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  DÉTAIL D'UNE BRÈVE
     
   

Culture - 11/07/2008
Accord Google/bibliothèque de Lyon : le président de la BNF se dit « serein »

Le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), Bruno Racine, a accueilli le 11 juillet de manière "sereine" l'accord attendu entre le groupe internet Google et la municipalité de Lyon sur la numérisation du fonds ancien de la bibliothèque municipale. Cet accord, qui devait être approuvé le 11 juillet par le conseil municipal de Lyon, "ne change rien en ce qui concerne la BNF et ses programmes", a-t-il ajouté (lire la Gazette des communes du 7 juillet, p. 15).
"Le contexte n'est plus du tout celui d'il y a deux ans", a souligné Bruno Racine. "La BNF est engagée dans une numérisation massive de ses fonds patrimoniaux et, d'autre part, le projet de bibliothèque numérique européenne est maintenant lancé de façon irréversible", a-t-il expliqué.

Le risque du monopole
Jean-Noël Jeanneney, prédécesseur de Bruno Racine à la présidence de la BNF, avait mis en garde en 2006 contre le projet de Google de créer une sorte de bibliothèque universelle en numérisant massivement des livres, disponibles ensuite sur internet. Il s'inquiétait de "la rencontre entre le souci affiché de servir l'humanité et les intérêts" de Google, de l'utilisation de la publicité par Google et de la conservation des fichiers numérisés. Jean-Noël Jeanneney "récusait l'idée d'un monopole. Cette page est maintenant tournée", a estimé Bruno Racine.
La BNF a "un programme de numérisation de masse sur trois ans", a-t-il rappelé en faisant référence à la nouvelle version de la bibliothèque numérique de la BNF, Gallica 2, inaugurée en mars. 300.000 ouvrages doivent être numérisés en trois ans. "C'est notre priorité dans l'immédiat et à moyen terme", a-t-il souligné.

Le ministère de la Culture "prend acte"
De son côté, le ministère de la Culture "prend acte" de l'accord intervenu entre Google et la ville de Lyon. "Des accords de partenariat technique avec Google, pourquoi pas ?", a-t-on déclaré au ministère, le 11 juillet. "Il n'y a pas de réaction offusquée. On prend acte", a-t-on ajouté de même source. "On se méfie un peu des annonces de chiffres : 500.000 documents (numérisés par Google), mais en combien de temps ? Sous quelle forme ? Quel sera le mode d'accès à ces documents ?", s'est interrogé le ministère.

Par ailleurs, la bibliothèque numérique européenne, Europeana, doit être lancée en novembre avec au moins deux millions d'ouvrages en ligne. "Il n'y a aucune raison aujourd'hui de craindre que l'accord entre Lyon et Google compromette ces priorités", a déclaré Bruno Racine. "Si j'ai un vœu à former, c'est que ces données numérisées (par Google) puissent être versées un jour prochain à la bibliothèque numérique européenne", a-t-il ajouté.

Avec l'AFP

         
 
 
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