Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et rapporteur spécial du budget des transports, préconise une hausse modérée et progressive des péages ferroviaires versés par la SNCF et ses concurrents à Réseau ferré de France (RFF), dans un rapport rendu public le 7 mai. Une hausse des péages ferroviaires est déjà actée à partir de 2010 et le gouvernement planche actuellement sur les modalités de cette évolution.
Selon Hervé Mariton, la tarification actuelle "ne garantit pas l'équilibre financier de l'exploitant de l'infrastructure" RFF et ne reflète pas le "coût complet" de l'utilisation des voies ferrées, comme leur entretien par exemple. Mais une "augmentation trop forte et trop rapide" pourrait faire baisser le trafic en se répercutant sur le prix des billets de train. Selon le député, les "hypothèses envisagées actuellement consistent à prévoir une augmentation annuelle de 20 à 60 millions d'euros". La SNCF prône pour sa part une hausse décroissante (+ 40 millions en 2010 et zéro en 2014) en échange d'une hausse de 120 millions par an - à partir de 2008 - des dividendes qu'elle verse à l'Etat (131 millions au titre de 2007), indique Hervé Mariton.
RFF a touché environ 2,6 milliards d'euros en péages en 2007. Le député estime donc que "les tarifs des péages ferroviaires devront, à l'avenir, enregistrer des hausses non seulement progressives mais programmées dans le temps sur une période aussi étendue que possible, d'au moins 5 ans". Il se prononce aussi en faveur du versement par la SNCF de "dividendes élevés" à l'Etat, qui devront selon lui être consacrés au financement du réseau, en mauvais état.
Avec l'AFP
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