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Xavier Guiomar : « Producteurs, citoyens, élus doivent faire alliance »

Publié le 11/06/2012 • Par Isabelle Verbaere • dans : Dossiers d'actualité

Xavier Guiomar, chercheur à Agro Paris Tech, s’intéresse à l’impact des politiques locales sur l’agriculture : dans quelle mesure celles-ci l’orientent-elle vers la durabilité et la proximité ?

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Pourquoi de plus en plus de collectivités se réapproprient-elles les enjeux agricoles ?

Pour plusieurs raisons. D’abord, certaines d’entre elles ont ouvert la voie depuis de nombreuses années. Je pense à Périgny-sur-Yerres (Val-de-Marne), qui a créé un lotissement maraîcher « agrotouristique » dès 1977. Plus de trente ans après, on y pratique toujours le maraîchage et les enfants ont repris les exploitations de leurs parents.
Ces pionnières ont beaucoup fait évoluer les pratiques, les politiques et les outils réglementaires en faveur de l’agriculture périurbaine.
Ensuite, les nouvelles préoccupations environnementales et alimentaires vont dans le sens d’une réappropriation locale des enjeux agricoles, a fortiori autour des villes.
Enfin, le désengagement de l’Etat de l’aménagement du territoire pèse beaucoup dans cette relocalisation. Les orientations actuelles de la politique agricole commune aussi. En effet, la PAC soutient peu le maraîchage ou l’arboriculture, filières les plus en prise avec les circuits courts et les plus emblématiques dans le paysage périurbain.

Comment les élus peuvent-ils associer habitants et agriculteurs ?

La construction d’une gouvernance locale de l’agriculture commence souvent par une petite réalisation concrète qui fait bouger les lignes. L’introduction d’un produit local à la cantine, même une fois par semaine, peut ouvrir une brèche. Soit l’agriculteur, soit les parents, soit les deux peuvent se dire « pourquoi n’irions-nous pas plus loin », en organisant des visites de la ferme pour les enfants ou en créant une association de maintien de l’agriculture paysanne ?
Des alliances bi- ou tripartites peuvent ainsi se former entre la collectivité, les citoyens et les producteurs. Et un danger extérieur d’urbanisation peut souder l’ensemble de ces acteurs pour préserver les surfaces agricoles.
L’animation et la médiation peuvent ensuite faire évoluer ces liens vers une charte d’engagements réciproques prenant les habitants à témoin. Des outils, comme les agendas 21 et les schémas de cohérence territoriale incitent aussi les collectivités à sortir des politiques sectorielles et à intégrer l’agriculture dans leur projet de territoire, avec tous les acteurs et tous ses enjeux.

Comment les activités peuvent-elles solidement s’enraciner ?

La stratégie purement défensive des terres agricoles ne peut pas résister à de puissants projets d’urbanisation à forte valeur ajoutée économique. Les collectivités doivent donc aider l’agriculture périurbaine à développer ses services aux citoyens – protection de la biodiversité, identité du territoire, qualité des paysages, valorisation des déchets.
Cette dimension multifonctionnelle lui assurera légitimité et pérennité. Venir en appui de l’agriculture biologique en circuit court fournit une réponse aux attentes urbaines vis-à-vis de l’environnement, de la santé et de l’alimentation. Lorsque les habitants d’un territoire se sont « approprié » les trois hectares du maraîcher voisin, parce que celui-ci répond à leurs besoins de nature en ville et de lien avec le producteur, il devient beaucoup plus difficile de l’exproprier. Surtout si la collectivité a elle-même déjà investi dans l’équipement et la valorisation de la zone agricole.

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