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équipements sportifs

Le Mans redoute de voir le MMArena transformé en stade fantôme

Publié le 17/07/2012 • Par Jacques Le Brigand • dans : Régions

Au Mans, la communauté footballistique et les collectivités retiennent leur souffle. Rétrogradé de Ligue 2 en National en raison de comptes déficitaires, Le Mans FC a fait appel auprès du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) qui rendra sa décision jeudi 19 juillet 2012. En jeu : le devenir du stade flambant neuf dont la réalisation a largement fait appel aux deniers publics locaux.

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Le risque est réel de voir l’enceinte fermer ses portes si l’équipe devait évoluer à la reprise du championnat en troisième division. La sanction remettrait en cause tout le modèle économique. Le Mans FC a présenté à la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) un passif de trois millions d’euros. Une augmentation de capital d’un montant équivalent par ses actuels actionnaires dont le majoritaire, le président Henri Legarda, et la vente du siège pour 2 millions d’euros n’ont pas convaincu le 11 juillet 2012  le gendarme financier.

Les collectivités « sans cesse sollicitées » – Dès le lendemain, les trois collectivités qui ont participé au financement du stade sont montées au créneau. Dans une lettre adressée aux présidents de la Ligue et de la Fédération française de football, la ville, le département de la Sarthe et le conseil régional des Pays de la Loire demandent, dès lors que le club aura produit « des éléments complémentaires de consolidation financière », que les instances prennent en compte leurs efforts. « Nous sommes intervenus dans la réalisation du stade à leur demande, rappelle le maire socialiste Jean-Claude Boulard. Nous réclamons un jugement d’équité. La décision aura une valeur symbolique sur le lien de confiance entre les fédérations et des collectivités sans cesse sollicitées pour des équipements au profit de clubs sur lesquels elles n’ont pas la main. »

Le PPP plébiscité par le maire – Inauguré en janvier 2011, le stade de 25 000 places assises a coûté 104 millions d’euros financés dans le cadre d’une concession de 35 ans avec Vinci. La ville a apporté 31,48 millions d’euros (M€), le conseil général et le conseil régional 8,76 M€ chacun. Un accord de « naming » a également été conclu avec MMA : en contrepartie d’un chèque de 3 M€, l’assureur a obtenu qu’il soit baptisé MMArena. A cette facture initiale s’ajoute pour les quatre partenaires une contribution forfaitaire annuelle (sur dix ans pour MMA) de 1,332 M€ dont 1,032 M€ à la charge de la municipalité. Celle-ci supporte par ailleurs une clause « de l’aléa sportif » l’obligeant à verser au concessionnaire une indemnité si Le Mans FC ne joue pas en Ligue 1. Fixée lors de la dernière saison à 340 000 euros, elle a été révisée lors d’un conseil municipal fin juin à 450 000 euros dans l’hypothèse de son maintien en Ligue 2. Pour autant, Jean-Claude Boulard ne regrette rien du partenariat public-privé. « Vous imaginez si c’est nous qui l’avions entièrement financé, nous n’aurions plus de loyer. En même temps, aucun stade ne se construit aujourd’hui sans l’aide des collectivités. »

Trouver de nouvelles mannes financières – Dans les prochaines heures, le club va s’atteler à demander un nouvel effort à ses actionnaires, à vendre des joueurs et à trouver un terrain d’entente avec Vinci : ce dernier risque de devoir accepter de suspendre pour l’année à venir le versement des loyers du club (chaque match à domicile est facturé quelque 50 000 euros auquel s’ajoute un prélèvement de 15 % sur les recettes) s’ajoutant aux impayés de la saison écoulée.

Et la poisse poursuit décidément MMArena. Le concert de Johnny Hallyday qui devait s’y dérouler vendredi 13 juillet a été annulé en raison des trombes d’eau qui se sont abattues sur la pelouse en soirée. Dans le schéma initial, les grandes manifestations doivent générer 40 % des revenus de l’équipement? Là non plus, ce n’est pas gagné.

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Le Mans redoute de voir le MMArena transformé en stade fantôme

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indy.texto

25/07/2012 10h34

L’imprudence financière des elus locaux n’a d’egale que leur credulité. Comment un maire peut il se porter garant du résultat ( sportif) d’une entreprise privée comme un club de football dont on connaît le mode de gestion aventureuse ?
D’autre part, M Boulart aurait du se renseigner sur le montant final des frais financiers d’un contrat de partenariat public privé. Au Royaume Uni, pour les PPP venus à echeance, le resultat est catastrophique. ( voir le site psiru.org ).

Comment des responsables peuvent ils se fier à des « études » (?) menées par des agences de marketing sportif intéressées au 1er chef par ces depenses phenoménales? Et curieusement, contrairement au Royaume Uni, pas un laboratoire universitaire d’economie ne s’est interessé en France à cette folie du financement public des stades par des collectivités publiques.

indy.texto

26/07/2012 12h38

Les mesaventures du contrat de PPP MMAREENA signé par le maire du Mans du stade du Mans n’arrivent pas par hasard.
L’analyse du modèle economique du foot ball français illustre parfaitement l’habileté des financiers du foot

1) Les clubs de foot ont emis un postulat : ne rien risquer à long terme à savoir financer par emprunt bancaire un nouveau stade, ce qui les obligerait à s’adresser aux banques. En 2012 et devant la situation catastrophique des clubs, on voit mal les banquer prêter à des entreprises de spectacles en déficit structurel parce que largement plus de la moitié des recettes sert à satisfaire l’avidité financière des joueurs et de leurs innombrables agents et intermédiaires.
2) Seule porte de sortie, faire porter au secteur public – en lui promettants monts et merveilles – le maximum de de l’effort financier pour construire le stade . On ne compte plus les « etudes » de « marketing sportif « et les declarations fracassantes sur le stade de foot, « moteur economique » d’une ville. Or c’est une legende, aucune etude ne prouve une quelconque retombée d’un stade de foot sur l’activité economique d’une ville.
3) Au contraire, à chaque match, la ville depense beaucoup car le personnel communal est mis à très forte contribution. De plus, un club de foot aspire l’argent des supporters pour l’exporter hors de la region car les joueurs ont des comptes ouverts dans les paradis fiscaux et y deposent leurs salaires Les joueurs ne reinvestissent pas localement les salaires qui leur sont versés. Idem avec les tournées de spectacles divers et variés qui viendraient au stade du Mans. Enfin, vu la crise, les locaux qui vont au stade limitent leur depenses sur d’autres postes de loisirs par simple effet de substitution. Plusieurs etudes US montrent que la presence d’un stade dans une ville pompe l’argent d’autres secteurs d’activité et que ses retombées économiques sont négatives. D’autre part, l’emprise d’un stade sterilise des surfaces considerables sans oublier les parkings, accès qui servent très peu à savoir une fois tous les quinze jours pendant la saison.
4) Enfin, au plan economique et comptable, la réalité est implacable: avec ce système,; les impôts des contribuables manceaux servent à financer les salaires des joueurs du club.
5) On s’etonne que le maire du Mans ne se soit pas interessé à la ville de Grenoble ou son collègue Destot a sur les bras un stade qu’il a absolument voulu en pleine ville alors que le club local est en très mauvaise posture.

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