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Education

Rythmes scolaires : Issy-les-Moulineaux définit la semaine idéale pour la rentrée 2013

Publié le 05/10/2012 • Par Stéphanie Marseille • dans : France

Début de l'école à 9h, pause déjeuner de 2 heures suivie de 2 heures de cours : voici le rythme scolaire idéal défini par les résultats d'un sondage mené à Issy-les-Moulineaux et révélé mercredi 3 octobre 2012. La ville s'apprête à travailler ce modèle d’organisation pour la rentrée 2013.

L’organisation isséenne idéale qui se dégage du sondage (1) rendu public le 3 octobre 2012, acceptée tant par les parents que par les enseignants, est la suivante :

  • un début d’école à 9h,
  • trois heures de cours le matin,
  • une pause méridienne de 2h,
  • deux heures de cours l’après-midi,
  • suivies d’activités périscolaires jusque 18h30.
  • Le mercredi matin comporterait trois heures de cours pour les élémentaires uniquement.

Ce sondage s’appuie sur les conclusions de l’enquête de terrain menée par Georges Fontinos entre septembre 2011 et janvier 2012, intitulée « Changer les rythmes scolaires à Issy-les-Moulineau, une réponse locale à une situation d’ «alerte» nationale » (cf encadré).
But de la manoeuvre : définir l’organisation idéale de la semaine d’école isséenne, en vue de la rentrée scolaire 2013.

Des priorités contrastées – Le sondage estival révèle des ambivalences chez les parents et des divergences avec les enseignants :

  • En effet, si les parents se montrent favorables à une organisation plus conforme aux besoins des enfants,
    • 52% avouent une nostalgie pour la semaine de 4 jours 
    • et 50% pour la journée de 6 heures de cours.
  • 87% estiment qu’une journée de 10 h à l’école est suffisante,
    mais 57% ne souhaitent pas supprimer la garderie du matin pour réduire ce laps de temps
  • Le choix de la demi-journée supplémentaire clivent parents et enseignants :
    • les parents privilégient le mercredi matin à 85%,
    • tandis que le samedi a la faveur de 52% des enseignants.
  • La date de départ en vacances estivales fâche aussi :
    • les parents isséens sont favorables à 63% à une année scolaire allongée de deux semaines (38 semaines donc) et privilégierait un départ en vacances la 3ème semaine de juillet assorti d’une reprise des cours la dernière semaine d’août.
    • Les enseignants préfèrent le status quo à 58% (36 semaines de cours) et opteraient pour un départ en vacances la 2ème semaine de juillet, avec une reprise des cours à la mi-août.
  • une majorité de parents (65%) et d’enseignants (54%) sont favorables à une différenciation horaire selon l’âge (moins d’heures de classe pour les maternelles que pour les élémentaires). A Issy, le mercredi matin serait alors réservé aux seuls élémentaires.
  • Enfin, 54% des parents optent pour une pause méridienne élargie à 2h, avec une demi-heure de temps calme avant la reprise,
    ce que rejettent les enseignants à 73%.

Calendrier arrêté – La ville a-t-elle anticipé les coûts supplémentaires à venir ? « Il est impossible de travailler sur cet aspect sans orientation forte. Aujourd’hui, un élève de primaire coûte 2400 euros par an à la ville, toutes prestations confondues. Le scénario idéal enlève une demi-journée, une partie de ces financements sera sans doute retransféré dans d’autres activités » avance Philippe Knussman, maire-adjoint à l’Education.
D’autres s’y emploient depuis cet été, (RFVE, Andev), car il y a fort à parier que les villes affronteront, des problématiques similaires :

  • le redéploiement ou la ventilation éventuelle des animateurs périscolaires qui ne travailleront peut-être plus le mercredi matin,
  • une réorganisation du travail des ATSEM, des agents d’entretien,
  • ou encore, l’élaboration d’une offre d’activités éducatives plus importante, pour ne citer qu’eux.

Si les finances restent muettes, la marche à suivre est en revanche connue : « nous travaillerons, avec les associations et la communauté éducative, les horaires et les contenus de cette organisation après les élections des parents d’élèves le 12 octobre prochain, pour présenter un projet fin novembre, dans le respect des contraintes de la loi et du budget » annonce André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux.

Pour évaluer l’impact de la réforme des rythmes scolaires, la ville pourrait en outre créer un observatoire des rythmes scolaires et de l’enfant.

Pas si consensuel que ça – Mais l’opposition ne l’entend pas de cette oreille : « L’échantillon de parents ayant effectivement répondu aux questionnaires a été magnifiée. Ils ne sont pas 1000, mais 400 », avance Nicolas Moreau conseiller municipal PS aux affaires scolaires et membre de la FCPE, qui estime donc l’étude peu représentative.
Or, elle fonde toute la démarche isséenne actuelle.
Autre critique : les parents d’élèves auraient été insuffisamment informés, car il fallait télécharger les documents sur le site internet municipal pour se forger un avis éclairé. De concert avec d’autres membres de la FCPE locale, Nicolas Moreau regrette un verrouillage des débats, la non-prise en compte du projet d’organisation de l’année scolaire de la FCPE à Issy-les-Moulineaux et un manque d’ambition en ce qui concerne le futur accompagnement éducatif des enfants.

« Diminution drastique de la violence » – Georges Fontinos (2)

Vous avez participé à la Conférence nationale sur les rythmes scolaires en 2010/2011 et aux groupes de travail dédié aux rythmes scolaires lors de la concertation nationale sur la refondation de l’école cet été. Quels sont les différences et les points de convergence entre ces deux moments d’échange ?

La conférence nationale apparaît rétrospectivement comme une étape. Elle a permis une vaste sensibilisation de l’opinion publique. Mais je regrette que les 10 recommandations que nous avions présentées au ministre de l’éducation de l’époque, Luc Chatel, n’aient pas abouti. L’engagement politique de François Hollande et Vincent Peillon permet d’espérer une autre issue aujourd’hui. Entre ces deux concertations, le débat a avancé sur plusieurs points.

Les interlocuteurs et notamment, les syndicats, semblent par exemple se convertir à l’idée d’un temps d’enseignement adapté à l’âge des enfants. Au moins un syndicat enseignant n’est plus hostile à l’idée d’introduire des missions éducatives dans le temps de service des enseignants (ndlr : des activités différentes de la dispense d’un cours). Les lignes bougent aussi sur les projets éducatifs locaux, qui rassemblent tout le monde. L’aide personnalisée, telle qu’elle existe actuellement, devrait cesser, pour faire place à d’autres formes d’aide, comme le redéploiement des RASED.
Si nous nous orientons vers un enseignement adapté à l’âge des enfants, certains enseignants auront moins de travail : ils pourraient alors intervenir en dédoublement dans les classes pour venir en aide aux enfants les plus en difficulté pendant les cours, sans modification de leur temps de service.

Vincent Peillon a annoncé dans les Echos qu’il ne se battrait pas forcément pour réduire les vacances d’été. Est-ce que cela remet en cause la réforme des rythmes scolaires ?

Tout dépend du calcul qui est fait. La semaine de cours actuelle totalise 24 heures. Si on diminue la journée de cours d’une heure, tout en rajoutant le mercredi matin, on réduit le volume horaire annuel des élèves de 36 heures. Soit 7 jours, ce qui peut se faire en jouant sur une fin d’année un peu plus tardive ou une rentrée un peu plus précoce, sans altérer fondamentalement les vacances d’été ou le calendrier actuel. Et donc, sans rajouter du travail aux enseignants non plus.

Quels sont vos espoirs, à l’issue de cette concertation nationale ?

Le ministre de l’Education recevra le rapport le 9 octobre prochain à la Sorbonne et en retira ce qui l’intéresse. Mais je rappelle qu’en 1996, près de 2 millions d’élèves bénéficiaient d’un contrat d’aménagement du temps scolaire, reposant sur une forte interaction entre l’école et les animateurs périscolaires, au sein d’un même projet. Les contrats éducatifs locaux y ont malheureusement mis fin en 1998. Or, toutes les études menées sur ces aménagements des temps de l’enfant ont révélé une diminution drastique de la violence, car les enfants pratiquaient des activités nouvelles et se valorisaient ainsi à leurs propres yeux et aux yeux de leur entourage. Une nouvelle organisation des rythmes pourraient s’en inspirer.

Divers degrés de consensus à l’enquête (3)

Elle distingue plusieurs degrés de consensus :

  • Massif : (70 à 100% d’accord) :
    • le temps d’enseignement doit être adapté à l’âge de l’enfant
    • l’attention des enfants est variable en journée
    • la pause de midi ne peut être inférieur à 1h30
    • le temps de sommeil de l’enfant est important pour sa réussite scolaire
  • Majoritaire : (49.1% à 85.7%) :
    • 5h de cours maximum par jour
    • 23h de cours par semaine
    • prolongation de l’année scolaire jusqu’à la mi-juillet
    • nécessité de renouveler la gouvernance entre l’Etat, les collectivités, les enseignants et les familles
  • Nuancé : (30 à 89.3%) :
    • 2h d’accompagnement éducatif par jour
    • 9 demi-journées de cours au moins
    • 38 semaines de cours, avec une alternance de 7 semaines de cours +2 semaines de vacances

L’étude s’appuie sur plusieurs enquêtes ciblées :

  • auprès des parents d’élèves,
  • des médecins de ville,
  • des responsables de l’Education nationale,
  • des enseignants,
  • des citoyens,
  • des responsables de la ville.

« C’est une opération que nous avons pu mener dans un climat de confiance, grâce aux moyens déployés par la mairie. Quelque 1200 à 1300 parents ont répondu, 50% des médecins et 70% des enseignants aussi » se félicite Georges Fontinos. Il propose en conclusion de faire reposer le futur aménagement des rythmes scolaires isséen sur un PELIM : projet éducatif local d’Issy-les-Moulineaux.

Notes

Note 01 par Opinionway auprès de 1003 parents d’élèves et d’une cinquantaine d’enseignants du primaire Retour au texte

Note 02 Georges Fontinos est docteur ès géographie et membre du comité de pilotage de la conférence nationale sur les rythmes scolaires Retour au texte

Note 03 "Changer les rythmes scolaires à Issy-les-Moulineau, une réponse locale à une situation d’ "alerte" nationale" Retour au texte

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Commentaires

Rythmes scolaires : Issy-les-Moulineaux définit la semaine idéale pour la rentrée 2013

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Kwidk

06/10/2012 04h32

L’exemple de Vélizy-Villacoublay est très intéressant. Nous avons aménagé les rythmes scolaires depuis 1996 ! Calendrier négocié avec l’Education Nationale, tissu associatif ténu, de nombreux intervenants…

bv

08/10/2012 11h18

Tout ça semble intéressant mais il reste toujours un côté très obscur et qui ne demande qu’à être clarifié pour TOUTES les familles et quelque soit leurs CSP… QUI va financer le périscolaire le matin, le midi et le soir… puisque les journées de travail des parents ne se réduisent pas, les journées des enfants demeureront toujours aussi longues… avec un coût supplémentaire pour les classes moyennes sans doute !!!

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