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Nucléaire

Sûreté nucléaire ? La France peut mieux faire, juge la Commission européenne

Publié le 03/10/2012 • Par Olivier Schneid • dans : Europe

Le commissaire européen à l’Energie Günther Oettinger doit rendre public jeudi 4 octobre 2012 un rapport sur la sûreté du parc nucléaire européen. Selon des informations ayant filtré, le document épingle, à des degrés divers, l’ensemble des près de 150 réacteurs répartis dans 14 pays de l’Union , dont 58 en France. Il « n'apporte aucun élément technique nouveau », a réagi la ministre française de l’Energie, Delphine Batho. L’ONG Sortir du nucléaire y voit, elle, l’illustration que la France est le « cancre de la sûreté nucléaire européenne ».

Le rapport de la Commission européenne se fonde sur les audits nationaux réalisés dans chaque Etat membre concerné après l’accident de Fukushima (Japon), en les complétant de déplacements d’experts étrangers dans 43 sites. En France, ceux de Cattenom (Moselle), Chooz (Ardennes), Fessenheim (Haut-Rhin) et Tricastin (Drôme).

« Des centaines d’insuffisances » – Il se félicite que l’ensemble des pays imposent un rendez-vous exhaustif de sûreté au moins tous les dix ans – c’est le cas de la France avec la visite décennale préalable à toute prolongation de l’autorisation d’exploitation. Et, en guise d’appréciation globale, le commissaire Günther Oettinger qualifie la situation du parc nucléaire européen d’« en général satisfaisante », tout en regrettant « des centaines d’insuffisances » et en visant chaque Etat membre. Il est donc nécessaire « d’apporter des améliorations », conclut-il.

Le risque sismique et d’inondation pas assez considéré – Les 19 centrales françaises sont pointées du doigt. Elles affichent des carences sur 5 à 7 des 11 points de ce check-up européen. En particulier en matière de protection des équipements de secours à utiliser en cas de séisme ou d’inondation. La France est d’ailleurs visée par un manque de prise en compte du risque sismique, hormis pour les centrales de Saint-Alban (Isère), Flamanville (Manche) et Civaux (Vienne). La Commission lui recommande donc d’intégrer cet aléa pour les nouveaux réacteurs mais aussi les anciens à l’occasion de révisions. De même, elle demande à la France de s’aligner sur les critères – plus élevés – des autres pays en matière de probabilité d’inondation.

 La sûreté, une « exigence absolue »… – Ce rapport de la Commission européenne « n’apporte aucun élément technique nouveau par rapport aux conclusions déjà publiques des stress tests » réalisés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) , a commenté la ministre française de l’Energie Delphine Batho, interrogée mardi 2 octobre à l’Assemblée nationale lors de la séance des questions au gouvernement – la veille, par voie de communiqué, elle s’était aussi référée à une prise de position en avril 2012 de la Commission et du Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG) . « La sûreté est une exigence absolue, qui n’est pas négociable et pas conjoncturelle, a-t-elle poursuivi. La politique de la France, c’est l’élévation continue des normes et des exigences de sûreté. »

 … ou la France, « cancre de la sûreté » ? – L’appréciation est loin d’être partagée par l’ONG Sortir du nucléaire. Dans une réaction, mercredi 3 octobre, au rapport de la Commission, elle qualifie la France de « cancre de la sûreté nucléaire européenne ». Ce réseau d’associations dénonce un « décalage entre le message rassurant envoyé par EDF au moment des stress tests français en 2011 et les résultats de ce rapport », et il taxe « d’irresponsabilité » le comportement des autorités et des exploitants français qui « menace toute l’Europe », allusion aux centrales frontalières comme Cattenom ou Fessenheim.

Le coût de la sûreté – De son côté, lundi 1er octobre, Greenpeace avait notamment lu dans ce rapport la confirmation « qu’il va falloir aller bien au-delà de la fermeture de Fessenheim » et avait dénoncé le coût de plus en plus important pour le contribuable français de « l’acharnement » en matière de nucléaire. Allusion aux deux à 4 milliards d’euros nécessaires à une remise à niveau du parc national – dix à 25 milliards pour l’ensemble des pays européens concernés. L’ONG avait aussi regretté que la France n’ait pas intégré dans son analyse des risques d’origine humaine, comme la chute d’un avion ou une cyberattaque. Contrairement à l’Allemagne et la Belgique.

Du document de travail à la version définitive – Ce rapport de la Commission, accompagné de recommandations, devrait être soumis les 18 et 19 octobre aux chefs d’Etat et de gouvernement réunis en Conseil européen à Bruxelles. Mais certains avancent la possibilité d’un « nettoyage » entre le document de travail qui vient de filtrer, le texte exposé mercredi 3 octobre par le commissaire à l’Energie à ses collègues, celui rendu public jeudi 4 octobre, et la version définitive qui sera présentée aux Etats membres…

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