Déchets

Trivalis fait la promotion du compost « made in Vendée »

| Mis à jour le 22/07/2013
Par • Club : Club Techni.Cités

Le syndicat départemental produit un compost respectueux de la norme nationale, bien qu’issu de déchets ménagers résiduels et non de matières fermentescibles triées à la source.

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Peut-on produire un compost de qualité à partir d’un vrac de déchets de toutes natures ? Oui, selon les résultats des analyses menées par Trivalis. Le Syndicat mixte départemental d’études et de traitements des déchets ménagers et assimilés de Vendée vient en effet de passer avec succès l’épreuve « NFU 44 051 » : le compost issu de ses deux unités de traitement mécano-biologique (TMB) est largement conforme à la norme sur les amendements organiques définie par l’Afnor.

Les résultats d’analyses publiés fin juin 2012 apportent donc une certaine « sérénité » à Yves Auvinet, président du syndicat départemental, dans un contexte où « le TMB et le compost qui en est issu sont très discutés, aux niveaux français et communautaire ».
L’Union européenne pourrait en effet réserver le statut de « produit » aux seuls composts issus de biodéchets triés par les habitants ; ceux issus des poubelles « résiduelles » (soit le tout-venant dont ont été écartés les emballages et rebuts toxiques) seraient considérés comme des déchets. Autant dire disqualifiés.

Pour l’heure, Trivalis voit confortés la solution technique du TMB et son débouché agricole : une convention signée à l’été 2009 avec le conseil général et la chambre d’agriculture prévoit un écoulement local du compost issu du TMB, auquel est ajouté 20 % de compost produit à partir de déchets verts.

Les unités de compostage de Saint-Christophe-du-Ligneron (au nord-ouest vendéen, capacité de 55 000 t/an) et de Château d’Olonne (sud-ouest, 36 000 t/an), mises en service en novembre 2011, produisent environ 25 000 tonnes par an de compost, vendu au prix symbolique de 3 euros la tonne en polyculture céréalière.
Ces équipements, décidés par le conseil général qui avait renoncé, en 2004, à un projet d’incinérateur décrié par la population, ont mis fin à une massive exportation de déchets.

Commentaires

2  |  réagir

02/11/2016 06h32 - AnAlytikA

Les résultats de nos analyses conduisent à un avis bien différent de celui mentionné dans l’article de Laurence Madoui !!!
http://www.analytika.fr/investigations/st-christophe-du-ligneron/

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06/07/2012 10h13 - pop51

voila encore une manière de faire croire qu’un produit issu d’ordures devient un produit sain…
La NORME NFU 44051, à la différence de la norme NFU 44095 (issue de boues) à été réalisée en collaboration avec les grands industriels du marché (véolia, lyonnaise,etc..) donc vous pouvez donc être sûr à 100% que quasiment tous les produits passent cette norme. Les tolérances en teneurs de métaux lourds et pathogènes sont tellement hautes que mêmes des produits issus d’ordures passent sans problèmes!!! en plus c’est le fabricant qui se déclarent conforme à la norme et le tout sans contrôle externe…
avec de vrai contrôle certains s’aperçoivent maintenant que les produits ne sont pas exempt de tous problèmes d’où l’inquiétude qui monte en ce moment…
mais je fais entièrement confiance aux lobbying industriel actuel pour nous faire passer tous ces déchets pour un produit de très haute qualité…

ps: pour ceux qui souhaitent utiliser ces produits (surtout agriculteurs) avant épandage faites un prélèvement, envoyez le tout dans un laboratoire agréé COFRAC (environ 100€ )pour analyses agro+pathogènes et comparez les résultats avec la norme ET avec les teneurs références d’un organisme certificateur (ECOCERT par exemple…) ….surprise à la clé assurée..

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