Santé
- 09/06/2008
Bourgogne. Manifestation d'élus contre la fermeture d'une maternité en Côte-d'Or
Une centaine d'élus de la région de Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) ont manifesté, le 9 juin à Dijon, devant l'agence régionale de l'hospitalisation de Bourgogne (ARH) pour protester contre la fermeture de la maternité au 1er juillet. Ces élus, maires, conseillers municipaux et généraux, toutes tendances politiques confondues et représentants les 95 communes du "pays châtillonnais", ont eu le soutien actif du député (Nouveau centre) et président du conseil général de Côte-d'Or, François Sauvadet. "Je ne peux accepter l'idée qu'on démembre ainsi un hôpital comme celui de Châtillon-sur-Seine, on doit prendre en compte les spécificités de ce territoire" rural, a déclaré François Sauvadet. Pour Hubert Brigand, maire (UMP) de Châtillon-sur-Seine, "après la fermeture du tribunal d'instance, c'est un deuxième coup qui nous est asséné et cela sans la moindre concertation et dans un domaine, celui de la santé, où il s'agit là d'une véritable erreur médicale collective", a-t-il déclaré, en faisant part de sa "colère" et de son "incompréhension".
De son côté, Corinne Milési, maire de Villedieu et aide-soignante à l'hôpital de Châtillon-sur-Seine, a affirmé que cette fermeure entrainera "des conséquences très graves pour la sécurité des futures mères et de leur bébé". Selon elle, "il faudra en effet compter plus d'une heure, voire 1h30, de route pour rejoindre en voiture la maternité la plus sécurisée, c'est-à-dire celles de Dijon ou de Troyes".
Avec son collègue de Sainte-Colombe-sur-Seine, Mme Milési a pris un arrêté interdisant aux femmes de sa commune de procréer et pour le faire appliquer, elle se dit "prête à distribuer des préservatifs aux jeunes couples" aux frais de la municipalité.
Des arrêtés similaires avaient été pris dans différentes communes des cantons du Haut-Nivernais après la fermeture, le 1er avril dernier, de la maternité de Clamecy (Nièvre).
Avec l'AFP
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