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CULTURE

Avignon 2012 : Union sacrée des associations d’élus pour dialoguer avec l’Etat

Publié le 06/07/2012 • Par Hélène Girard • dans : A la une, France

Dix associations d’élus se réuniront en séminaire le 16 juillet 2012 à Avignon (Vaucluse) en marge du Festival d’Avignon. Pour la deuxième fois depuis 2010, elles cosigneront une déclaration commune, pour affirmer leur « solidarité » dans la conduite des politiques culturelles locales et leur volonté de « co-construire » une démarche avec l’Etat et les acteurs de la société civile. Les dix signataires se positionnent alors que s’amorce tout juste le dialogue avec la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui a présidé le 2 juillet son premier Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel (CCTDC).

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« Avignon 2012, Acte II ». Tel est le nom de code donné au séminaire qui réunira dix associations d’élus(1) le 16 juillet dans la cour du Cloître Saint-Louis à Avignon (Vaucluse).
Coordonnée par la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC), cette réunion donnera lieu à la signature d’une déclaration commune intitulée : « Pour une république culturelle décentralisée : l’engagement solidaire des collectivités territoriales ».

L’acte I s’était déroulé en 2010. Pour la première fois, les associations d’élus avaient alors signé un texte commun affirmant le rôle des collectivités de tous échelons dans la co-construction des politiques culturelles avec l’Etat.
Les élus portaient cette revendication avec d’autant plus de force qu’ils venaient d’obtenir de haute lutte que la culture (comme le sport et le tourisme) échappe à la suppression de la clause de compétence générale dans le cadre de la réforme territoriale engagée par le gouvernement précédent (loi du 17 décembre 2010, article 77).

Nouveau contexte – Cette année, le contexte a changé : les élus locaux ont un nouvel interlocuteur au ministère de la Culture, Aurélie Filippetti, qui reçoit sa feuille de route du nouveau président de la République.
De ce fait, même si l’exercice avignonnais sera sans doute moins symbolique que la première fois, il sera tout aussi « solennel », de l’avis des participants.
« Le contexte économique s’est aussi modifié, ajoute Philippe Laurent, président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Aurélie Filippetti sait bien que les prochaines années seront difficiles pour son ministère, qu’elle va devoir beaucoup argumenter face à Bercy et qu’il n’y a d’autres voies qu’un dialogue productif avec les collectivités. »

Les élus ont donc pris date en vue des prochaines réformes. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si dans le dernier numéro de sa lettre électronique « Echanges », la FNCC a republié in extenso les réponses que François Hollande avait faites en avril dernier à son questionnaire envoyé à l’ensemble des candidats à l’Elysée [lire l’encadré ci-dessous].

« Arc territorial de la culture » – Certes, chaque association attend logiquement que l’Etat prenne en compte les spécificités des collectivités qu’elle représente : le fait communautaire, métropolitain, la taille des villes, l’échelon départemental, la ruralité, etc.
«Nous rappelons à la nouvelle ministre qu’en matière de culture, aussi, les territoires ruraux existent, prévient, par exemple, Vanik Berberian, président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). L’offre culturelle en milieu rural ne doit pas se limiter aux seules manifestations estivales. »
De même, l’Association des présidents des communautés urbaines de France (Acuf) attend de l’Etat une meilleure compréhension du « fait intercommunal dans la culture »…

Mais, comme en 2010, la déclaration d’Avignon 2012 montrera à la ministre qu’elle a affaire à un « arc territorial de la culture », comme on le dit joliment à l’Assemblée des départements de France (ADF), qui rappelle au gouvernement que « les politiques culturelles locales sont majoritairement faites par les pouvoirs locaux, qui sont très solidaires dans ce domaine. »

« La culture est fondamentalement un secteur transversal », confirme Karine Gloanec-Maurin, présidente de la commission culture de l’Association des régions de France (ARF) et vice-présidente (PS) de la région Centre. Sur ce terrain, les différentes associations ont appris à se connaître et à travailler ensemble. Aujourd’hui, elles revendiquent cette union et parlent d’une même voix. »

Compétences partagées – La traduction la plus immédiate de cette implication commune des collectivités passe par les financements croisés. Considérés par les associations d’élus, et les créateurs, comme les garants de la liberté artistique et culturelle, ils constituent un levier opérationnel. Les associations d’élus réclament d’ailleurs une réflexion sur la clause de compétence générale.
Dans sa lettre à la FNCC, le candidat Hollande soulignait la nécessité d’une « nouvelle étape de la décentralisation », pour « clarifier les compétences tout en préservant la clause de compétence générale ».

« Les deux choses – clarification des compétences et clause de compétence générale – ne sont pas du tout antinomiques», plaide Karine Gloanec-Marin. Selon les territoires et selon les secteurs culturels, les chefs de file peuvent être différents.
« En tout état de cause, il faut mettre fin à la confusion qui règne actuellement. Cette situation est préjudiciable aux acteurs culturels de la société civile, qui ont le sentiment d’être face à une concurrence entre territoires et s’épuisent à remplir de multiples dossiers. D’une façon générale, le manque de visibilité sur les compétences des uns et des autres, et donc sur l’engagement des élus locaux, nuit à l’intérêt que peuvent porter les citoyens à ces questions. Ce n’est pas sans lien avec la montée de l’abstention électorale », estime-t-elle.

La demande de dialogue avec l’Etat est donc forte. Ce qui explique l’importance qu’attachent les élus au Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel (CCTDC) que préside le ministre de la Culture en exercice.

Mais ils attendent de l’Etat un positionnement et un rôle que ce dernier n’a pas encore vraiment adoptés. « L’Etat ne doit être ni prescripteur, ni normalisateur, estime l’Acuf. Nous attendons de lui qu’il soit un facilitateur, un support d’ingénierie de partenariat, et intervenir là où existe un foisonnement d’initiatives, dont le désordre peut nuire à l’efficacité».

Séances du CCTDC en région – « Nous ne sommes pas du tout dans un face-à-face, mais dans une logique de compétence partagée, souligne-t-on à la Fédération des villes moyennes (FVM). Ce que nous ne voulons pas, c’est que l’Etat dialogue uniquement avec nous depuis Paris. Pour une meilleure prise en compte des territoires dans les décisions de l’Etat, nous demandons que des séances du CCTDC se déroulent en région, ce qui serait une manière de rapprocher cette instance des territoires. »
Une idée qu’Aurélie Filippetti a accepté d’examiner lors du CCTDC du 2 juillet.

De même, la ministre a donné son feu vert à l’adjonction d’un bureau au CCTDC pour en définir en commun l’agenda et les ordres du jour. La FNCC plaide pour que le CCTDC ait la faculté de rendre des avis consultatifs sur les textes réglementaires en préparation. « Ce serait un progrès considérable, qui nous permettrait de dépasser le stade des discours généraux », plaide Philippe Laurent.

Promesses électorales du candidat Hollande et premiers chantiers du gouvernement Ayrault

Dans un courrier daté du 2 avril 2012, François Hollande avait répondu aux 15 questions posées par la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle. Il décrivait une politique culturelle basée sur trois piliers :

  • éducation artistique,
  • soutien à la création,
  • nouvelle étape de la décentralisation, en référence à l’acte III de la décentralisation envisagé pour ajuster, de façon globale, au-delà du seul champ culturel, les relations Etat-collectivités.

Concernant le premier point, il évoquait « un grand plan pour l’éducation artistique », dans le cadre d’une « éducation globale » (savoirs, sports, culture, etc.). Lors de son premier Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel (CCTDC), la ministre Aurélie Filippetti a indiqué que ce projet ferait partie de ses premiers chantiers. Confirmation en a été faite par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault dans son discours de politique générale, le 3 juillet, dans lequel il a annoncé la préparation de ce plan « dès la rentrée ».

Sur le deuxième point, le candidat Hollande avait promis une loi sur le spectacle vivant, sans autre précision. Là encore, la ministre a indiqué le 2 juillet au CCTDC que l’élaboration de ce texte serait à bientôt à l’ordre du jour. Le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault mentionne une « loi d’orientation » sur le sujet.

Par ailleurs, une première mesure financière a été annoncée le 29 juin par Aurélie Filippetti, avec le déblocage des crédits du spectacle vivant mis en réserve par le précédent gouvernement (6 %), soit 23,5 millions d’euros, dont 18,5 seront répartis en région.
La ministre l’a confirmé aux élus lors du dernier CCTDC.

François Hollande évoquait également le « deuxième acte de l’exception culturelle », à savoir la prise en compte de la création numérique avec la garantie du droit d’auteur, le partage « équitable » des revenus entre auteur, éditeur et diffuseur.
Cette promesse a été reprise par Jean-Marc Ayrault dans son discours de politique générale du 3 juillet, dans lequel il a indiqué la prochaine abrogation de la loi Hadopi, et son remplacement par un « nouveau cadre au premier semestre 2013 », garantissant droits des créateurs et accès aux oeuvres. »

Pour le troisième point, le candidat Hollande évoquait dan sa lettre à la FNCC « une nouvelle loi de décentralisation » : « cette loi contiendra une dimension culturelle. La mobilisation a été forte parmi les élus locaux, comme parmi les professionnels,pour préserver la clause de compétence générale dont la suppression était prévue dans la loi de décembre 2010. Aussi, avec la part très importante des financements des collectivités locales dans la dépense publique pour la culture, il faut aujourd’hui établir un réel dialogue équitable entre l’Etat et les collectivités territoriales. »

Ce dialogue a été amorcé le 2 juillet avec le premier CCTDC présidé par Aurélie Filippetti. Très remarquée et saluée par les participants, la présence d’Eric Jalon, Directeur Général des Collectivités locales, a été interprétée comme un signal de la prise en compte de la culture dans l’élaboration du futur acte III de la décentralisation.

Toujours dans son courrier à la FNCC, le candidat Hollande évoquait quelques autres chantiers :

  • un « grand programme de restauration du patrimoine »
  • l’extension des missions du Centre national du livre (CNL) au soutien des librairies indépendantes et à la numérisation des fonds
  • l’intégration de la culture scientifique à la politique culturelle de l’Etat
  • une meilleure prise en compte des jeunes musiciens, avec de « nouvelles clés de répartition des ressources en prenant davantage en considération les musiques vivantes et les musiques actuelles »
  • une révision des articulations entre culture et tourisme, pour qu’elles « soient refondés sur des bases qui ne soient pas que mercantiles »

Notes

Note 01 Les dix associations sont la Fédération nationale des collectivités territoriales (FNCC), l’Assemblée des départements de France (ADF), l’Assemblée des régions de France (ARF), l’Association des maires de France (AMF), l’Association des maires ruraux de France (AMRF), l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), la Fédération des villes moyennes (FVM), l’Association des petites villes de France (APVF), l’Assemblée des communautés de France (ADCF) et l’Association des présidents de communautés urbaines de France (ACUF). Retour au texte

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Avignon 2012 : Union sacrée des associations d’élus pour dialoguer avec l’Etat

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ALIMAS

09/07/2012 10h34

(09A819A01). LA VIE EST UN BIEN PERDU QUAND ON NE L’A PAS VÉCUE COMME ON L’AURAIT VOULU (ÉMINESCU). La culture pour tous est ce reste pour les autres, quand on n’a tout perdu, c’est-à-dire la vie. Qu’aurais-je fais ou que serais-je vraiment, si j’avais su en tout ou partie avant, ce que je veux, ce que je sais et ce que je peux savoir et ou faire-savoir et faire et ou faire-faire maintenant ? Certes, il faut développer des systèmes d’accessibilité, d’acquisition et de consommation de la culture pour tous, mais aussi, instruire, éduquer et former les individus à être les acteurs de la culture de demain, pour eux-mêmes et pour les autres, présents et à venir. Chaque être humain, durant son passage sur terre, peut laisser une trace pour ceux qui vont venir.

1). Pour le plus grand nombre d’entre nous, nous disparaîtrons dans les profondeurs de l’oubli, parce que nous n’aurons laissé aucune empreinte, ni aucune trace ou mémoire et en particulier, aucun écrit de notre existence et ou de notre vie. Les traces de soi, de quelque nature qu’elles soient, permettent la transmission de soi avec son lot de vérités mais aussi, si l’on n’y prend pas garde, son lot d’obstructions, de détestations, de frustrations, de mensonges, de délations, de mystifications, de manipulations, de dissimulations, de falsifications, etc. … et de médisances, concernant les générations passées, présentes et à venir.

2). Hélas ! Pour le plus grand nombre d’entre nous, nous n’échapperons pas au sort terrible du commun des mortels qui veut qu’après notre mort, nous redevenions des anonymes. Ainsi, en même temps que la vie, nous perdons toute espèce d’individualité ou, au sens propre, de personnalité. De ce qui précède, la culture n’a de sens que si et seulement si, chacun contribue à enrichir le patrimoine culturel pour les générations à venir. Il est important de consigner et d’actualiser dans tout type de média, d’une part, les textes fédérateurs de sa propre pensée et, d’autre part, les récits de situations et ou d’événements déterminants ou ayant déterminé, avec ou sans approbation, tout ou partie de son identité, de sa personnalité, de sa vie et de son existence.

3). Soyez attachés, vigilants et toujours attentifs, à transmettre de génération en génération, par la parole et ou l’image et ou l’écrit, la mémoire et l’histoire des êtres et des choses, fondateurs et ou fondatrices de vos vies, de vos espérances et de vos existences. Bien des déconvenues, velléités et ou jalousies auraient pu ou pourraient être évité(e)s, si les protagonistes laissaient ou avaient laissé des traces de leur passage, non entachées de mystères, de mensonges, de manipulations, de doutes ou de nullité.

4). Tous, nous voulons plus et mieux pour soi-même, mais nous sommes et seront peu, à savoir et pouvoir être et faire plus et mieux, par soi-même. Chaque être humain naît, vit et meurt entouré de vivants et de disparus, à partir de biens et de choses du monde pour tous et celui du monde à soi, que tout un chacun se construit, tout au long de sa vie. L’être humain est confronté à des défis majeurs tels que l’éducation, l’instruction, la formation, la santé et le travail sa vie durant, permettant à tous les mortels de vivre et d’exister ensemble à partir de SAVOIRS de base proprement dit (LIRE, ÉCRIRE, PARLER, COMPTER … dans une seule ou plusieurs langues) pour apprendre les SAVOIR-FAIRE, SAVOIR-ÊTRE, SAVOIR-VIVRE et dans une mesure plus marginale, FAIRE-SAVOIR et SAVOIR FAIRE-FAIRE.

5). Chaque personne doit vouloir, savoir et pouvoir accéder, acquérir, participer, contribuer, communiquer, s’informer, etc. … par lui-même avec le monde pour tous, pour construire son monde à lui, à partir du monde pour tous. Sa propre éducation, son instruction, ses apprentissages de base, sa formation permanente, sa santé et son travail sa vie durant, seront assujetties à ses propres capacités, aptitudes, prédispositions, croyances et savoirs à soi pour accéder aux connaissances pour tous. Ses acquisitions de biens et de savoirs ((savoirs de base proprement dit : Lire, écrire, parler, compter, calculer, etc. … dans une seule ou plusieurs langues), savoir-faire, savoir-être, savoir-vivre, etc. …) ainsi que ses expériences, compétences, ressources réelles ou différées (financières, matérielles, temporelles, physiques, manuelles, intellectuelles, naturelles, culturelles, cultuelles, etc. …) et celles de sa famille, s’élaborerons tout au long de sa propre vie à partir et de façon inégale : D’éducation, d’instruction, de formation, d’acquisition, d’aspiration, d’ambition, de conviction, de déduction, d’émotion, d’estimation, d’évaluation, d’imagination, de pulsion, d’impulsion, d’inclination, d’attraction, d’interprétation, d’intuition, d’observation, de prémonition, de prévision, de supputation, de vision, etc. … etc. …

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