JUSTICE
Le maire de Cousolre (Nord), qui a giflé un adolescent qui l'aurait insulté et menacé en août 2010, a plaidé la légitime défense, devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, alors que la partie civile a dénoncé une "agression gratuite", vendredi 3 février 2012 à l'audience. Le jugement a été mis en délibéré au 17 février.
« Un geste d’énervement peut arriver à tout le monde, mais vous êtes moins pardonnable, vous qui êtes un homme responsable, qui avez la confiance des électeurs », a déclaré le procureur lors de son réquisitoire.
Menaces de mort - Maurice Boisart, 62 ans, devait répondre de « violence par personne dépositaire de l’autorité publique ». Il avait refusé dans un premier temps l’amende de 600 euros proposée par le procureur d’Avesnes dans le cadre du plaider-coupable, afin de bénéficier d’un procès public.
Le 24 août 2010, l’élu avait réprimandé un adolescent de 15 ans qui escaladait un grillage pour récupérer un ballon tombé dans un terrain communal. Selon le maire, le jeune homme aurait alors proféré des menaces de mort après l’avoir insulté. Il avait alors porté plainte contre le jeune aujourd’hui majeur, pour injure et menace de mort. Ce dernier a été condamné à des dommages et intérêts.
Un geste regretté - Les cheveux blancs comme neige qui le caractérisent désormais, il les doit au stress provoqué par cette histoire, a expliqué le maire à la barre. Il répète avoir toujours regretté son geste, un « réflexe » face aux insultes, se sentant « coincé » pour défendre sa qualité d’élu. Il a invoqué les insultes à répétition, dans ce village de 2.500 âmes où il cherchait simplement à protéger les bâtiments publics et à se battre contre les « incivilités » d’une bande de jeunes. « Ce n’était pas la meilleure solution », reconnaît-il.
Le procureur lui reproche son « ambivalence »: les regrets mais une gifle revendiquée, le stress mais les interviews.
« La jeunesse est insolente, turbulente, mais ce n’est pas un délit qu’il faut réprimer », estime-t-il, avant de requérir 500 euros d’amende. Dans la salle, la douzaine d’habitants de Cousolre venus soutenir le maire, marquent leur désapprobation.
« Tout ça pour une baffe… qui était bien méritée », lance à la sortie, canne à la main, un ancien maire de la ville dans laquelle M. Boisart a été élu pendant 30 ans au conseil municipal avant d’être élu maire sans étiquette.
La légitime défense plaidée - « Si je suis condamné, les jeunes vont faire ce qu’ils veulent, les maires ne vont plus se retourner », regrette-t-il. Pour son avocat Me Mounir Aidi, qui a plaidé la légitime défense, l’élu « veut faire reconnaître qu’il était dans son droit, pour montrer à un jeune qu’il faut arrêter les bêtises avant de faire quelque chose de grave ».
A l’inverse, Me Christophe Boudard, avocat des parties civiles absentes, décrit une « agression gratuite ».
« Comment décrire autrement un jeune qui va ramasser un ballon et reçoit une baffe sans déclaration particulière? », s’interroge l’avocat, qui estime que « sur le principe », l’élu « ne peut pas ne pas être condamné ».
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jean-michel
17/02/2012, 18h51Il n'y a pas de fumée sans feu. Si un Maire se permet de donner des gifles à un jeune homme grâce à sa fonction, il doit être comme ça aussi avec son personnel. Un caractériel ou plus encore ?
Surtout qu'en général, la justice défend plus les élus que les usagers...
Enfin, moi ce que j'en dit...
maria
16/02/2012, 20h51le jeune n'a pas su écouter les conseils du MAIRE , pourtant rien de plus facile que d'écouter et de respercter sans pour cela aller faire des menaces et injures ....et les parents dans tout ça !!! ils sont responsable de la connerie de leur fils il doivent payer.il n'y plus d'éducation c'est une honte
BRAVO Monsieur le MAIRE
JO
13/02/2012, 17h14Il met une claque à un jeune et porte plainte contre lui. Le jeune est condamné et porte plainte à son tour. L'élu pouvait très bien s'arrêter à la claque. Quelle vertu éducative il y a t il à donner une claque et porter plainte contre un mineur ? Soit on fait l'un ou l'autre, mais pourquoi s'acharner ?
oribatejo
06/02/2012, 17h12une bonne baffe à ce gamin morveux ne lui a fait que du bien !!! le monde d'aujourd'hui est d'un laxisme et d'une hypocrisie hurlants !
stephsea
06/02/2012, 16h07Les extrémistes comme visiblement Mamina ci-dessus ne sont que pathétiques parmi d'autres pathétiques : seul l'age les différencie (probablement) mais pas le discernement.
Ces deux extrêmes sont aussi violents l'un que l'autre : répondre par des baffes à des insultes est d'un niveau strictement équivalent, la victoire allant à celui qui est le plus fort. Et la raison dans tout ça ? Doit on la brûler pour satisfaire à la fois les vieux sécuritaires apeurés et les jeunes délinquants délurés ?
Il n'y a pas de chien plus dangereux que celui qui a peur ou que celui qui n'a pas été éduqué, pour la métaphore. Les deux sont pour moi à mettre dans le même sac : il faut les tenir, par des moyens coercitifs si nécessaire.
On ne peut donner raison à ce maire mais son altercation a servi à révéler un problème de fond. Dans ce sens, je lui reconnais aussi une forme de courage, courage de s'être exposé au jugement de la société. Dans ce sens, il accepte je l'espère de reconnaître aussi sa propre erreur.
La partie adverse et tous les acteurs de l'ordre et de l'éducation concernés devraient en faire de même, publiquement. Ils doivent ensemble redéfinir les règles du jeu (LE CIVISME) et les actions à mener pour obtenir qu'elles soient respectées.
Cette action doit être locale bien sûr, car chaque communauté (ou localité) à ses problèmes spécifiques sur ce point.
mamina
03/02/2012, 19h12Bravo Monsieur le Maire, nous vous soutenons. ces jeunes sont des minables. En france, ce sont les voyous qui vont faire la loi !!! comme c'est triste.
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