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Eau

Forum mondial de l’eau : qu’attendre de ce «rendez-vous des bonnes volontés» ?

Publié le 12/03/2012 • Par Laurence Madoui • dans : A la une, France

Ouverture du 6e Forum mondial de l'eau par Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau.
Ouverture du 6e Forum mondial de l'eau par Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau. 6e Forum mondial de leau
Lors du Forum mondial de l'eau qui se tient du 12 au 17 mars 2012 à Marseille, les gouvernements vont explicitement reconnaître le rôle des autorités locales dans la gestion de l’eau. De quoi stimuler la solidarité entre collectivités.

Vivier d’experts influençant la décision publique pour les uns, « foire commerciale » noyautée par les multinationales pour d’autres… La polémique sur l’utilité et la légitimité du Forum mondial de l’eau ne sera pas close à l’issue de sa sixième édition, qu’accueille Marseille du 12 au 17 mars (1). En parallèle, se tient d’ailleurs un forum « alternatif », hostile à une manifestation « qui prétend s’arroger la gouvernance mondiale de l’eau ».

Intérêt croissant des politiques – Organisé tous les trois ans depuis 1997, le forum fait un peu figure d’ovni dans le paysage des réunions internationales : créé à l’initiative du Conseil mondial de l’eau (CME) (2), une association qui se veut « œcuménique » et que ses détracteurs désignent comme le faux nez des grands groupes privés, il ambitionne de « conscientiser » les décideurs de la planète. Le forum est ouvert à la vaste « communauté de l’eau » (ONU, Etats, autorités locales, entreprises, scientifiques, société civile), pour aborder le sujet sous tous ses aspects : santé, agriculture, énergie, croissance verte. Le président du CME, Loïc Fauchon, en fait « le rendez-vous des bonnes volontés ».

Au fil des éditions, « l’audience a progressé ainsi que l’intérêt des politiques », assure Benedito Braga, président du comité d’organisation de l’événement (3)). Le Premier ministre, François Fillon, ouvre, ce 12 mars, la manifestation, où sont annoncés 140 délégations ministérielles, un millier de parlementaires et plusieurs candidats à la présidentielle française. Quelque 20 000 visiteurs sont attendus pendant le forum, présenté comme ouvert à la controverse. Celle-ci sera certainement nourrie par la présence, lors des « panels de haut niveau », des présidents de Coca-Cola et de la Fédération nationale des syndicats d’exploitations agricoles – dont l’exemplarité de la gestion de l’eau peut poser question.

Territoire pertinent – « Solutions » (4) et « engagements » sont les maîtres mots de l’édition 2012, les précédentes ayant posé les diagnostics. En matière de gouvernance, la déclaration ministérielle du 13 mars, préparée à l’Unesco par 110 Etats, doit consacrer le rôle des autorités locales et régionales, ainsi que « le besoin de renforcer leurs capacités pour assumer leurs responsabilités ». Le texte ne se réfère pas au concept très français de « décentralisation », mais « on va bien dans ce sens, décrypte une source diplomatique. C’est une étape importante ».

Car « les pays dans lesquels l’eau n’est pas bien gérée sont ceux où la compétence n’a pas été confiée aux autorités locales », juge l’ancien ministre de l’Environnement Serge Lepeltier. Promouvoir ces acteurs contribuera à « faire avancer l’accès aux services essentiels que sont l’eau potable et l’assainissement », estime François Lacroix, directeur des programmes du comité d’organisation. La gestion de l’eau est « avant tout une question de territoire pertinent », rappelle Guy Fradin, gouverneur du CME. « On est citoyen du monde, d’un pays et d’un bassin hydrographique », résume Arnaud Courtecuisse, chef du service « action internationale » de l’agence de l’eau Artois-Picardie.

« Effort indolore » – Le bilan du forum sera dressé notamment au regard de la solidarité Nord-Sud. En France, la loi « Oudin-Santini » de janvier 2005 permet aux services publics locaux ainsi qu’aux agences de l’eau d’affecter à la coopération décentralisée 1 % de leurs ressources, soit en gros un centime par mètre cube. « C’est peu par rapport à notre confort, c’est beaucoup pour l’espérance de vie de certains », commente André Flajolet, député en mission pour le forum. Sur un potentiel de 120 millions d’euros par an, une petite trentaine est aujourd’hui mobilisée, majoritairement par les agences de l’eau. Le syndicat des eaux d’Ile-de-France, qui dégage 1,6 million d’euros par an pour la solidarité internationale, se targue d’avoir permis la desserte en eau de 3,2 millions de personnes en Afrique et en Asie. « Si cet effort indolore était généralisé au plan international, la question de l’accès à l’eau serait réglée dans les dix ans », considère son vice-président, Christian Cambon.

La Corée du Sud, qui accueillera le forum de 2015, est très intéressée par ce mécanisme, indique Loïc Fauchon. « Diffuser la logique du centime par mètre cube est plus qu’une question financière, affirmait, fin 2011, Pascal Berteaud, alors directeur adjoint du cabinet de la ministre de l’Ecologie : des collectivités aident des collectivités, on est dans la formation et le renforcement des capacités. » Un « trialogue » entre ministres, parlementaires et maires européens portera, le 15 mars, sur les financements innovants.

Une passerelle vers l’Organisation des Nations unies

Le Forum mondial de l’eau ne s’inscrit pas dans un processus onusien : « Il s’agit d’une plateforme, aux déclarations non contraignantes », pose Benedito Braga, le président brésilien du comité d’organisation. Mais « si le forum n’existait pas, il faudrait l’inventer, plaide Jean-Marc Lacave, directeur exécutif du comité. Il n’y a pas d’agence de l’ONU dédiée à l’eau ». Il n’y en a pas une, mais une vingtaine, intervenant sur ce « sujet très transversal », précise François Lacroix, directeur des programmes. Marseille n’accueille pas « un sommet international débouchant sur des mesures s’appliquant à tous, mais sur des engagements volontaires pris devant le monde entier et objets de suivi », note Guy Fradin, gouverneur du Conseil mondial de l’eau (CME). Au cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’Ecologie, on soulignait, fin 2011, qu’« une résolution des Nations unies ne se fait pas qu’à l’ONU » : le forum tenu à Mexico en 2006 a ouvert la voie à la résolution de juillet 2010, consacrant le droit à l’eau comme un droit humain. Loïc Fauchon, président du CME, espère que le sommet « Rio + 20 », en juin prochain, fera de l’eau un enjeu de sécurité internationale.

« Comme pour l’énergie, l’heure est à l’engagement », selon Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau

« Un millier d’autorités locales et régionales d’une cinquantaine de pays ont aujourd’hui signé le pacte lancé en 2009 à Istanbul, en faveur de stratégies de gestion de l’eau adaptées aux changements de la planète. Ce chiffre est plus que symbolique, il progressera encore à Marseille. Comme elles le font pour l’énergie, les autorités locales doivent prendre des engagements sur l’eau. Les signataires du pacte forment un réseau d’échanges, l’action s’inscrit dans la durée. Dans le monde entier, l’échelon local assume des responsabilités croissantes, relevant de collectivités ou d’organismes d’Etat déconcentrés. Le temps de l’eau facile est révolu. Ces trois dernières années, la Californie a déclaré l’état d’urgence. Il est des zones du bassin Adour-Garonne où l’on ne fait plus face. La nécessité de réguler la demande en eau concerne les Etats comme les autorités locales, même si ces dernières n’exercent pas de compétence sur la ressource. »

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Notes

Note 01 Après celles de Marrakech en 1997, La Haye en 2000, Kyoto en 2003, Mexico en 2006 et Istanbul en 2009. Retour au texte

Note 02 Créé en 1996 et basé à Marseille, le Conseil mondial de l’eau est une « plateforme internationale multi-acteurs ». Ses 300 membres (60 pays) sont répartis en cinq collèges : organisations internationales (telle l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) ; autorités gouvernementales et établissements publics ; entreprises ; société civile ; fédérations professionnelles et monde universitaire. Retour au texte

Note 03 Qui associe, au sein d’un groupement d’intérêt public, le CME et les acteurs français (Etat, collectivités provençales et entreprises Retour au texte

Note 04 Mi-février, 1 200 propositions de solutions d’ordres technique, juridique, financier et de gouvernance avaient été publiées sur un site dédié. Retour au texte

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