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Créer et maintenir l’activité à la périphérie des villes

Publié le 11/06/2012 • Par Isabelle Verbaere • dans : Dossiers d'actualité

L’accompagnement des collectivités territoriales au secteur agricole est multiforme : soutien à l’investissement, à l’accès au foncier, à la commercialisation…

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Différents outils sont mis en œuvre par les collectivités pour soutenir les agriculteurs périurbains. Une stratégie de type gagnant-gagnant se dessine. Cette aide se concentre en effet plus particulièrement sur les porteurs de projet qui répondent aux attentes de durabilité et de proximité du territoire. De même, l’appui à l’installation de nouveaux agriculteurs paraît central pour pérenniser l’activité.

Les aides financières directes – Certaines collectivités apportent un soutien financier aux investissements tels que la construction de serres ou de chambres froides. Le département du Rhône subventionne à hauteur de 70 000 euros l’association « Fontaine à lait » pour l’installation de onze distributeurs de lait en libre-service, approvisionnés par les producteurs locaux.
D’autres mettent en place des dispositifs d’intervention foncière en collaboration avec la société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer).

L’Ile-de-France fait figure de pionnière. Depuis sa création, en 1976, l’Agence des espaces verts (AEV) a participé à l’élaboration de 75 périmètres régionaux d’intervention foncière (Prif) agricoles, répartis sur près de 37 500 hectares, dont plus du tiers ont été définitivement acquis par la région. Ces terres sont louées à une centaine d’exploitants.

La communauté urbaine de Nantes (24 communes, 590 000 hab., Loire-Atlantique) s’est, elle, engagée depuis 2000 avec la chambre d’agriculture dans la reconquête des friches agricoles, qui occupent un cinquième de la surface agricole de la métropole, soit 3 700 hectares. Les partenaires ont lancé un plan d’action pour rétablir l’usage agricole de ces espaces, fortement convoités par les promoteurs. L’intercommunalité finance jusqu’à 100 % les actions de défrichage portées par des groupes de producteurs et de propriétaires.

La création de marque territorialisée – Instaurer une marque territorialisée a pour principal objectif d’inciter les citoyens à soutenir les agriculteurs de proximité en achetant des produits locaux. Le développement de la consommation engagée constitue un élément favorable.

Entre Lyon (Rhône) et Saint-Etienne (Loire), sept communautés de communes (78 communes, 160 000 hab.) ont créé, en 2007, la marque « Le lyonnais, monts et coteaux ». L’association porteuse de la marque compte aujourd’hui 123 adhérents, dont 80 agriculteurs et 31 restaurateurs qui se sont engagés à servir en permanence des produits locaux ainsi référencés ou issus du territoire mais qui ne relèvent pas encore de cette marque.

De son côté, la Fédération des parcs naturels régionaux (PNR) a également développé une marque. Pour s’en réclamer, les agriculteurs installés sur le territoire d’un parc doivent souscrire à une charte et observer un cahier des charges précis. Dans l’Avesnois (Nord), un jus de pomme devra ainsi être issu d’un verger de haute tige pâturé par les moutons. A ce jour, plus de 150 produits, services ou savoir-faire sont estampillés de la marque Parc naturel régional.

L’appui logistique – Création d’un réseau d’irrigation, remise en état des chemins et des fossés…, différents aménagements de l’espace agricole sont réalisés par les collectivités et les intercos pour faciliter le quotidien des exploitants.

La communauté d’agglomération Marne et Gondoire (16 communes, 56 000 hab., Seine-et-Marne) a installé une quinzaine de panneaux routiers à l’emplacement de « points chauds » localisés par les agriculteurs. Leur objectif : inciter les automobilistes à prendre patience lorsqu’ils sont coincés derrière un tracteur. Une plaquette a également été distribuée aux services de la voirie pour les sensibiliser aux aménagements à éviter, comme les terre-pleins.

Autre exemple : depuis 2008, une zone agricole protégée (ZAP) de 240 ha a été créée à Vernouillet (10 000 hab., Yvelines). Afin de sécuriser cet espace exposé aux vols et dégradations, des fossés ont été creusés et des clôtures installées à l’automne 2010. Le coût de l’opération, 30 465 euros, est financé à 40 % par le programme européen Leader et la région Ile-de-France.

Enfin, pour améliorer le quotidien de ses agriculteurs, la communauté de communes Berg et Coiron (14 communes, 9 100 hab., Ardèche) les a aidés à créer un groupement d’employeurs et un service de remplacement, à rédiger les statuts des deux associations et à décrocher des subventions. Les exploitants peuvent faire appel à du personnel lors de surcharges de travail ou en cas d’absence (congés, formation, maladie…). Vingt agriculteurs sont ainsi regroupés, trois salariés se succèdent pour les aider ou les remplacer.

Créer des débouchés – Les collectivités disposent de différents leviers pour doper les revenus des agriculteurs, dont le plus puissant est la restauration scolaire. Salon-de-Provence (42 440 hab., Bouches-du-Rhône), par exemple, est l’une des premières communes en France à avoir, dès 2008, intégré durablement des produits bios du terroir dans ses menus.

« Au regard des 3 200 repas quotidiens, nous avons d’abord calculé nos besoins en légumes en fonction des saisons, détaille Emmanuelle Cosson, directrice de la restauration collective. Nous avons ensuite inclus ce plan de culture dans notre marché public. Un producteur local bio a été retenu, auquel nous achetons aujourd’hui 600 kg de légumes par mois. »

Autre moyen d’action pour soutenir les circuits courts, la création de sites de vente directe. La communauté du pays d’Aix (34 communes, 333 000 hab., Bouches-du-Rhône) a installé, en 2010, un marché provisoire de producteurs en louant un parking au cœur de l’une des plus vastes zones commerciales d’Europe, Plan de campagne. Porté avec la chambre d’agriculture, ce marché connaît depuis un succès impressionnant. Ouvert de début mai à fin octobre, il attire jusqu’à 2 000 clients par jour.

Enfin, le soutien au développement des filières agromatériaux et biomasse constitue un enjeu important. La communauté d’agglomération Deux Rives de Seine (12 communes, 90 107 hab., Yvelines), dont les surfaces agricoles sont polluées par les boues d’épandage, teste la plantation de miscanthus sur 15 ha. Cette graminée vivace, qui tolère les sols chargés en métaux, présente une très forte productivité. L’intercommunalité espère étendre sa culture sur 150 à 200 ha pour atteindre les seuils de rentabilité de la filière.

« Les exploitations sont fragilisées »

Léo Tyburce, animateur de l’Association pour un développement agricole durable en Seine aval

Depuis mars 2009, 16 communes de Seine aval sont réunies dans un programme européen Leader, axé sur la création de liens durables entre les mondes agricole et urbain. Le territoire du projet, qui compte encore une trentaine d’exploitations, est au cœur d’une opération d’intérêt national [OIN], source de pression foncière considérable. Des espaces agricoles situés sous l’emprise de l’OIN pourraient être aménagés. Cela précarise l’outil de travail et menace la viabilité des fermes à moyen terme. En dessous du seuil de 20 % d’activité agricole sur un territoire, le fonctionnement d’une exploitation devient critique car elle ne trouve plus à proximité les soutiens logistiques dont elle a besoin en amont (coopératives) et en aval (grossistes, transformateurs).

« Par manque de savoir-faire, les agriculteurs ne peuvent pas toujours répondre aux demandes de la ville »

Pascal Dagron, chargé de mission à l’Association des chambres d’agriculture de l’arc atlantique

De plus en plus d’agriculteurs souhaitent améliorer leurs revenus en transformant une partie de leur production à la ferme (en fabriquant du fromage à partir du lait, par exemple), pour profiter de l’essor de l’économie de proximité. Les femmes d’exploitant, dont le statut est précaire, sont particulièrement intéressées par le développement de ces activités connexes. Toutefois, les agriculteurs qui souhaitent intégrer les circuits courts ne sont souvent pas en mesure de répondre aux besoins du marché. C’est une question de taille des exploitations mais surtout de savoir-faire. Les agriculteurs sont formés à la production, pas à la transformation, ni à la commercialisation et à la distribution des produits. Les collectivités doivent favoriser la diversification des activités agricoles en accompagnant ces porteurs de projet. D’une part, en encourageant les organisations professionnelles à développer des formations, d’autre part, en apportant un soutien logistique aux producteurs pour les aider à se diversifier.

Terres en villes

Cette association a été créée en juin 2000 par des responsables agricoles et des élus intercommunaux, qui avaient développé des politiques agricoles périurbaines sur leur territoire. Elle regroupe aujourd’hui 23 aires urbaines, chacune représentée par l’interco et la chambre d’agriculture, qui mettent en commun leurs expériences pour promouvoir les intérêts de l’agriculture périurbaine.

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Saint-Fiacre Loire-Baratte

28/06/2012 09h49

Bonjour,
Agriculture urbaine et périurbaine tout le monde en parle ! tout le monde en veut !
Lorsqu’il s’agit de protéger efficacement les terres c’est une autre paire de manche.
Et nous savons de quoi nous parlons.
Notre association défend le val maraicher de la Baratte, 20 hectares de terres spécifiques au bord de la Loire, une histoire multi-séculaire, des maraîchers en activité, un paysage, de la biodiversité remarquable et ordinaire, un patrimoine hydrologique original : nappes, fontaines, ruisseaux. La dernière trouvaille des élus locaux est de commander une étude de marché et agro pédologique des sols pour détecter des zones à urbaniser (à côté des productions maraichères). Il faudra que l’on nous explique car là nous n’avons pas encore compris ce qui se passe. La ville est en zone non tendue et il y a des milliers de logements vides… Nous demandons le classement ZAP ou PAEN du site au SCoT en cours d’élaboration.
pour plus d’infos, rendez-vous sur notre site www.loire-baratte.com

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