Le président de l'association des préfets et hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, Daniel Canepa, ne croit "pas au grand soir" qui verrait la suppression des départements, une des pistes envisagées pour simplifier l'organisation territoriale française. Le préfet d'Ile-de-France et membre du Comité Balladur chargé de la réflexion sur la réforme de l'Etat, recevaient des journalistes le 5 décembre, qui l'interrogeaient sur cette hypothèse évoquée notamment dans le rapport Attali sur la libéralisation de la croissance. Selon lui, dans ce domaine, le "véritable travail (porte) sur la répartition des compétences", en particulier pour savoir s'il "ne doit plus y avoir de compétence générale" de tel ou tel échelon administratif. "Le département a sa fonction, qui est différente suivant les endroits", reconnaît Daniel Canepa, citant, à cet égard, ceux qui composent la région dont il est le préfet. Ainsi, il a exprimé son "sentiment" que l'Ile-de-France n'a pas nécessairement vocation à être traitée de la même façon que le reste du territoire" national.
A l'heure de la construction européenne, il convient, a ajouté Daniel Canepa, "de placer cette région dans la croissance mondiale pour, demain, en faire un moteur pour la croissance française". "Il faut faire en sorte que (l'organisation administrative) de ce territoire soit une aide, et non un frein, qu'il n'y ait pas un blocage institutionnel, mais une dynamique favorable à ce développement", a-t-il poursuivi. Toutefois, il a reconnu que "le mille-feuille (administratif) doit être réduit" et, à cet égard, il a admis que l'éventuelle suppression des trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, et Val-de-Marne) était "une idée". "C'est une idée, elle n'est pas écartée", a-t-il conclu.
Avec l'AFP
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