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Déchets

« On ne tire pas suffisamment parti du potentiel énergétique des déchets », selon Eric Chevaillier (Ordif)

Publié le 01/06/2012 • Par Laurence Madoui • dans : A la une, France

L’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France (Ordif) est co-organisateur, avec le réseau Idéal, des Assises nationales de la prévention et de la gestion des déchets, qui se tiendront les 3 et 4 juillet 2012 à Paris. A un mois de l’événement, son président (EELV), Eric Chevaillier, lance un triple appel : à une stabilisation réglementaire, à la mobilisation des élus et au renforcement de la valorisation énergétique.

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Quelles mesures attendez-vous de la nouvelle ministre ?

Le Grenelle a fixé des objectifs (de prévention, de recyclage, de réduction de l’enfouissement et de l’incinération), reste à élaborer une stratégie. Le chantier prioritaire devrait porter sur l’élaboration d’un plan de filières : il y a urgence à mettre à plat la réglementation sur les activités de recyclage et à poser des règles du jeu claires et stables pour plusieurs années. Elus locaux et chefs d’entreprise sont confrontés à une accumulation de textes, parfois contradictoires. Ainsi, les usines recyclant les huiles de vidange usagées relèvent des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) de type Seveso. Or, seuls les majors ont les moyens juridiques de monter de telles unités et les PME sont évincées d’un secteur où elles doivent avoir leur place. Soit on facilite l’activité et l’on stimule le recyclage ; soit on maintient ce type de réglementation, qui favorise in fine la mise en décharge peu onéreuse et fait que le recyclage plafonne à 25 %.

Autre objet d’incertitude pour les acteurs publics et privés : le compost issu de la méthanisation des déchets ménagers bruts (dont la partie fermentescible n’a pas été triée à la source, ndlr). La Commission européenne risque d’interdire l’épandage de cet amendement qui est aujourd’hui vendu aux agriculteurs et pour lequel il faudrait demain payer l’incinération ou l’enfouissement. Cela déstabiliserait complètement le modèle économique des unités de méthanisation, résultats de lourds investissements engageant un territoire sur plusieurs années.

Vous doutez de l’utilité du prochain sommet international de Rio sur le climat. Quelle sera celle des Assises nationales de la prévention et de la gestion des déchets ?

Ce rendez-vous professionnel est indispensable, dans un secteur qui peine encore à mobiliser les élus. L’usine d’incinération d’Issy-les-Moulineaux, qui représente l’investissement industriel record en Ile-de-France, n’a jamais été inaugurée officiellement. Et l’on dit que l’on veut de l’activité industrielle ?! La moindre piste cyclable ou garage à vélos fait l’objet de plus de battage que cette prouesse technologique qui chauffe, à un prix stable, 20 000 foyers et nombre d’équipements publics. Cela résume la frilosité des élus sur ces questions. Des quatre coins du monde, on vient pourtant voir Isséane, pour comprendre comment un incinérateur s’intègre en zone urbaine dense et dans des quartiers aisés.

Les colloques contribuent donc à valoriser le secteur et ses acteurs, issus des collectivités et des entreprises, qui peuvent entendre experts voire la nouvelle ministre – Nicole Bricq est invitée aux Assises. Les échanges lors des pauses importent autant que les interventions en tribune, à titre de suivi de l’actualité, de constitution d’un réseau ou encore de formation. A l’automne dernier, j’ai conclu les Assises régionales des déchets à Aix-en-Provence, où les deux-tiers des participants étaient nouveaux dans leurs fonctions. En Ile-de-France, notre observatoire fournit aujourd’hui des données fines et fiables. Mais peu d’élus savent que l’énergie issue des déchets dans notre région équivaut au tiers de la production de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube, à 120 km de Paris). C’est considérable.

Cette production peut-elle encore augmenter ?

On pourrait produire l’équivalent de 50 % de la centrale de Nogent d’ici cinq à six ans, sans brûler plus de déchets mais en optimisant la valorisation énergétique. Il s’agit d’améliorer la récupération du biogaz dans les centres d’enfouissement, de développer la méthanisation, de produire de la chaleur à partir des incinérateurs qui ne fournissent aujourd’hui que de l’électricité. Une valorisation limitée à l’électricité équivaut à un rendement énergétique de 25 %, porté à 80 % en cogénération. Ne produire que du courant n’a aucun sens, cela revient à laisser partir par la fenêtre 75 % du potentiel énergétique. Fin juin, la région Ile-de-France se prononcera sur un éventuel appui à la constitution d’un réseau de chaleur entre l’incinérateur de Rungis et le centre-ville de Choisy-le-Roi, distant de 5 km et où vivent 300 000 habitants.

Que l’incinération soit jugée comme un mal ou un bien, elle est de toute façon en service et produit de l’énergie, que nous ne devons pas gâcher. On ne tire pas aujourd’hui suffisamment parti de ce potentiel. En Europe, les champions du recyclage sont ceux qui ont condamné la décharge et recourent donc significativement à la valorisation énergétique.

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Tarn & Dadou

02/06/2012 02h46

On en parle à Gaillac cette semaine, à l’occasion des Tables Rondes de Tarn & Dadou.
http://lestablesrondes.ted.fr/accueil

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