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LOGEMENT
Les associations d’aide aux personnes mal logées alertent François Fillon
La Rédaction | France | Publié le 21/11/2007

Il faut doubler le budget pour lutter contre l’insalubrité ont affirmé 4 associations au Premier ministère le 20 novembre, faisant valoir que les mal logés vivent dans des conditions « à la limite du supportable ». La Fondation Abbé Pierre, le Secours catholique, Les enfants de Don Quichotte et ATD-Quart Monde étaient reçus, à leur demande par le chef du gouvernement.

« Nous avons fait front commun pour dire: attention, on est à la limite du supportable. On est tous à saturation », a déclaré, à l’issue de la réunion, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne. Selon lui, François Fillon s’est montré « très attentif » à leurs revendications.
Les associations l’ont interpellé sur le budget 2008 consacré au logement qu’elles jugent très insuffisant.
« On a voté une loi début 2007 sur le droit au logement opposable. Une avancée sociétale majeure. Mais les moyens financiers ne sont pas du tout à la hauteur de l’enjeu qui est de construire 500.000 logements, dont au moins 120.000 logements sociaux », a expliqué Patrick Doutreligne.
Les associations ont réclamé le « doublement du budget de l’insalubrité ». Pour faire face à l’urgence, elles ont par ailleurs défendu un système appliqué en Grande-Bretagne dans lequel l’Etat ou les collectivités locales louent des logements privés au prix du marché. Les associations les sous-louent à leur tour aux prix appliqués dans le parc social. « Le différentiel est pris en charge par l’Etat ou les collectivités locales. Cela reviendrait beaucoup moins cher à tout le monde, ça serait plus intelligent », a estimé le délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « François Fillon a semblé très intéressé » par cette idée, a-t-il estimé.

Droit au logement ne s’était pas jointe à la demande de rendez-vous. DAL défend les mal logés de la rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris. La question n’a pas été abordée lors de la réunion à Matignon.