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gouvernement

Quatre nouveaux ministres pour un remaniement très politique

Publié le 22/06/2012 • Par avec l'AFP Arnaud Garrigues Agathe Vovard • dans : Dossiers d'actualité, France

Le gouvernement Ayrault 2 compte depuis jeudi 21 juin 2012 quatre nouveaux ministres. Des membres de la première équipe changent d'attribution comme Delphine Batho (Ecologie) ou Nicole Bricq (Commerce extérieur), après un mini-remaniement plus politicien que technicien, consécutif aux législatives.

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Plus fourni mais toujours paritaire : le gouvernement Ayrault 2, annoncé jeudi 21 juin 2012 à 20H50, comporte 38 membres (19 hommes et 19 femmes). Sans surprise, ce nouveau gouvernement n’a pas subi de bouleversements, 24 des 34 ministres du gouvernement qui briguaient un mandat de député ayant décroché la victoire et ainsi rempli la condition posée par Jean-Marc Ayrault pour prolonger leur bail dans son équipe.

Ce remaniement limité a toutefois permis de réparer quelques erreurs de casting et a vu certains ministres changer d’attribution.

Changement surprise au ministère de l’Ecologie : Delphine Batho succède à Nicole Bricq

Nicole Bricq, jusqu’à présent ministre de l’Ecologie, de l’énergie et du développement durable, hérite du portefeuille du Commerce extérieur, non pourvu dans le précédent gouvernement malgré un déficit extérieur record atteint en 2011. Mme Bricq, 65 ans, n’aura passé qu’un peu plus d’un mois à ce ministère.

L’annonce de son départ constitue la principale surprise de ce remaniement et a déclenché une multitude de commentaires, par communiqué ou sur les réseaux sociaux, de la part de la multitude d’acteurs concernés par ces thématiques.

Une des hypothèses les plus fréquemment évoquées quant à ce départ soudain est liée à la prise de position de Nicole Bricq sur le dossier des forages du groupe pétrolier Shell au large de la Guyane. Sa volonté de s’y opposer et de bloquer des projets extrêmement coûteux mais dont l’impact sur l’environnement reste mal connu a entraîné un lobbying intense de la part de Shell, de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), et du Medef, auprès des ministères de l’Ecologie et du Redressement productif, ainsi que de Matignon et même de L’Elysée, comme l’explique le journal Le Monde
Les élus guyanais, qui attendent d’importantes retombées économiques et fiscales de l’exploitation de ce gisement de pétrole  sont également montés au créneau pour s’opposer à la ministre.

Ainsi, à contre courant des prises de positions de Nicole Bricq, le gouvernement a finalement annoncé jeudi 21 juin la signature des arrêtés préfectoraux que Shell attendait pour pouvoir continuer son projet de forage.
« Que s’est-il passé pour qu’en 8 jours à peine les autorités françaises passent d’une décision de remise à plat de tous les permis à celle de délivrer les autorisations nécessaires à Shell ? », s’interrogent plusieurs organisations environnementales (1) dans un communiqué. « La plus grande transparence doit être faite sur les raisons avancées pour justifier ce revirement », ajoutent-elles.

C’est donc Delphine Batho, jusqu’alors ministre déléguée à la Justice, qui lui succède dans ce ministère qui garde le même périmètre.
De son côté, Mme Batho, 39 ans, étoile montante du PS et proche de Ségolène Royal, s’accommodait très mal de la tutelle de la garde des Sceaux, Christiane Taubira.
Elle a surtout travaillé au Parti socialiste sur les questions liées à la sécurité et aura fort à faire pour découvrir ses nouvelles thématiques et organiser la grande conférence environnementale – prévu pour juillet mais qui pourrait être reportée à septembre, du fait de ce changement de ministre – ainsi que le débat sur la transition énergétique promis lors de la campagne présidentielle par François Hollande. 

Thierry Repentin, ministre délégué à la Formation professionnelle et à l’apprentissage : une nouvelle tête pour des dossiers de poids

Le nom de Robert Hue circulait depuis plusieurs jours, mais c’est finalement Thierry Repentin qui obtient le portefeuille de la Formation professionnelle et de l’apprentissage, rattaché au ministère de l’Emploi.
Une surprise donc, à plusieurs titres, car le sénateur de Savoie de 49 ans – également conseiller général du Canton de Chambéry nord, adjoint au maire de la commune de Sonnaz et qui fut président de la communauté d’agglomération de Chambéry métropole, adjoint au maire de Chambéry et vice-président de l’Assemblée des communautés de France – est plutôt connu dans le domaine du logement.
Conseiller technique au ministère délégué au Logement de 1997 à 2001, il a été responsable du pôle habitat et politique de la ville lors des campagnes présidentielles de Ségolène Royal et de François Hollande. Il est surtout, aujourd’hui, président de l’Union sociale pour l’habitat (USH)…

Des défis de taille l’attendent pourtant pour ce ministère qui avait été quelque peu oublié dans le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault – à l’annonce des différents ministres, Michel Sapin n’avait pas dans ses attributions la formation professionnelle.

Un des dossiers urgents consistera à déminer la crise que connaît l’Afpa. L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes est en effet au bord de la cessation de paiement et vit une mutation difficile depuis l’ouverture à la concurrence du marché de la formation en 2009.

Décentralisation de la formation – Le nouveau ministre doit aussi se mettre rapidement au travail pour préparer la conférence sociale des 9 et 10 juillet. Il devra enfin s’atteler à la préparation du nouvel acte de la décentralisation. Un document préparatoire de l’Association des régions de France (ARF) dévoilé par le site www.lafusionpourlesnuls.com détaille en effet deux scénarios envisagés concernant la décentralisation de la compétence emploi/formation.
Selon le premier scénario (pour lequel les membres de la commission formation de l’ARF se sont prononcés à l’unanimité), la région co-piloterait avec l’Etat le service public régional de l’emploi, gèrerait les contrats aidés, coordonnerait la politique de formation des personnes au RSA, gérerait le financement et le pilotage des missions locales ; les contrats d’objectifs et de moyens (COM) apprentissage seraient supprimés, etc.

Selon un deuxième scénario, la région piloterait le service public régional de l’emploi et assurerait l’accompagnement et le placement dans l’emploi, avec les équipes de Pôle emploi mises à disposition ; Pôle Emploi serait rescindé en deux ; la fonction de placement et d’accompagnement vers l’emploi serait transférée aux régions, etc.

Anne-Marie Escoffier, nouvelle ministre déléguée à la décentralisation

Déjà représentés par Christiane Taubira et Sylvia Pinel, qui hérite d’un ministère plein (Artisanat, Commerce, Tourisme), les Radicaux de gauche voient leurs rangs s’étoffer dans le gouvernement avec la nomination d’Anne-Marie Escoffier, ancienne préfète de 69 ans, comme ministre déléguée à la Décentralisation.
La suppression des conseillers territoriaux sera sa « priorité absolue » a-t-elle déclaré vendredi 22 juin à Radio Totem, radio régionale diffusant dans le Sud-Ouest.

« Dans les engagements qui ont été pris par le président de la République, la réforme des conseillers territoriaux était une des priorités, donc elle sera ma priorité absolue, pour essayer de trouver un dispositif qui soit un peu plus porteur pour l’ensemble du territoire, et qui soit plus respectueux des besoins des uns et des autres », a dit Mme Escoffier, par ailleurs sénatrice PRG de l’Aveyron.

Dans un communiqué assez inhabituel, Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, de la réforme de l’Etat, et de la fonction publique, s’est félicité de l’arrivée « d’une ministre déléguée à mes côtés. En tant que députée, je me réjouis qu’Anne-Marie soit sénatrice, sa connaissance du Palais du Luxembourg nous permettra de travailler plus efficacement à la Réforme de l’Etat par la décentralisation ».
Leur première rencontre ce matin au ministère n’a cependant pas directement portée sur la décentralisation, mais « sur l’urgence de conforter les investissements des collectivités », indique la ministre, qui précise que « Anne-Marie Escoffier a accepté de porter ce dossier à mes côtés et fera des propositions dans les semaines qui viennent ».

Et aussi …

Critiquée par certains de ses collègues au gouvernement, la documentariste Yamina Benguigui ne conserve plus que la Francophonie et perd le portefeuille des Français de l’étranger, confié à la sénatrice Hélène Conway. Déjà sénatrice des Français de l’étranger, Mme Conway, 51 ans, va connaître sa première expérience gouvernementale.

Le député-maire PS de Laval (Mayenne), Guillaume Garot, devient ministre délégué à l’Agroalimentaire, auprès du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.
Avant de conquérir en 2007 le fief de l’ancien ministre UMP François d’Aubert et de devenir le premier député de gauche élu en Mayenne dans un scrutin majoritaire, M. Garot avait activement participé à la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007. Il avait auparavant travaillé aux côtés de Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë à Paris.

Benoît Hamon reste ministre délégué mais hérite de la Consommation, en plus de l’Economie sociale et solidaire. Le ministre Stéphane Le Foll s’occupera aussi de la Forêt.

Le gouvernement compte désormais 20 ministres et 18 ministres délégués, contre respectivement 18 et 16 dans l’équipe Ayrault 1, qui avait été nommée le 16 mai au lendemain de la prise de fonctions de François Hollande à l’Elysée.

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Notes

Note 01 Notamment France Nature Environnement, WWF, Greenpeace, Oceana, la Fondation Nicolas Hulot, et Guyane Nature Environnement Retour au texte

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Commentaires

Quatre nouveaux ministres pour un remaniement très politique

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Un contribuable

25/06/2012 11h46

Ces dépenses sont-elles vraiment nécessaires ? Ou bien s’agit-il de faire plaisir à un maximum de personnalités et alliés socialistes ?

Avec 2 ministres et 2 ministres délégués de moins que ce gouvernement Ayrault 2, le gouvernement Ayrault 1 coûtait déjà plus cher aux contribuables que le dernier gouvernement Fillon (et ce malgré la baisse des rémunérations annoncée). Les coûts ministériels vont donc exploser, surtout si on prend en compte les frais inhérents à chaque ministère, en personnel, en frais de transport, de représentation, de fonctionnement, de locaux, etc…

Ne se moque-t-on pas des français en embauchant autant de ministres ?

ALIMAS1

27/06/2012 04h34

(09A711A01). UN SIGNE FORT POUR LES (DRH) … ! La baisse de 30 % des indemnités des membres des gouvernements AYRAULT1 et 2, est, nous dit-on, une mesure symbolique ! Certes, mais elle aura permis au (PS), une fois de plus, de tromper l’opinion publique car on nous apprend, que le coût global de fonctionnement des gouvernements AYRAULT, serait supérieur au coût global de fonctionnement des gouvernements FILLON … puisqu’ils en ont augmenté le nombre … !
Cependant, pour être objectif, cette formule ouvre une porte pour la relocalisation des entreprises. Il suffira de laisser accroire que la baisse des coûts de personnel, favorisera l’emploi. Les patrons n’ont plus qu’à suivre ce modèle. Dites-vous bien que c’est exactement ce qui va se passer. Arnaud MONTBOURG va construire le redressement productif sur ce modèle-là. Les relocalisations vont pouvoir s’engager … !

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