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  DÉTAIL D'UNE BRÈVE
     
   

Urbanisme - 23/06/2008
Ile-de-France. La CGT déplore le "silence" de la mairie de Paris a propos de l’avant projet d’aménagement de la Samaritaine

La CGT du grand magasin parisien la Samaritaine a déploré le 23 juin, dans un communiqué, le "silence" de la mairie sur l'avant-projet d'aménagement du site, orienté vers "l'ultra luxe" selon le syndicat.
La direction de la Samaritaine, propriété de LVMH, a présenté le 6 juin aux élus du personnel cet avant-projet qui comprend bureaux, commerces, hôtel et quelques logements sociaux.

Pour la CGT, le "magasin populaire depuis plus de 100 ans va disparaître", du fait d'une "volonté politique de transformer Paris en capitale du luxe, d'en exclure les couches moyennes qui continueront à y travailler, et à quelles conditions, mais ne pourront plus y vivre". En 2001, le groupe LVMH "a mis la main sur une véritable pépite immobilière" et la CGT le soupçonne de vouloir, "avec la complicité de la mairie de Paris, passer outre certaines dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et réaliser son fabuleux projet immobilier". "Le classement du site dans la catégorie ‘grand magasin’ oblige en principe la Samaritaine à réaffecter le même nombre de mètres en surface commerciale, les 26.000 m² de bureaux (projetés) pourraient donc être considérés comme non conformes au PLU", note la CGT. "La mairie de Paris acceptera-t-elle de réexaminer les articles du PLU concernant le classement du site?", s'interroge-t-elle.

Le syndicat regrette qu'il n'y ait "toujours pas de date en vue pour la réunion de comité de site", demandée "il y a quelques mois déjà".
Un pôle bureaux de 26.000 m² un pôle commerces d'une surface comparable, un hôtel de 14.000 m² et des logements à vocation sociale sur 2.400 m² sont envisagés pour une ouverture en 2013, si les autorisations nécessaires sont obtenues.

La Samaritaine, qui employait 725 salariés, a fermé le 15 juin 2005 pour initialement six ans de travaux destinés à renforcer la sécurité. Dans le cadre du plan social lancé début 2006, seuls quatre salariés n'ont pas de "solution" de reclassement à ce jour, a indiqué la direction du grand magasin.

Avec l'AFP

         
 
 
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