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Eau

Débat – Forum mondial de l’eau : faut-il y aller ou pas ?

Publié le 12/03/2012 • Par La Rédaction • dans : Opinions

A Marseille, un forum « alternatif » coïncide avec le Forum mondial de l’eau. C’est dire si la manifestation officielle ne fait pas l’unanimité. Comme l’illustrent deux élus, dont l’un la défend et l’autre la boude.

« Non, c’est une perte de temps et un gâchis d’argent public »

Serge Morin, vice-président (EELV) de la région Poitou-Charentes, chargé de l’eau 

« Les promoteurs du forum se gargariseront d’avoir réuni l’ensemble des protagonistes de la gestion de l’eau, mais l’historique de ces grands-messes ôte toute raison d’y placer encore quelque espoir. Les précédentes éditions n’ont mis fin ni aux excès de prélèvements ni aux dérives en matière de pollution, où que ce soit dans le monde. La région Poitou-Charentes a été sollicitée pour témoigner sur sa politique de préservation de la qualité de la ressource en eau. Nous avons jugé que nous n’avions pas de temps à perdre à cautionner une opération de greenwashing. La moitié des captages d’eau potable de la région ont fermé entre 2005 et 2010, pour cause de dépassement des valeurs réglementaires. Ce n’est pas à Marseille mais à Bruxelles qu’il importe d’agir, pour infléchir une politique agricole commune qui a conduit à développer l’irrigation et la céréaliculture intensive. Le conseil régional n’a pas non plus voté en faveur des subventions que l’agence de l’eau Loire-Bretagne a accordées à l’événement, source d’un énorme gâchis d’argent public (1), injustifiable en temps de crise. Puisque le forum est phagocyté par les acteurs de la gestion privée, pourquoi ces derniers ne le financent-ils pas intégralement ? »

 « Oui, la coopération internationale doit y faire son chemin »

Jean-François Le Grand, président (SE) du conseil général de la Manche (2)

« Alors que les précédents forums posaient les problématiques, celui de Marseille doit être celui des solutions. Ces dernières porteront, entre autres, sur le droit à l’eau, qui doit s’intégrer aux droits humains et devenir opposable aux tiers. Sur la base de la loi “Oudin-Santini” de 2005, les collectivités françaises peuvent allouer 1 % de leurs recettes à la coopération décentralisée. Cela peut faire évoluer les choses en différentes parties du globe, sachant qu’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et deux milliards à l’assainissement. L’un des enjeux du forum est qu’une disposition de ce type fasse son chemin à l’international. Un autre porte sur la mise en place d’un “help desk”, une banque d’information sur les législations et réglementations en vigueur. Les Etats et les Parlements pourraient y puiser des solutions juridiques qui feraient rempart à la corruption. Je suis partisan d’un système de labellisation, placé sous l’égide des Nations unies, des actions de bonne gouvernance. Cela aiderait à mobiliser les fonds dont le bon usage serait ainsi garanti. Une telle proposition devrait figurer dans la déclaration ministérielle du 13 mars ; elle contribuerait à sécuriser les financements internationaux. Car des engagements non assortis de financements relèveraient du vœu pieux. »

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Thèmes abordés

Notes

Note 01 Sur un budget global de 30,6 millions d’euros, les collectivités provençales en fournissent 9,5 (5 pour la ville de Marseille ; 2,3 pour la métropole ; 1,2 pour la région et 1 pour le département des Bouches-du-Rhône), l’Etat, 4 et les agences de l’eau 3. Soit 54 % de la note totale. Retour au texte

Note 02  Egalement président du Cercle français de l’eau (structure de réflexion associant collectivités, institutions et entreprises) et administrateur du Conseil mondial de l’eau, coorganisateur du forum. Retour au texte

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