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La carte scolaire agite les Limousins

Par J. Gourvest

Publié le 06/02/2012

dans : Régions

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Avec 258 suppressions de postes et des menaces de fermetures d’établissement, la région est la plus impactée de France par la réforme. Le mécontentement des parents et enseignants fait cependant reculer quelque peu les décideurs.

Les manifestations se multiplient autour du Rectorat, bloquant régulièrement le centre de Limoges, mais aussi à Saint-Léonard-de-Noblat et à Saint-Sulpice-Laurière (87) jusqu’au fin fond de la Creuse. Menées par les syndicats, les associations de parents d’élèves, les élus, les étudiants, elles ont pour thème l’opposition à la mise en place pour la rentrée 2012 d’une carte scolaire très contestée. Hormis les suppressions de postes – 258 au total –, la fermeture programmée de deux établissements aura focalisé tous les mécontentements, provoquant dans la seconde quinzaine de janvier d’importants mouvements de foules. Au point qu’inquiète de la tournure prise par cette contestation générale, l’Académie de Limoges accepte de revoir sa copie.

Maintien des suppressions de postes - « Les sites concernés resteront ouverts pour la prochaine rentrée, dévoile Mme Delage, responsable communication du Rectorat, et ils accueilleront bel et bien des élèves. Par contre, les suppressions de postes seront maintenues, – 131 dans le premier degré, 127 dans le second – du moins à l’heure où nous parlons.. »

Etaient menacés le lycée professionnel limougeaud (Mas Jambot – 306 élèves) formant aux métiers du bâtiment, et l’établissement régional d’enseignement adapté (ERA) de Meymac en Corrèze avec 94 élèves en internat. S’y ajoutait la disparition du cursus littéraire du lycée de St.Léonard, qui, pour les mêmes raisons, sera également maintenu.

Avenir en suspens - « Le recteur est revenu sur sa décision suite à plusieurs tables rondes et consultations, souligne la responsable, et non à cause des manifestations. Mais l’avenir de ces sites reste suspendu, pour des raisons structurelles, notamment pour celui de Limoges qui est appelé à faire partie d’un pôle formation en déplaçant ses classes vers le Lycée Maryse Bastié. »

Ce recul ne désarme pas pour autant les opposants à la carte scolaire, qui, depuis, continuent leur mouvement. Le 31 janvier, 7 enseignants sur 10 avaient cessé leur travail, et à Bessines ou Veyrac, les écoles et collèges étaient occupées quelques jours plus tard par des parents très remontés. L’agitation devrait se poursuivre et gagner du terrain dans les semaines qui viennent.

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