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SÉCURITÉ
Le centre d’alerte aux tsunamis enfin créé
Isabelle Verbaere | Actu prévention sécurité | France | Publié le 30/08/2012

Ce dispositif est opérationnel depuis le 1er juillet 2012. Mais les moyens pour alerter les élus locaux et les populations n’ont pas encore été déterminés.

« Tsunamis : un risque certain, une impréparation manifeste » : tel était le titre percutant du rapport remis par le sénateur (PS) de l’Aude Roland Courteau [1], en 2007.

Il aura fallu cinq ans pour que la principale des 15 préconisations qu’il suggérait à l’époque soit mise en œuvre : la création d’un centre d’alerte aux tsunamis [2]. Ce dispositif, dénommé Cenalt, géré par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), est opérationnel depuis 1er juillet.
Son périmètre de surveillance s’étend de la Méditerranée occidentale à l’Atlantique Nord-est.

Message en moins de 15 minutes… au ministère – En cas de séisme susceptible de générer un tsunami, le Cenalt enverra un message d’alerte en moins de 15 minutes au Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC) du ministère de l’Intérieur.

Comment les populations et les élus locaux concernés seront-ils prévenus ? La sécurité civile n’a pas encore tranché. « Je compte interpeller le ministère de l’Intérieur sur ce sujet, dans les prochaines semaines, lors des questions au gouvernement, annonce Roland Courteau. Le choix des vecteurs d’alerte – sirène, panneaux à message ou téléphone mobile – devra tenir compte de la vulnérabilité des zones littorales et des risques encourus ».

10 % des tsunamis en Méditerranée – La menace est particulièrement élevée en Méditerranée où une centaine de tsunamis ont été recensés, soit 10 % du total de ceux observés sur la planète.

Le risque pour les côtes françaises est lié notamment à la sismicité le long des côtes algériennes. Une simulation du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) montre qu’un tremblement de terre de magnitude 7,8, situé à 25 km au nord des côtes algériennes, provoquerait, une heure et demie après, des vagues de 3 à 4 mètres sur le rivage entre Marseille et Menton.

Informer – « Informer les populations des territoires les plus exposés aux comportements à adopter face à un tsunami est essentiel, conclut Roland Courteau. Au Japon, 120 000 personnes ont échappé à la mort, car elles savaient exactement comment agir, une fois l’alerte donnée ».

REFERENCES