Rhin-Rhône ou liaison TGV de Pontarlier vers Paris : va-t-il falloir choisir ?

Publié le 10/10/2012 • Par Monique Clemens • dans : Régions

La ville de Pontarlier sera-t-elle la victime collatérale du TGV Rhin-Rhône ? La nouvelle ligne à grande vitesse fait gagner 20 minutes de trajet entre Paris et Berne, ce qui conduit la SNCF à envisager la suppression de la liaison Lyria desservant la petite ville du haut-Doubs. Qui, au nom du désenclavement, perdrait son TGV… Alertés, les élus de l’Arc jurassien se mobilisent.

Comme d’autres liaisons à grande vitesse, la LGV Rhin-Rhône aura pointé du doigt la difficulté, voire l’impossibilité pour les collectivités de désenclaver leurs territoires avec des liaisons TGV rapides vers les métropoles européennes tout en conservant l’intégralité de leur maillage ferroviaire. Le TGV apparaît aujourd’hui comme une nécessité, pas question pour autant de supprimer les dessertes locales. Mais comment aller vite si l’on s’arrête partout ?
Les élus de Franche-Comté, qui ont souhaité, soutenu et largement financé le TGV Rhin-Rhône, font l’expérience de cette attente schizophrène et paradoxale.
A l’occasion de la mise en service de la LGV, le 11 décembre 2011, la SNCF avait purement et simplement supprimé les trains Corail Strasbourg-Lyon, au nom de la rentabilité, obligeant la région à créer une nouvelle liaison Lyon-Belfort, en partenariat avec Rhône-Alpes, pour pallier en partie la perte de desserte locale. Cette fois, la direction régionale de la SNCF vient d’informer Marie-Guite Dufay, présidente (PS) du conseil régional, d’une hypothèse sur laquelle elle entend plancher cette année et qui, si elle était retenue, consisterait à supprimer dès fin 2013 la liaison Lyria Berne-Paris passant par Neuchâtel et Pontarlier, tout simplement parce qu’avec le TGV Rhin-Rhône, via Bâle, l’usager parisien ou bernois gagne 20 minutes de trajet. Un argument de poids.

Cofinancement d’une rame spécifique – Si l’hypothèse était confirmée, la ville de Pontarlier (20.000 habitants, 60.000 pour la zone de chalandise du TGV) perdrait son TGV vers Paris, dont elle bénéficie depuis plus de 25 ans.
Ce qui inquiète fortement Patrick Genre, le maire (droite, sans étiquette) de la petite ville du haut-Doubs. « C’est une dégradation du service existant. Lyria avait déjà supprimé une des deux liaisons quotidiennes en 2009, mais nous avions réussi à négocier avec la région et les cantons suisses le cofinancement d’une rame spécifique Berne-Frasne qui se raccorde au TGV venant de Lausanne. Cette fois, les solutions sont de plus en plus complexes. La région aura-t-elle les moyens ? On risque de se retrouver exclus de la grande vitesse. Ce serait dramatique sur le plan économique et touristique, et ce serait un très mauvais signal donné en termes d’aménagement du territoire. »

Une solution politique – Pour le maire de la ville et président de la communauté de commune, la solution ne pourra être que politique. Lyria étant un consortium détenu à 74% par la SNCF et à 26% par les Chemins de fer fédéraux suisses, « deux opérateurs nationaux », l’élu du haut-Doubs entend faire pression sur la SNCF pour qu’elle accepte de ne pas exiger la même rentabilité que sur les autres lignes.
De son côté, la présidente de région a impulsé une concertation et organisera une réunion, d’ici quelques semaines, avec le président de Lyria, le directeur régional de la SNCF, chargé de l’étude du dossier, et les élus de l’Arc jurassien, des deux côtés de la frontière.
La Franche-Comté maintient la pression pour que les 50 kilomètres manquants de la branche est du TGV Rhin-Rhône soient financés (1,1 milliard d’euros) et réalisés (lire notre encadré ). Mais la région craint pour la desserte de tout le secteur du haut-Doubs. « Entre le TGV Rhin-Rhône et la desserte TGV de Pontarlier, je ne suis pas tiraillée », se défend Marie-Guite Dufay. « Il nous faut les deux, la concertation sera serrée, mais il faudra trouver les moyens. On ne peut pas abandonner les territoires. »

L’implication financière de la région Franche-Comté dans le TGV Rhin-Rhône et offres de substitution nécessaires

TGV Rhin-Rhône, première tranche de la branche est mise en service le 11 décembre 2011

Sur un budget total de 2,3 milliards d’euros, le conseil régional de Franche-Comté a engagé la somme de 219,14 millions d’euros.
Pour la seconde tranche de la branche est, qui reste à réaliser (50 kilomètres de part et d’autre de l’ouvrage, vers Dijon et Mulhouse, qui raccourciront encore les temps de parcours), et dont le financement est estimé à 1,1 milliard d’euros, la Franche-Comté a déjà engagé 5,5 millions d’euros en études et acquisitions foncières.
Sur les branches ouest et sud, qui n’apparaissent plus comme prioritaires, la région a déjà respectivement engagé les sommes de 734.000 (études et acquisitions foncières) et 725.000 euros (études).

Offre de substitution d’une rotation quotidienne du TGV Lyria Paris-Berne, en 2009

Estimé à 1,1 million d’euros, le déficit d’exploitation a défini la contribution d’exploitation TER supportée à parts égales par  :

  • la région (25%),
  • les cantons suisses (50% à eux deux)
  • les exploitants ferroviaires 25% (la SNCF et les chemin de fer suisses, 25% à eux deux, et qui n’ont pas confirmé le maintien de leur partipation dans la prochaine convention. La part de la collectivité, qui se monte à 278.481 euros, pourrait ainsi être doublée…)

Nouvelle liaison Lyon-Belfort, trois allers-retours créés avec la région Rhône-Alpes en décembre 2011

Le coût est compensé par l’Etat au titre de la loi SRU. L’Etat versera 5,2 millions d’euros à la région Franche-Comté, somme qui correspond au coût supporté pour la mise en place de cette offre de substitution.

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