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SANTE PUBLIQUE

Question 3 : Comment pensez-vous combattre les inégalités, sociales et territoriales, d’accès à la santé et au médico-social ?

Publié le 27/01/2012 • Par Olivier Bonnin • dans : Dossier Santé Social

Les réponses de l'UMP, du Parti Socialiste, du Front National, d'Europe écologie Les Verts et du Front de gauche sur leur combat contre les inégalités d'accès à la santé et au médico-social

Philippe Juvin, responsable du programme « santé » de l’UMP

Nous sommes absolument opposés à la régulation autoritaire de l’installation des médecins, que le PS propose. A moins de leur mettre des menottes, cela ne marchera pas. Il faut des dispositifs d’incitation. Ceux mis en place lors de ce quinquennat commencent à porter leurs fruits. Il reste qu’il faut encore palier le manque de certaines spécialités.

La solution est de régionaliser le numerus clausus. L’examen de fin d’études de médecine doit être régionalisé, afin d’ouvrir les différentes spécialités en fonction des besoins précis des régions. Il faut aussi réfléchir à faire découvrir la médecine de ville aux étudiants par un stage, certes prévu par la loi, mais toujours pas effectué.
Quant aux inégalités sociales, de quoi parle-t-on ? En France, 91% des dépenses de santé sont prises en charge in fine. Seuls les Pays-Bas font mieux. Ensuite, y a-t-il vraiment des difficultés d’accès aux soins ? Il en existe assurément pour les lunettes, les soins dentaires, la prévention ou le dépistage, notamment du cancer. Mais globalement tout le monde se fait soigner en France, même les patients en situation irrégulière – et c’est tout à notre honneur.

Marisol Touraine, responsable du pôle « social » au sein de l’équipe de campagne de François Hollande (Parti socialiste)

Nous avons un bon système de soins, mais nous tolérons trop d’inégalités. L’espérance de vie d’un cadre est supérieure de 7 ans à celle d’un ouvrier, ce n’est pas acceptable. La lutte contre les inégalités de santé doit commencer dès le plus jeune âge. Cela passe par une politique forte de prévention, dès l’école. Je ne crois pas qu’on puisse contraindre un professionnel de santé à s’installer où il ne le veut pas.

Dans le médico-social, il faut notamment renforcer la péréquation en faveur des départements qui font face aux besoins les plus importants ou qui n’ont pas assez de ressources. Pour lutter contre les déserts médicaux, nous devons éviter l’installation dans les zones surdenses, réorganiser la médecine de premier recours autour de maisons ou centres de santé pluridisciplinaires, favoriser les transferts de compétence, ouvrir les études médicales vers la médecine de ville.

Joëlle Melin, conseillère politique de Marine Le Pen (Front national)

Les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins sont estimées selon 3 axes :

  1. le manque de professionnels de santé au regard de l’importance des zones constituant un désert médical (désertification réelle en milieu rural ou insécurité en milieu urbain) : les remèdes en sont : ré industrialisation et tolérance zéro
  2. les difficultés financières des usagers, en fonction du niveau de vie moyen d’un bassin de vie seront allégées par la relance économique
  3. l’insuffisance flagrante de structures médico-sociales adaptées aux très multiples cas de handicap sera combattue par un plan global sous gouvernance de l’Etat.

David Belliard, conseiller « santé » d’Eva Joly (Europe écologie Les Verts)

Le problème concerne d’abord les soins courants, et la médecine générale. Il n’y a pas assez de médecins dans cette spécialité : il faut augmenter le numérus clausus, valoriser la médecine générale, en prenant en compte la diversité de ses missions et ouvrir les formations médicales à d’autres publics, issus des régions rurales.

Si tous les étudiants en médecine sont nés en ville et ont leurs parents médecins ou cadres, comme c’est le cas en grande majorité aujourd’hui, comment voulez-vous qu’ils veuillent ensuite s’installer en banlieue ou en campagne ? Plus de diversité sociale et territoriale dans les parcours des médecins permettraient de favoriser les installations dans des zones aujourd’hui en difficulté. Nous voulons y investir dans la création de centres de santé pluridisciplinaires afin d’offrir aux praticiens qui s’y installent de bonnes conditions de travail et de rémunération.

Notre objectif est d’ouvrir au maximum les possibilités qui s’offrent aux professionnels : libéral, salariat, coopérative, etc. Bien sûr, nous devrons aussi réfléchir à des mécanismes permettant de mieux encadrer la liberté d’installation. Enfin, le paiement à la consultation n’est plus adapté. Il conduit les praticiens à faire « la course à l’acte », au risque d’épuisement professionnel, et engendre des dépassements d’honoraires insupportables pour les malades ! La progression exponentielle des maladies chroniques nous oblige à réfléchir à d’autres formes de rémunérations, qui pourraient par exemple être basée sur une part forfaitaire.

Jean-Luc Mélenchon, candidat Front de gauche

D’abord, nous abrogerons les mesures iniques sur les forfaits et les franchises et nous remettrons en cause les dépassements d’honoraires. Nous irons plus loin en rétablissant le remboursement à 100% des dépenses couvertes par la Sécurité sociale y compris pour les lunettes, les soins dentaires et les prothèses auditives.
Les territoires les plus pauvres sont frappés de plein fouet par les fermetures de centres de santé publics. Nous reviendrons sur ces mesures et établirons une couverture nationale de santé égale sur tout le territoire selon les besoins, combinant prévention et accès aux soins. A partir des grands hôpitaux publics, qui doivent exister en nombre suffisant, il faut un réseau diversifié : petit hôpital, centre de santé pluridisciplinaire, médecine ambulatoire…

Concernant la médecine de ville, nous revaloriserons le rôle du généraliste et reverrons leur mode de rémunération pour intégrer la prévention. Nous augmenterons le nombre d’étudiants dans la perspective de la suppression du numerus clausus. Contre les déserts médicaux, nous développerons des incitations et interdirons l’installation de médecins de secteur 2 dans les territoires dépourvus de médecins de secteur 1.
Enfin, la santé, le handicap, la perte d’autonomie ne sont pas à part. Ils doivent être pensés dans le logement, les transports, à l’école etc. Et nous ferons de la santé au travail une grande cause nationale.

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