Dix sites, sur la trentaine particulièrement touchés par la refonte de la carte militaire, se "prêtent parfaitement à une délocalisation" d'emplois publics, a affirmé le 27 août le secrétaire d'Etat chargé de l'Aménagement du territoire Hubert Falco. "On travaille pour permettre aux sites qui peuvent accueillir des délocalisations de le faire le plus rapidement possible (...)", a déclaré Hubert Falco, en visite à Provins (Seine-et-Marne) pour y présenter les mesures d'accompagnement destinées à compenser la fermeture du 2e régiment de hussards de Sourdun. Le ministre n'a pas souhaité préciser quelles administrations pourraient être concernées par ces délocalisations, qui devraient toucher au total 5.000 emplois: "Dans ces administrations, il y a des hommes et des femmes. Ce sont eux qui doivent prendre la décision de se délocaliser. Ce déplacement peut être un déchirement pour eux. Cela se prépare".
Dotations de l'Etat encore trois ans pour Sourdun Le site de Sourdun, pour le maintien duquel le député-maire de Provins et ancien ministre Christian Jacob (UMP) s'est vainement battu, bénéficiera de ces emplois délocalisés, a promis le secrétaire d'Etat. Hubert Falco a confirmé que dix millions d'euros seraient affectés au Provinois dans le cadre de son Contrat de redynamisation de site de défense (CRDS), soit la plus importante dotation parmi les sites destinés à fermer dès 2009, compte tenu de l'effectif concerné (900 personnels civils et militaires et leur famille, environ 2.000 personnes). Il a en outre annoncé que la commune de Sourdun continuerait à bénéficier pendant trois ans des dotations de l'Etat qui lui sont versées. La ville sera probablement rattachée au "plan nord-est", destiné à accompagner la restructuration dans l'est de la France, afin d'accélérer la réalisation des "grands dossiers structurants", notamment l'aménagement de la nationale 4.
Avec l'AFP
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