Avec 26.000 dossiers déposés sur toute la France au titre de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) au 31 mai, "il n'y aura pas le raz-de-marée annoncé", a déclaré le 1er juillet le sénateur Philippe Dallier, présentant à la presse, six mois après l'entrée en vigueur de la loi Dalo, un premier bilan sur sa mise en œuvre. 1.689 dossiers d'hébergement ont été déposés au 31 mai, a-t-il ajouté.
Dans un rapport remis en octobre 2007, le Comité de suivi de la loi Dalo avait estimé à 600.000 les ménages "prioritaires" susceptibles de faire valoir, à partir du 1er janvier, leur droit au logement. La ministre du Logement Christine Boutin en avait déduit qu'il y aurait "peut-être un léger bug fin 2008", vu le faible nombre de logements sociaux disponibles. Le sénateur Dallier a reconnu qu'il y aura cependant "un bug à Paris et dans certains départements comme la Seine-Saint-Denis mais qu'il sera limité par rapport à ce que l'on craignait".
Pour expliquer le faible chiffre des recours déposés, Philippe Dallier a mis en avant "le manque d'information des publics concernés" dû, en grande partie, a-t-il dit, à "l'exclusion des collectivités locales" du processus d'information. Il a aussi estimé qu'il allait "falloir sortir de la logique départementale", la loi Dalo ayant doté chaque département d'une commission de médiation. "Il est évident que le système ne peut fonctionner de la même manière en Mayenne ou à Paris", a-t-il remarqué. Il a également déclaré "être tombé de haut" en constatant "la faiblesse des moyens informatiques de l'Etat". "Les préfectures ne connaissent pas le contingent de logements vacants dont elles disposent", accuse-t-il. Il a enfin dénoncé "les moyens très insuffisants" donnés aux commissions dans les zones tendues, notamment en Ile-de-France.
Avec l'AFP
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