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Education - 01/10/2008
Première application de la loi sur le droit d'accueil en primaire le 7 octobre

Le ministre de l'Education a affirmé le 1er octobre que les familles bénéficieraient d'un "droit nouveau" avec la mise en place de la loi sur le droit d'accueil des enfants en primaire le 7 octobre, jour où le principal syndicat d'instituteurs appelle à la grève dans 25 départements. Dans le cadre de la "journée mondiale pour le travail décent", lancée par la Confédération syndicale internationale (CSI), la FSU, principale fédération de l'Education, a en effet déposé un préavis de grève national et son syndicat en primaire, le SNUipp, appelle à la grève dans une vingtaine de départements, a-t-il indiqué.
Parmi eux, figurent notamment la Seine-Saint-Denis, la Haute-Garonne, les Pyrénées atlantiques, le Nord, ou encore l'Eure-et-Loire. Il n'y a en revanche pas d'appel du SNUipp-Paris.

Interrogé à l'Assemblée par la députée de Paris Françoise de Panafieu (UMP) sur l'application de loi sur le droit d'accueil lors de cette journée, le ministre Xavier Darcos a répondu : "En ce qui concerne l'Etat, nous prendrons les responsabilités qui sont les nôtres". "Nous indiquerons (aux communes, ndlr) le nombre de professeurs grévistes, (...) nous verserons 110 euros (...) par groupe de 15 enfants qui auront été accueillis, nous assurons la responsabilité administrative que nous ne voulons pas faire porter par les communes, et les familles bénéficieront d'un droit nouveau et d'un service nouveau", a-t-il poursuivi.
La loi créant un droit d'accueil à l'école primaire pendant le temps scolaire, en cas de grève ou d'"absence imprévisible" d'un professeur qui n'aurait pu être remplacé, promulguée en août, impose aux communes d'organiser l'accueil des élèves lorsque la proportion des enseignants grévistes dans une école dépasse 25% de l'effectif. Elle oblige aussi les enseignants grévistes à se signaler à leur hiérarchie 48 heures avant le début du mouvement.

Pour en savoir plus
Lisez notre article sur les communes de l’agglomération nantaise qui contestent la mise en place de ce droit d’accueil

Avec l'AFP

 
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