Education
- 05/09/2008
Stabilité des demandes d'inscriptions dans l'enseignement catholique
Environ 30.000 élèves sont inscrits sur une liste d'attente pour rejoindre des établissements de l'enseignement catholique privé sous contrat, une estimation comparable aux années précédentes, a affirmé le 4 septembre Gilles du Retail, directeur de l'information de l'enseignement catholique. « On observe une certaine stabilité à la fois dans les effectifs et dans les lieux les plus demandés", a déclaré le porte parole du secrétariat général de l'enseignement catholique (SEGC). Cette estimation, qui sera affinée après l'enquête de rentrée autour du 18-19 septembre, ne permet toutefois pas de distinguer les doubles ou triples demandes d'inscription, a-t-il souligné.
"Les zones les plus demandées, où demandes sont le plus insatisfaites, sont comme d'habitude l'Ile-de-France, les grandes agglomérations, les villes importantes côtières et l'arc méditerranéen qui va de Perpignan à Grenoble", a ajouté Gilles du Retail. Les zones les moins demandées sont "les zones rurales où les zones peu peuplées, comme l'Auvergne, la Lorraine, la Franche-Conté, le Nord", a-t-il cité. En France, en 2007, l'enseignement catholique sous contrat (97% de l'enseignement privé) comptait 8.500 écoles, collèges et lycées et 2,28 millions d'élèves en tout (sur 12 millions d'élèves au total dans le public et le privé). Il a enregistré une progression de ses inscriptions à la rentrée 2003, à la suite d'un long mouvement de grève des enseignants du public.
Par ailleurs, pour Paris, le directeur adjoint au directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris, Jean-François Canteneur, a déclaré s'attendre à une augmentation de "600 à 900 élèves", sur 75.000 élèves parisiens au total scolarisés dans l'enseignement privé sous contrat catholique. "Soit un chiffre stable, en légère augmentation", a-t-il dit, rappelant que "sur les 5 à 10 dernières années, tous les ans", il "observe une augmentation d'environ 800 élèves, tous niveaux confondus".
Selon lui, avec le nouveau système d'affectation en collèges et lycées à Paris cette année, "nous avons observé une grande désorganisation" à la fin juin-début juillet : "les familles qui comptaient sur une plus grande liberté de choix mais qui n'ont pas eu l'établissement souhaité se sont tournées vers le privé, mais c'était souvent trop tard, nous n'avons pu accepter les inscriptions".
Avec l'AFP
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