Cultes
- 05/05/2008
PACA. Litige entre le maire et le curé des Saintes-Maries : le tribunal donne raison au maire
Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête du curé des Saintes-Maries-de-la-Mer qui souhaitait la fin de l'exploitation touristique par la commune de l'accès au toit de l'église de la ville, construite au XIIe siècle. Le curé Thierry-François de Vrégille a aussitôt annoncé sa décision de faire appel.
La querelle entre le prêtre et le maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, l'UMP Roland Chassain, remonte au début des années 2000. Le curé s'irrite depuis cette date des "troubles" occasionnés par les visites - de plus en plus nombreuses - de touristes sur le toit de l'édifice qui surplombe la mer et offre une des plus belles vues sur la Camargue. Environ 100.000 personnes y montent chaque année pour deux euros, sommes reversées à une société mixte mandatée par la commune. Le tribunal administratif n'a pas suivi les conclusions du commissaire du gouvernement Pierre-Yves Gonneau qui, à l'audience le 1er avril, avait rappelé que la loi de séparation de l'église et de l'Etat stipule que si la propriété de l'église revient à la commune, celle-ci ne peut organiser l'accès des touristes au toit "sans l'accord du desservant", c'est-à-dire le curé.
Dans son jugement, le tribunal a au contraire considéré que "la commune a ouvert depuis 1963 le toit-terrasse de l'église forteresse" et que "la gestion de cette activité à caractère touristique a été confiée, dans le cadre d'une délégation de service public, à une société d'économie mixte". Le tribunal observe que "les visiteurs accèdent au toit par un escalier indépendant dépourvu de toute communication avec les parties de l'église affectées au culte" et que "le maire des Saintes-Maries n'a pas entaché sa décision d'illégalité". "Je souhaite que la paix revienne au village et que M. le curé s'occupe de ses fidèles", a réagi Roland Chassain.
Avec l'AFP
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