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  DÉTAIL D'UNE BRÈVE
     
   

Sécurité - 08/09/2008
Le fichier Edvige : la polémique continue

Le Premier ministre a rappelé à l'ordre son ministre de la Défense Hervé Morin, le 8 septembre, pour ses réserves concernant le fichier de renseignement policier Edvige, déjà amplement brocardé par l'opposition, des associations et même le Medef.

Le 6 septembre, le ministre de la Défense, en termes prudents, avait été le premier membre de l'exécutif à "s'interroger" sur certains contenus d'Edvige. "Est-il utile pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ?", avait déclaré Hervé Morin dans un discours lors de l'université d'été de son parti, le Nouveau centre, dans le Var.
"Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant selon les termes même du décret un rôle institutionnel économique social ou religieux significatif ? N'y a-t-il pas là un curieux mélange des genres ?", avait-il insisté.

Edvige permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", ainsi que des personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique" ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". "Il n'y aura ni fichage d'homosexuels, ni de séropositifs, ni de malades" dans le fichier policier Edvige, cible de nombreuses critiques, a déclaré le 8 septembre le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Ce fichier a provoqué la colère de l'opposition, des associations et suscité des interrogations du Medef. Le Parti socialiste a demandé son retrait et le président du MoDem François Bayrou a appelé les élus français à participer à un "mouvement de refus républicain, après avoir saisi le Conseil d'Etat. Saisi au total de 13 recours, le Conseil d'Etat devrait rendre sa décision fin décembre.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a demandé le 8 septembre au gouvernement "des explications". Le député PS Manuel Valls souhaite lui que la commission des Lois de l'Assemblée organise des auditions sur Edvige.

Avec l'AFP

         
 
 
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