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Jean-Christophe Baudoin, DGS à la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et président de l’association des Administrateurs territoriaux de France.
« La fonction publique fait partie de notre culture »
« L’attachement réel à la fonction publique et plus globalement au service public est une tendance qui est confortée de sondage en sondage. Si le service public ne fonctionnait pas, les Français demanderaient son démantèlement comme cela a été le cas en Angleterre.
A l’évidence, la Fonction publique fait partie de notre culture. Je ne suis donc pas étonné que la proposition de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux ne soit pas considérée comme prioritaire. L’image des fonctionnaires est celle d’agents dévoués et qui, comme le révèle le sondage, ne sont pas suffisamment rémunérés.
Il y a plutôt un courant de sympathie chez les Français : un actif sur 4 est fonctionnaire que l’on retrouve par conséquent dans chaque famille. Par ailleurs, la fonction publique a beaucoup changé et que ce soit les collectivités, l’Etat ou l’hospitalière, les évolutions sont allées dans le sens d’une humanisation.
Enfin, que la mesure prioritaire selon les personnes interrogées soit la diversification des modes de recrutement pour assurer une meilleure représentativité de la population au sein de la fonction publique ne me surprend pas du tout. Elle doit être en effet représentative. Cela donne une image de proximité. »
Didier Rosez, secrétaire général adjoint de la Fédération FO des services publics et des services de santé et président du conseil national d’orientation (CNO) du CNFPT
« Les salaires restent peu attractifs »
« Si la fonction publique est appréciée des trois-quarts de la population, les salaires, tout comme les perspectives de carrières restent peu attractifs. Quant aux mécanismes de recrutements, le fait de diversifier les modes de sélection afin d’assurer une meilleure représentativité de la population au sein de la fonction publique n’est pas une bonne chose.
Jusqu’à preuve du contraire, seul le concours garantit les principes d’égalité et de laïcité. Les propositions du chef de l’Etat visant au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite pour augmenter les salaires ne peuvent enfin qu’inquiéter Force Ouvrière quant aux effets néfastes qu’elles engendreraient.»
Daniel Leroy, Adjoint au maire de Moussy Le Neuf, président du centre de gestion de Seine et Marne et membre du CSFPT
« Il n’y a pas d’économie à faire dans la FPT »
« Je partage tout à fait le sentiment des Français qui ne jugent pas comme prioritaire la mesure de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Si, pour l’Etat, il y a sans doute des économies à faire, ce n’est certainement pas le cas pour la FPT et encore moins pour l’hospitalière, comme le démontre ce sondage. Dans la territoriale, compte-tenu des transferts de compétences mais aussi des nouvelles missions dévolues aux collectivités, la tendance sera plutôt une augmentation du nombre de personnels. S’agissant de la revalorisation du niveau de salaire, je suis pour ma part plutôt partisan d’une révision complète du régime indemnitaire à travers lequel on reconnaîtrait le travail des plus méritants. » |