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EAu potable

Rénover les réseaux nécessitera « un choc d’investissement », selon l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse

Publié le 20/03/2012 • Par Laurence Madoui • dans : Régions

L'heure est à la préparation des 10e programmes (2013-2018) des agences de l'eau. Rhône Méditerranée et Corse prévoit de doubler ses aides aux économies d’eau. Mais aussi les redevances payées par les collectivités qui ne disposeront pas, fin 2013, d’un plan d’action pour contenir les fuites du réseau. Martin Guespereau, le directeur de cet établissement public, expose ses priorités à La Gazette.

Quelle sera la priorité numéro un du 10e programme, que l’Agence arrêtera mi-2012 ?

Sur le bassin, 40 % du territoire est en pénurie d’eau en période de basses eaux, et on ne sait pas prévoir l’intensité de cet étiage. Or, les usagers ont des besoins stables.
Les économies d’eau, qui sont un facteur de sécurité, tissent donc le fil d’Ariane de notre politique. Y sont associés la lutte contre les gaspillages et le partage de la ressource, en préparation aux impacts du changement climatique.

L’agence lancera fin mars 2012 auprès des collectivités un appel à projets, doté de 10 millions d’euros, sur la résorption des fuites et les économies d’eau dans les bâtiments publics.
Sur l’ensemble du 10e programme, les moyens financiers dédiés aux économies chez les collectivités, les agriculteurs et les industriels vont doubler, à 200 millions d’euros par an sur 6 ans.

Outre la carotte, allez-vous aussi manier le bâton ?

Le décret du 27 janvier 2012(1) instaure, pour la première fois, une obligation de lutte contre les fuites sur les réseaux. Dans un premier temps, les collectivités doivent effectuer un diagnostic de leur patrimoine et élaborer un plan de résorption des fuites d’ici fin 2013.
Si cette échéance n’est pas respectée, nous doublerons les redevances qu’elles doivent à l’agence.

Sur le bassin, une majorité de collectivités affiche un rendement du réseau compris entre 50 et 70 %, 30 % étant une extrême déjà rencontrée. Le taux national moyen de 76 %, annoncé par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) la semaine dernière au Forum de l’eau, me semble surévalué.
Quoi qu’il en soit, il y a là un gigantesque gisement d’économies ; lutter contre les fuites peut revenir à faire couler des rivières.

Avec un coût certain : le mètre cube ainsi économisé revient quatre fois plus cher que celui épargné en agriculture. Nous partons d’une situation de sous-investissement notoire dans les canalisations.
Atteindre à terme les 85 % de rendement nécessitera une dépense annuelle de 1 à 1,5 milliard : ce sera un gros choc d’investissement.

L’objectif communautaire de « bon état écologique » des cours d’eau, visé pour 2015, est-il en voie d’être atteint ?

Le bon état n’est aujourd’hui respecté que sur 51 % des eaux du bassin. Une grosse victoire est acquise sur les polluants organiques, dont les concentrations ont été divisées par 10 depuis 1990 grâce au progrès de l’assainissement collectif.

Les stations d’épuration sont aux normes dans les grandes villes, le rattrapage reste à l’ordre du jour pour 52 villes moyennes (2 000 à 15 000 hab.). Il reste aussi à installer des bassins d’orage pour stocker l’eau de pluie qui rejoindra ensuite les stations d’épuration.
Cet envoi différé évite que les usines débordent et polluent le milieu, réduisant ponctuellement à néant les effets de leur mise aux normes.

Les deux paramètres sur lesquels butte le bon état écologique sont la persistance des pesticides dans la ressource et la déformation physique des rivières. Les aides à la réduction, voire la suppression, de l’usage des pesticides ont triplé de 2009 à 2011 ; elles devraient encore doubler avec le 10e programme.
Nos subventions aux usines de traitement des pesticides et des nitrates sont conditionnées à la mise en place de plans de prévention. Celle-ci coûte 2,5 fois moins cher que la dépollution, le bon sens impose d’aller dans cette voie.

Quels moyens accorderez-vous à la renaturation des rivières ?

La mise à niveau des ouvrages d’assainissement ne suffit pas toujours au retour de la vie aquatique. Le 10e programme va doubler les aides à la renaturation des cours d’eau, avec une « offre de lancement » en direction des collectivités, auxquelles la loi Grenelle 2 permet de se substituer aux propriétaires privés pour faire des travaux sur les berges : pour ces acteurs, le taux d’aide est porté à 80 %.

La ville de Nîmes (Gard) fournit un bon retour sur expérience : au milieu des années 2000, le Vistre y a été reméandré et a fait l’objet d’une plantation de ripisylve.
Le résultat est très positif en termes de biodiversité mais aussi de réappropriation du lieu par les pêcheurs, sportifs et familles. Après cette première intervention sur 5 km, la renaturation d’un tronçon plus long est à l’étude.

L’agence est prête à proposer un « bonus » contractuel sur des projets environnementalement solides, en appuyant la réalisation d’une piste cyclable le long du cours d’eau, par exemple.
Je suis persuadé que les efforts consentis en vue du bon état écologique des masses d’eau auront une contrepartie touristique.

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 relatif à la définition d'un descriptif détaillé des réseaux des services publics de l'eau et de l'assainissement et d'un plan d'actions pour la réduction des pertes d'eau du réseau de distribution d'eau potable. Retour au texte

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Commentaires

Rénover les réseaux nécessitera « un choc d’investissement », selon l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse

Votre e-mail ne sera pas publié

antigone 21

21/03/2012 08h48

J’aimerais avoir quelques précisions. On parle des collectivités mais alors quelles sont les obligations des entreprises privés (suez et l’ex générale des eaux) dans cette rénovation des réseaux.

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