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  DÉTAIL D'UNE BRÈVE
     
   

Gestion locale - 19/06/2008
Gymnase et piscine réservés aux femmes : les élus confrontés au respect de la laïcité

Après 48 de polémique, le maire de Vigneux (Essonne) a renoncé le 18 juin 2008 à prêter le gymnase municipal pour un tournoi de basket féminin entre mosquées du département, dont l'affiche précisait que l'entrée était" réservée aux femmes exclusivement", a annoncé Le Parisien. "Dès le moment où j'ai su que c'était discriminatoire, j'ai interdit le prêt du gymnase. Je respecte les lois de la République", a finalement annoncé l'édile, Serge Poinsot (UMP).
Le chef de l'opposition socialiste, Patrice Finel, s'était dit "scandalisé" par le prêt de locaux municipaux, prévu le 29 juin, qu'il juge "contraire à la laïcité de l'Etat".

A La Verpillière (Isère), l'ouverture exceptionnelle de la piscine municipale, le 16 juin, pour un créneau de deux heures réservé aux femmes, sous la surveillance exclusive de maîtresses nageurs, a aussi suscité une polémique. Un conseiller municipal d'opposition, ex-conseiller aux sports dans la municipalité (UMP) précédente, a dénoncé, dans Le Dauphiné libéré du 18 juin, une atteinte à la laïcité. Le maire sans étiquette de cette commune de 6704 habitants, Patrick Margier, explique qu'il s'agit d'un "essai" mené par le centre social de la ville. Il y voit "un processus d'intégration", soulignant que 50 femmes "de tous âges et de toutes nationalités", se sont baignées "en maillot de bain et sans signe religieux distinctif", la piscine restant "laïque".

Une responsable du centre social, se félicitant de l'affluence constatée, a souligné dans le quotidien régional qu'"il existe bien des journées de la femme dont les hommes sont exclus et des cours de gymnastique féminins", rapporte le Monde dans un article en ligne publié le 19 juin. L'affaire doit être débattue lors du prochain conseil municipal, le 26 juin, où la majorité compte vingt-quatre élus et l'opposition, cinq.

Ces affaires interviennent après le vif débat déclenché par l'annulation d'un mariage après que la mariée eut reconnu que, contrairement à ce qu'elle avait déclaré à son futur mari, elle n'était pas vierge au moment de leur union. Le tribunal de grande instance de Lille avait prononcé l'annulation "pour erreur sur les qualités essentielles". A la demande de la ministre de la justice Rachida Dati, le parquet faisait appel de cette décision le 3 juin. La décision de la cour d'appel de Douai est attendue le 19 juin.

Avec l'AFP et Le Monde.fr

         
 
 
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