PROJETS URBAINS
La Ville de Paris reporte à 2013 son projet de piétonisation d'une partie de la rive gauche de la Seine, a annoncé jeudi 2 février 2012 Anne Hidalgo (PS), première adjointe au maire, en mettant en cause l'intervention du Premier ministre François Fillon dans ce dossier.
En revanche la ville maintient son projet d’aménagement des berges rive droite qui se traduiront par l’installation de feux, de davantage de place pour les piétons et d’animations, notamment.
Initialement, l’ouverture aux seuls piétons des quais bas rive gauche, projet phare de mandature de Bertrand Delanoë, entre le pont Royal et celui de l’Alma sur 2,3 km, était prévu à l’été 2012.
« Sur la rive gauche on ne pourra pas livrer les aménagements à l’été 2012, nous travaillons sur un autre calendrier. Notre idée n’est pas d’ouvrir ces aménagements à l’automne ou l’hiver 2012, ça n’aurait pas de sens, nous allons travailler sur une ouverture au printemps 2013″, a annoncé Mme Hidalgo, lors de sa traditionnelle conférence de presse de pré-conseil jeudi.
« Si le Premier ministre candidat dans la 2e circonscription de Paris n’avait pas pris cette initiative qui relève d’un abus de pouvoir de bloquer la discussion avec l’Etat, nous serions venus avec une proposition de convention » au Conseil de Paris dès lundi prochain, a-t-elle aussi rappelé.
Elle accuse le Premier ministre de « faire pression sur les services de l’Etat (Port autonome de Paris, ndlr) pour qu’il ne signe pas avec nous », dénonçant « quelque chose d’extrêmement inquiétant sur la façon de voir les relations entre les collectivités et l’Etat », a-t-elle déploré.
Le site appartient à l’Etat via le Port autonome de Paris.
Elle a affirmé que les services du Premier ministre ont même « interdit au directeur de l’établissement public du Port de Paris de signer avec la ville. C’est du jamais vu au XXIe siècle et à la veille de l’élection présidentielle ».
« Cela se saura et les Parisiens vont être pris à témoin de cette manipulation inacceptable », a-t-elle prévenu.
« On peut souhaiter bon courage pour Fillon d’arriver à Paris dans ces conditions là ! Il n’a pas tout compris sur l’évolution de Paris », a aussi ironisé Denis Baupin, adjoint EELV chargé de l’environnement, joint par l’AFP.
Selon Jean-François Lamour, président des élus UMP au Conseil de Paris, « cette décision va dans le sens de nos propositions qui demandent une étude d’impact sérieuse et une expérimentation de la réversibilité du projet avant tout engagement de dépenses liées au réaménagement des voies sur berges », dans un communiqué.
François Fillon avait le 12 janvier dans un courrier à Bertrand Delanoë affirmé que l’Etat, propriétaire du site rive gauche, ne pouvait apporter sa caution au projet « dans l’immédiat », du fait de « manquements » et « défauts ».
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Jean Jacques
29/02/2012, 11h36Je réagis un peu tard à cette info.
En tant que cycliste au quotidien pour tous mes déplacements en Ile de France (domicile/travail et loisirs) j'approuve ce report dont j'espère qu'il permettra aux cyclistes de se faire entendre et comprendre afin qu'une vraie place leur soit accordée, notamment pour les déplacements PENDULAIRES et UTILITAIRES de périph' à périph', donc peu compatibles avec un aménagement type "luna park" (dixit une éminente militante cycliste)
On veut juste un truc simple et pratique !
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