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Fonction publique - 06/05/2008
Le droit individuel à la formation (DIF), peu connu des agents territoriaux selon un sondage

Une majorité de fonctionnaires territoriaux n'a jamais entendu parler du Droit individuel à la formation (DIF) ou n'a pas été informée que l'employeur était obligé d'en proposer un, selon un sondage TNS-Sofres publié le 6 mai pour l'Union Smacl, mutuelle d'assurances des collectivités.
Seuls 46% des fonctionnaires territoriaux ont été informés que leur collectivité devait leur proposer un DIF, 22% n'en ont pas été informés et 31% ignoraient jusqu'à l'existence de ce dispositif, instauré par la réforme de la formation continue, entamée mi-2004.
Le DIF permet aux salariés de bénéficier de 20 heures de formation par an, à leur initiative et après accord de l'entreprise.
Parmi les fonctionnaires territoriaux ayant eu connaissance du DIF, 26% souhaiteraient bénéficier d'une formation pour "prendre plus de responsabilités" au sein de leur collectivité, 11% pour "se reconvertir au sein de la fonction publique en général", 9% pour "se reconvertir au sein de la fonction publique territoriale".
Toujours parmi ceux qui connaissent le DIF, seulement 9% souhaiteraient une formation pour "changer de métier au sein de leur collectivité", 7% pour "se reconvertir, y compris en dehors de la fonction publique", et 6% "pour créer leur entreprise individuelle". 33% ne veulent "rien de tout cela".

Concernant la possibilité de se faire payer tout ou partie de leur jours de RTT, 30% disent en avoir "très ou plutôt envie", tandis que 36% n'en ont "pas ou pas du tout envie". 34% ne peuvent pas prétendre à ce dispositif, car leur collectivité n'en propose pas.
Par ailleurs, 75% des agents territoriaux estiment avoir une situation professionnelle "très ou assez satisfaisante". 91% jugent avoir "un travail intéressant", et 81% "une bonne ambiance de travail", mais ils ne sont que 41% à se satisfaire de leurs "possibilités d'évolution et de promotion".

Ce sondage a été réalisé du 28 février au 5 mars 2008, par téléphone, auprès de 801 fonctionnaires territoriaux représentatifs.