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  • Les acteurs territoriaux de l’éducation fustigent le manque de concertation sur les rythmes scolaires

éducation

Les acteurs territoriaux de l’éducation fustigent le manque de concertation sur les rythmes scolaires

Publié le 22/06/2012 • Par Stéphanie Marseille • dans : France

Fervente partisane d’une abrogation de la semaine des 4 jours secs en primaire, l'association des directeurs de l'éducation des villes (Andev) s’insurge contre les déclarations intempestives du ministre de l’Education Vincent Peillon. "Où est la concertation promise ?" scande le réseau.

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« Nous avons entendu plusieurs annonces sur les rythmes scolaires, sur la pré-rentrée, et maintenant, sur les vacances de la Toussaint 2012. Elles semblent partir dans tous les sens. Les recadrages opérés par Jean-Marc Ayrault nous rassurent, mais il en est déjà au deuxième », relève Anne-Sophie Benoit, présidente de l’association de responsables territoriaux de l’éducation Andev.

De concert avec le réseau français des villes éducatrices, l’Andev a fait partie des promoteurs de l’Appel de Bobigny, qui prône un respect des rythmes de l’enfant.
L’an passé, le réseau a participé aux travaux menés par la Conférence nationale sur les rythmes scolaires.

Reconnaître le savoir-faire des territoires – Reçu le 13 juin dernier au ministère de l’Education, le réseau rappelle ses priorités dans un communiqué :

  • la mise en place d’un cadre national et sa déclinaison concertée à l’échelon local,
  • la prise en compte du temps de l’enfant dans sa globalité,
  • un temps de service public national d’éducation augmenté et articulé (Etat et collectivités),
  • la reconnaissance du savoir-faire des territoires pour une mise en œuvre réussie des politiques éducatives concernées.

En accord sur le fond avec les mesures annoncées, le réseau s’inquiète d’une précipitation qui nuirait à la démarche de changement de rythmes scolaires et souhaite que les contraintes et la voix des collectivités soient prises en compte.

Hausse de 15 % pour les budgets des collectivités – « Il a suffit que le Conseil supérieur de l’éducation rende un avis et tout de suite, on distribue des segments de décision, sans consulter les collectivités », dénonce Anne-Sophie Benoit, qui enfonce le clou : « Ces annonces sporadiques renvoient une image de mépris des collectivités locales, alors même qu’il nous incombera de mettre la démarche en œuvre. Or, revenir à une semaine de 4,5 jours en 2013 se traduira par une hausse de 15 % de nos budgets, car les villes prendront en charge plus de repas scolaires et plus d’activités périscolaires. »

Autre pomme de discorde : la mention d’une pause méridienne de 90 minutes minimum, annoncée dans une lettre aux enseignants, dans la circulaire pour la rentrée 2012 – texte qui devrait paraître dans les jours qui viennent selon le ministère.
La question illustre d’ailleurs le dilemme qu’affronte le réseau : « Là encore, l’Andev est favorable à ce que la pause méridienne devienne un temps éducatif plein et entier. Mais s’agit-il ici de reporter l’aide personnalisée le matin ou le soir, ou bien encore d’obliger les communes à élargir la pause méridienne à deux heures, sans autre considération, ou bien enfin de supprimer cette aide personnalisée, par ailleurs décriée par certains ? Aucune de ces trois hypothèses ne nous semble satisfaisante. »

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