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démographie médicale

Les associations d’élus exigent la fin des déserts médicaux

Publié le 04/06/2012 • Par avec l'AFP Agathe Vovard Catherine Maisonneuve • dans : A la une, France

Medecin à l'hôpital
Fotolia
Saluant les propositions du Conseil national de l'Ordre des médecins, deux importantes associations d'élus locaux tirent la sonnette d'alarme lundi 4 juin 2012 et appellent le gouvernement à se saisir de la question des déserts médicaux.

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« En proposant de contraindre les nouveaux médecins à s’installer dans la région où ils ont été formés et de limiter les dépassements d’honoraires, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) marque une avancée importante dans la problématique de l’accès aux soins », déclarent les élus de tous bords politiques de l’association Ville et Banlieue dans un communiqué du 4 juin.

Ils « saluent cette prise de conscience de la réalité de la désertification médicale et de l’urgence sanitaire dans certains territoires, et espèrent qu’elle sera entendue ».

Désertification progressive – Les maires de banlieue s’alarment « de la désertification progressive des quartiers populaires en matière de médecins et de diversité de l’offre de soins, des dépassements d’honoraires insupportables, des refus de plus en plus fréquents de traiter les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) », qui permet aux plus démunis de recevoir des soins.

Selon l’association, « en 2010, près d’un habitant sur quatre a renoncé à des soins pour des raisons financières, un adulte sur six n’a aucune couverture maladie et un jeune de moins de 18 ans sur trois est couvert par la CMU complémentaire ».

Pour les élus de l’association, « la liberté de s’installer des médecins ne peut mettre en danger celle de se soigner ». « Si des mesures incitatives notamment financières ont été mises en place, leurs mauvais résultats et la dégradation des conditions sanitaires dans ces quartiers montrent qu’il faut prendre aujourd’hui des mesures plus coercitives », jugent-ils.

Se saisir de la question « sans tarder » – L’Association des petites villes de France (APVF) a aussi réagi le 4 juin, de manière plus nuancée. « L’APVF, qui a toujours préconisé des solutions pragmatiques, privilégiant des dispositifs d’incitation à l’installation, notamment mis en place par des collectivités, n’a jamais totalement exclu que des solutions plus contraignantes s’avèrent nécessaires », explique-t-elle dans un communiqué. L’association appelle ainsi le gouvernement à se « saisir sans tarder de cette question de l’égalité de l’accès aux soins sur tout le territoire ».

Le Cnom sera-t-il suivi ? Au moment de la campagne, le président de la République – comme la quasi totalité de ses concurrents – ne se prononçait que pour des mesures incitatives.

Des propositions fin 2012 début 2013 – « Incontestablement, un verrou vient de sauter et ce que dit l’Ordre des médecins va dans le bon sens », commente aussi, agréablement surpris, Jean-Luc Fichet.
Le sénateur (PS) du Finistère préside le groupe de travail sur la présence médicale sur l’ensemble du territoire, créé le 29 mai par la commission du développement durable du Sénat.
Un groupe de travail qui doit faire des propositions fin 2012 ou début 2013.

Voté en 2009, le projet de loi « hôpital, patients, santé et territoires » prévoyait, à l’origine, des mesures contraignantes. Mais la ministre chargée du dossier, Roselyne Bachelot, avait dû les retirer sous la pression des médecins.

Ce qu’il faudrait selon les associations

Dans son manifeste des petites villes de France, l’Association des petites villes de France (APVF) propose d’établir un schéma national de santé de proximité visant à faciliter l’installation des médecins dans des pôles de santé répartis sur tout le territoire et de rétablir un véritable pouvoir décisionnel des élus locaux au sein des agences régionales de santé, où l’Etat, qui nomme le directeur, est surreprésenté.

Ville et Banlieue, dans ses 120 propositions pour un engagement national auprès des quartiers populaires, propose :

  • la création d’un numerus clausus différencié (accès facilité au métier et financement partiel des études contre un engagement de 5 à 10 ans),
  • des stages obligatoires dans ces territoires durant la formation initiale, pour tous les étudiants, et l’intégration dans les cursus universitaires des politiques de santé publiques à destination de ces territoires,
  • la mise en place de quotas par spécialité, répartis au niveau national,
  • l’instauration de vrais parcours de réussite dans le domaine sanitaire pour les jeunes de ces quartiers (intervention de professionnels de santé dans les collèges, cursus d’excellence dans les universités, par des parrainages universités/villes de banlieue).

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Les associations d’élus exigent la fin des déserts médicaux

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paul le meut

05/06/2012 08h04

Les maires des petites villes et des banlieues ont aussi le droit de se demander pourquoi 60% des internes de médecine générale préfèrent ne pas faire de médecine générale pourquoi 7 libéraux sur 10 qui partent de manière anticipée sont des généralistes.
La coercition aggravera ces chiffres comme dans les pays qui l’ont essayé. IL faudrait plutôt mettre en œuvre des actions de revalorisation de la médecine générale.
Paul Le Meut, ex-généraliste reconverti à la fonction publique territoriale et auteur de « médecine générale courage, fuyons! », qui était un plaidoyer pour la médecine générale mais qui devient de fait un conseil aux jeunes généralistes.
www.mg-livre.net
NB: proposez de postes de généraliste en zone sous-doté avec un statut comme celui de médecin coordonnateur, vous trouverez des candidats. Personnellement, faire 25 mn de route tous les jours ne me pèse pas dans la mesure où je fais 35 heures par semaine (confer d’ailleurs La Ferté-Bernard)

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